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| Curwwod
13/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une subtile évocation de l'idéologie puante des fascistes et nazillons de tout poil par le biais d'une jolie métaphore fruitière dont les couleurs permettent d'identifier l'origine (prune brune cravatée marche au pas de l’oie :rappel des uniforme nazi, pas de toit belle orange : d'outre méditerranée, les grenades sont rouges de sang : ...)
et le comportement de chaque symbole :( racisme : que tu manges mon pain, belle orange toi t’es pas d’ici), (génocide, répression : l'air sorti de fûts largués brûle les poumons, ici je pense à la Syrie d'El Hassad et aux manifestations d'Iran). La pomme symbolise ceux qui croient ne rien craindre de la peste brune et pourtant elle n'est pas bien loin et nous guette sous des dehors doucereux. Cette belle condamnation des dictatures passées, présentes et à venir, est exprimée sans langue de bois, de façon minimaliste et percutante dans une langue au vocabulaire précis, sobre et expressif. C'est un très beau travail très inspiré. |
| Passant75
13/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le poème dénonce la peur de l’étranger et les mécanismes de propagande qui sont utilisés. Choisir, pour ce faire, un univers de fruits est une idée originale. Par ailleurs, si le refrain « pas de toit / pas pour toi » est simple, il n’en est pas moins efficace, car il reproduit la logique répétitive du rejet.
La référence au fascisme avec « la prune brune » et « le pas de l’oie » ne fait pas dans la nuance, tout est immédiatement lisible, presque démonstratif, ce qui réduit la portée poétique. On a presque l’impression d’un tract versifié ! Le poème gagne cependant en profondeur avec la chute finale, « et pourtant / je suis une pomme » qui introduit une dimension d’autocritique intéressante. Au final, c’est un texte engagé et sincère, mais qui touche plus par son atmosphère et son rythme que par une recherche de beauté formelle. |
| Ornicar
20/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Un p'tit poème en guise de recette pour nous mettre en appétit ?
Allez ! C'est parti, suivez le chef. Réservez quatre beaux fruits bien juteux parvenus à maturité : une prune, une orange, une grenade, une pomme. Disposez au milieu un morceau de pain (bien blanc le pain, c'est mieux pour le storytelling). Brodez une historiette à peu près plausible pour lier le tout, laissez courir votre imagination, portez à ébulition puis servez sur la table bien chaud. Ou plutôt bien frappé. Sans être forcément explosif en bouche - c'est pas du brutal ! - le cocktail poétique obtenu se laisse boire. Avalé d'un trait, il a l'avantage de m'avoir fait sourire sans que je me noie et me traîne par la suite un mal de crâne carabiné. Ce p'tit texte, à l'heure où la politique et ses relents de basse cuisine s'invitent dans nos assiettes ne manque pas d'à propos. Question timing, entre la polémique "Master Poulet" et les réunions du "Canon français", c'est du tout bon. Un vrai travail de pro. Et Dieu sait que, derrière le comptoir comme en politique, le timing revêt une importance cruciale. Au plan gustatif, la troisième strophe, très imagée ("chez toi / les grenades / sont rouges / de sang quand elles éclatent") apporte, de par ses possibilités multiples d'interprétation, une réelle plus-value poétique. C'est d'ailleurs cette strophe, que je trouve très réussie, qui me pousse à déposer ce commentaire. Sur la longueur, il me semble néanmoins observer une certaine dilution et affaiblissement. Pour un effet boeuf, le dosage dans l'expression me semble à revoir. Ainsi, certains vers me paraissent trop explicites ou appuyés, notamment vers la fin, comme ici : "la prune brune aux oreilles décollées / marche au pas de l’oie" ou encore "le fruit aux oreilles décollées / me fais peur". Au final, pour moi, l'ensemble devient caricatural et perd un peu de sa force. Plus de subtilité et de finesse dans l'expression n'aurait pas nui à la puissance de la charge. Mais j'ai apprécié l'originalité du mélange, le choix des ingrédients, les agrumes en particulier, qui, à l'inverse, ont le bon goût d'allier de façon discrète et non tapageuse leur couleur exotique et leur saveur acidulée. La métaphore est parlante, tout le monde comprend sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter. La petite note d'amertume dans le propos que je crois déceler en fin de bouche ("et pourtant / je suis une pomme") est bienvenue. Mais le narrateur aurait pu aussi bien faire le choix d'une poire sans que l'issue, possible mais pas certaine, s'en trouve modifiée. Pourquoi ? Parce que, hélas, le ver est déjà dans le fruit. Santé ! Ornicar |
| LeChevalier
5/6/2026
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J'ai cru lire l'histoire d'une jeune fille (fruits du genre féminin, « aux oreilles décollées ») immigrée (« pas d'ici ») d'un pays en guerre (« fûts largués ») et devenue SDF (« pas de toit ») dans un pays méfiant (« veut me faire croire »).
Cependant, au total je n'ai pas aimé le texte. Pourquoi ? Je le trouve déséquilibré : trop osé dans la comparaison aux fruits, trop réservé de par l'absence d'un avis clair. S'il faut bien laisser deviner des choses, je trouve qu'ici c'est exagéré. J'ai l'impression, personnellement, d'un manque d'affirmation. |
| Eskisse
5/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Framato,
J'ai trouvé judicieux le détour fruitier; cela rend la dénonciation plus subtile et signifie peut-être que à leur début ces différents pouvoirs veulent apparaître inoffensifs, se masquent. Je ne suis pas toujours fan des poèmes engagés mais là, la l'argumentation indirecte me plaît. Le plus dérisoire, c'est que les fruits finissent en nature morte ! |
| Cyrill
7/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Fram.
Il y a de toutes les variétés dans ce panier, pourtant les fruits ne font pas toujours bon ménage entre eux. L’éthylène contenu dans certains, comme la prune, accélère la maturation et donc le pourrissement. Eh ouais, j’ai fait quelques recherches ! La peste brune est parmi eux, son « pas de l’oie » répond à l’orange : « pas de toit / pas pour toi ». Grenade ! où coule le sang de la répression durant la guerre d’Espagne. Fruit après fruit, les allusions sont acides, amères, et exquises à la lecture. Un poème libre – et et pour le propos c’est important – qui a la pêche et se joue du sens, où la pomme n’est pas si poire qu’elle le dit. À moins que son pourrissement ait commencé dans la proximité des prunes. Merci pour le partage. |





