|
|
|
| Myndie
6/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Franchement j'aime beaucoup le thème abordé et la poétique de la marginalité. Avec sa crudité assumée dans le choix des termes, la suggestivité de son deuxième quatrain, il m'évoque la plume subversive de Rimbaud ou plus près de nous, l'atmosphère charnelle, noire et théâtrale de Guidoni (Eros Palace).
J'aime aussi l'idée de la désillusion du poète, prostitué de l'écriture, autant que le sont « les putains (ses) semblables (ses) sœurs ». « J'ai vendu mon amour mes mots mes coups de fouet ». J'émets cependant quelques réserves : Je n'aime pas l''adjectif « impactante » : ce néologisme adoré des journalistes, employé à tout bout de champ, me fait grincer des dents. L'absence de ponctuation. C'est un choix mais avec des vers bâtis sur le modèle de l'alexandrin, cela met bien vite le lecteur à bout de souffle. Et a également pour effet de rendre ce vers "Lorsqu'on l'a consommé qu'il est devenu fade" assez disgracieux. C'est dommage car les rimes sont fluides. Bien ponctuée, la structure instillerait une sorte de balancement évoquant la déambulation sur un trottoir. Il y a néanmoins un vrai talent de poète derrière le choix original et courageux du sujet et cette émotion apportée à un tableau vibrant de réalisme et de sensibilité. Myndie (en EL) |
| Passant75
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
|
Le texte cherche à mêler effets poétiques classiques et langage. Dès le premier vers, le vocabulaire provocateur crée un choc et impose une atmosphère sombre et urbaine. L’écriture est travaillée, avec une recherche musicale et des images originales.
Le texte développe une vision amère de l’amour et de l’écriture, présentés comme des choses qui se consomment ou se vendent. Certaines images sont fortes, notamment « amour en flacon », qui suggère un sentiment artificiel et vide. Le poète réussit ainsi à créer une ambiance à la fois violente et mélancolique. Cependant, le poème m’apparaît parfois trop chargé en métaphores et en effets de style. Certaines images semblent obscures ou forcées. Le vocabulaire cru peut aussi donner une impression de provocation un peu excessive. Au final, malgré sa maîtrise technique, le texte semble parfois privilégier l’effet et la noirceur au détriment de l’émotion. |
| Curwwod
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Je crois avoir compris que l'auteur(e?) parle d'amour dans ce poème (J'écris pour les putains mes semblables mes sœurs/D'un prosaïsme cru de l'amer du chicon/Et pourtant moins d'amer qu'un amour en flacon/J'ai vendu mon amour mes mots mes coups de fouet), amour vénal ?(J'écris pour les putains mes semblables mes sœurs ), sado-maso peut être ?(J'ai vendu mon amour mes mots mes coups de fouet), en tous cas un amour douloureux qui n'en est pas un, simplement une amère fornication qui n'apporte aucune satisfaction (Lorsqu'on l'a consommé qu'il est devenu fade). L'auteur me semble vouloir évoquer la vacuité des amours tarifées (D'un prosaïsme cru/Et pourtant moins d'amer qu'un amour en flacon) et vouloir faire prendre conscience au lecteur de la désespérance de la vie prostituées et de celles de leurs clients.
Le propos est "vigoureux et désespéré" servi par une astucieuse comparaison. L'écriture est forte et belle avec de nombreux rejets et enjambements. cependant le propos peut sembler quelque peu obscur et décourager le lecteur, la difficulté étant accentuée par le parti pris d'absence de ponctuation. Ce n'était pas forcément nécessaire, sauf si vous vouliez pousser le lecteur à rechercher les clés et à affiner sa réflexion, à moins que vous souhaitiez concurrencer Apollinaire et Mallarmé. |
| BlaseSaintLuc
23/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
|
ola! très bien écrit mais je ne saisi pas ,l'intention , une relecture s'impose !
"J'écris pour les putains mes semblables mes sœurs Je rêve d'une langue impactante et sonore À l'éclat luisant et qui bien qu'incolore Sait farder le papier faire noircir les cœurs" On implique le lecteur ? Pourquoi son cœur serait noirci par ce qu'il lit ? On nous interpelle, l'accroche est faite ! "D'un prosaïsme cru de l'amer du chicon Verdoyant et laiteux tout à la fois la plante Au goût de sève a des parfums légers de menthe Et pourtant moins d'amer qu'un amour en flacon" Métaphore éclatante, épatante ! Les mots sont agressifs, pour un repli défensif. C'est rude, c'est fort, pour écrire faut-il se mettre à poil ? Le langage et à la fois lyrique et populaire. La page blanche , le trottoir ? |
| Cyrill
26/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
J’ai bien aimé le ton impétueux de ce poème. L'absence de ponctuation l’accentue certainement.
Il y a de la force de frappe dans la scansion, du courage dans le propos et le choix d’écrire pour « les putains mes semblables mes sœurs ». Une éloquence qui oblige et revendique avec fougue. Merci pour le partage. |
| Provencao
6/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
|
Bonjour Chlo,
En un souffle long, terrible sans pause, sans ponctuation qui crée une lecture nous louant à lire, à ingurgiter ce tissu de brumes, d'atrocités éraflées de lascive lumière. La noirceur annihile à mon sens l'émotion perçue. "Trop fantasmé trop ivre et trop inopérant Lorsqu'on l'a consommé qu'il est devenu fade Adieu je partirai sans battre de chamade Il nous reste la gouaille à nous pauvres errants" Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
6/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
|
Ce poème ne pourrait pas manquer d'intérêts s'il ne manquait pas cruellement de ponctuation. Je sais que pour l'esprit de modernité, on a tendance a dépouillé les poèmes de virgules, de points, etc... mais souvent les auteurs oublient une chose importante, c'est que cette absence rend le texte souvent incompréhensible.
Dommage , j'aimais beaucoup le premier vers mais le reste ne tient pas les promesses induites par ce premier vers à cause, justement, de ce dépouillement de ponctuation, du moins pour ma compréhension. |




