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| Ornicar
17/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Qu'y a-t-il entre deux nuits ?
La promesse d'un jour nouveau, la lumière, la course de l'astre solaire à travers toute l'étendue d'un ciel immense. D'un "soleil ovale" à "la peau de la nuit ronde", le poème déroule cette journée en cinq actes courts. Ou cinq moments. Inévitablement, on pense à la Provence, ses écrivains, ses sols durs et ingrats. Pas seulement à cause d'une jolie invention verbale au vers 7 ("il cigale"). Mais aussi parce qu'on retrouve la même beauté âpre et rude, rude et rugueuse que soulignent certains choix lexicaux : le soleil qui "saigne", son feu qui "transperce" l'orage au midi des collines puis "entaille" le fleuve après avoir brûlé les épaules de trois horizons. Comme le rappellent ses auteurs, la Provence est une beauté qui ne se laisse pas facilement apprivoiser mais se mérite au prix fort, celui des souffrances et des blessures. Ou de la morsure d'une lumière aveuglante et harassante au mitan de la journée (strophe du milieu). De surcroît, cette nature n'est jamais figée. Au contraire. L'auteur(e) brosse un tableau constamment mobile et mouvant : "gerbes mouvantes des aulnes", "Au soir, son torse s’incline, / éparpille / un souffle joyeux". Dans ce poème, tout vibre, tout frémit, tout respire sous les yeux du lecteur qui se sent alors intensément vivant. C'est peu dire que c'est "imagé". Non seulement les termes choisis transfigurent la réalité mais, pour ma part, ils entrent en résonance avec des souvenirs anciens et enfouis de lectures, de voyages, d'expériences sensibles. La poésie se fait réminiscence. Et puisqu'il est question d'échos, l'écriture soignée et légère n'omet pas de recourir à de discrètes assonances. Enfin, la personnification des éléments naturels qui se fait parfois sensuelle ("Au soir, son torse s’incline", "le fleuve où s’enroule / la peau de la nuit ronde") parachève, en bousculant les repères de la normalité, ce sentiment de communion, de totale immersion, de symbiose. Pour mon plus grand bonheur, ce libre est résolument captivant. Ornicar |
| Passant75
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Il se dégage du texte une recherche sur l’image et la musicalité, mais il donne aussi l’impression de chercher quelquefois plus l’effet poétique que la justesse. Les métaphores sont nombreuses, parfois belles telles que « le soleil ovale saigne » ou « la peau de la nuit ronde », mais l’accumulation finit par créer une certaine opacité. Plusieurs formulations semblent davantage choisies pour leur effet sonore que pour leur nécessité poétique, notamment « il cigale » ou « la pierre à nuages », qui peuvent paraître artificielles.
La progression du matin vers la nuit structure bien le texte, mais l’ensemble reste surtout descriptif. On peut apprécier le travail du langage, mais l'émotion reste tout de même contenue. Au final, si l’auteur montre une certaine maîtrise du rythme et des sonorités, la limite vient peut-être de l’accumulation d’images sophistiquées. Malgré cela, je n’ai pu rester insensible à la musicalité du texte. |
| Myndie
20/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème est frais, visuel à souhait, beau à ressentir. Il brosse d'un pinceau vif de jolis tableaux remplis de ces petites choses qui gonflent le cœur d'amour pour la nature, ici personnifiée, signe de complicité avec le ou la poétesse.
Les images, originales, ont une densité aussi sonore que visuelle : « il cigale » « creuse des ruisseaux de vent dans le noir anxieux de la pierre à nuages. » Comme dans les haïkus, on perçoit immédiatement le sentiment de l'instant, car ces délicieuses petites esquisses nous offrent ce qu'elles ont de spontané et d'expressif, leur poésie. Une très jolie lecture. |
| Donaldo75
24/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Que j’aime le libre quand c’est aussi bien écrit, quand la poésie transparait dans chaque mot, chaque image, chaque fragment d’espace ! Et là, dès la première strophe, je suis servi. Le champ lexical cigale au point d’hypnotiser les fourmis. Les images déploient plus que du pictural, plus que les deux dimensions d’un tableau, visitant la profondeur et le temps. Je ne peux qu’applaudir devant cette composition inspirée, cette mélodie habitée, ce monde vivant se déplaçant dans le ciel comme les nuages un soir d’août.
Bravo ! |
| Eskisse
24/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un très beau libre, travaillé dans le moindre détail sans que cela se voie, ce qui est le propre de la perfection.
Les sensations fourmillent, les vers mêlent les éléments : eau et végétal, par la métaphore " l'écume des seigles", eau/ air: " ruisseaux de vent" , minéral/ air : " pierre à nuages" , feu/ air. C'est pictural et cette course du soleil forme un cocon où l'on ne se lasse pas de se lover. |
| Cyrill
25/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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La course métaphorique du soleil en tableaux successifs qui me font penser à des haïkus, mais finalement n’en forment plus qu’un.
Les images comme des pinceaux en mouvement que le peintre aurait laissé sur la toile tout au long du jour. Ce qui nous donne une superposition assez surréaliste posée comme un habit sur un homme-horizons. C’est d’un bel effet. |
| Provencao
7/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Luz,
Très admirative de cette poésie libre où votre écriture vibre comme un écho et l’écho résonne comme votre écriture. Ici, le concept de votre poème, comme écriture, nous offre plus à lire, mais à accueillir, ressentir ou, à percevoir. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| framato
7/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Luz,
Un très bon poème, un libre très imagé, charmant et tout en mouvement. Un vers me pose question : (il) projette leurs nacres et leurs Sienne. Je ne comprends pas bien le pluriel de leurs Sienne sur la course des eaux. Je suppose qu'il s'agit du fleuve , mais à ma connaissance, il n'y en a qu'une... d'une part et d'autre part, je ne vois pas comment le soleil peut projeter le fleuve sur lui même... Je ne comprend pas cette image là... et j'espère de tout cœur que vous m'aiderez à la comprendre. Le reste fonctionne parfaitement et très joliment exprimé. Merci pour le partage. LeChevalier, que je remercie au passage m'a expliqué qu'il s'agissait de la couleur en ce qui Concerne Sienne. Je m'en veut de ne pas y avoir songé, le nom exact de la couleur étant Terre de Sienne, d'une part, d'autre part la Sienne est un fleuve côtier du Calvados (j'aime bien le calva) et comme le texte évoque un fleuve... je suis passé bien à côté en ce qui concerne ce vers ! Désolé encore |




