Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Curwwod : Les mots des morts
 Publié le 17/04/16  -  24 commentaires  -  1493 caractères  -  394 lectures    Autres textes du même auteur

Il faut savoir écouter son cœur.


Les mots des morts



Entrons, poussons la grille : elle chancelle et grince.
Depuis tant de saisons que nul œil éploré
Ne s'est plus souvenu de ce coin de province,
Je veux goûter la paix de ce lieu ignoré.

Le temps s'est arrêté ici, voilà des lustres.
Seul un craintif envol de moineaux agacés
Accompagne mon pas parmi les tombeaux frustes,
Où filent les lézards sur des noms effacés.

Tout au long de l'allée de gravillons sonores,
Les bronzes entrouverts de vieux temples moussus
Bâillent sur des caveaux obscurs et des amphores
Qui semblent de gros cœurs pétrifiés et pansus.

Une orante éplorée en ses voiles de pierre
S'écaille doucement sur un amant défunt,
Et s'incline fervente, abîmée en prière,
Près d'un tombeau d'enfant que veille un séraphin.

Ici nulle tristesse, où pourtant tout s'achève.
Nul écho désolé, ni tourments, ni douleurs,
Car les ans révolus effacent, comme un rêve
Au matin revenu, les chagrins et les pleurs.

Attentifs, ils sont là, tous ceux que mon cœur aime.
Ils m'ont donné mes yeux, mon nom et leur amour,
Chacun d'eux possédait une part de moi-même,
Par le reflux du temps emportée en un jour.

Me faudrait-il trembler ? Je sais bien qu'ils m'attendent !
Ils disent qu'il est vain de craindre le trépas.
Le vent porte leur voix pour que je les entende :
« Tant qu'un seul se souvient, la mort n'existe pas ! »


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   GilbertGossyen   
24/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Une orante éplorée en ses voiles de pierre
S'écaille doucement sur un amant défunt,
Et s'incline fervente, abîmée en prière,
Près d'un tombeau d'enfant que veille un séraphin."

C'est magnifique. Un poème superbe plein d'émotion et d'humanité.

   StayinOliv   
25/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau poème sur le cimetière, qui commence par une description générale pour se rapprocher lentement des pensées du narrateur strophe après strophe. Dans la 5ieme strophe nous en sommes à mi-chemin, c'est encore une description mais nous parlons des morts et sommes à la porte de l'esprit du narrateur, puis dans les deux dernières nous y sommes. Bon je me suis mal exprimé mais j'espère avoir été assez claire. Belle logique de progression et belle conclusion !

   Lulu   
28/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

ce n'est pas la première fois que je lis un poème sur ce thème, mais j'ai rarement été émue à ce point, tant je vous vois, vous, locuteur de ce texte, dans les allées de ce cimetière où semble régner une belle atmosphère de paix.

Bien souvent, la mort effraie, mais ici, nous retrouvons l'amour de ceux qu'on a aimés ("Attentifs, ils sont là, tous ceux que mon cœur aime."), et le présent du verbe rend le propos encore plus touchant.

Vous mettez à distance toute douleur d'avoir perdu les êtres chers, parce qu'ils demeurent en ce lieu de paix et surtout en votre cœur ; véritable sujet de votre poème, finalement... Comme vous le dites si bien en exergue, "Il faut savoir écouter son cœur"

Enfin, j'aime infiniment les mots de ce poème à la forme irréprochable. Je ne lui trouve vraiment aucune maladresse. Il est doux comme son propos.

   lala   
31/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai apprécié cette promenade au cimetière. Dès le premier vers, le décor est planté, on ne se précipite pas, on entre dans un lieu où le temps ne compte pas. Le cheminement continuera sur ce rythme serein.
On a marché, regardé, juste entendu nos bruits de pas.
C'est une introduction au souvenir, à la mémoire, à une forme de recueillement, et d'hommage à ceux qui nous ont faits.
La construction, la musicalité, les images, la forme sont très travaillés et agréables à découvrir.
Un bémol pour le rythme de ce vers "Le temps s'est arrêté ici, voilà des lustres".
Une erreur, "frustres" au lieu de frustes qui du coup ne respecte pas la rime, et une coquille "leur d'amour".

   Alcirion   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un pur talent de versificateur une nouvelle fois démontré. Même si je me sens assez loin de cet univers pour la forme, je comprends l'ambition et le projet. Il y a, conjugué au talent, une maîtrise technique tout à fait bluffante.
Un texte très réussi, un clin d'oeil à la "La Servante au grand coeur" de Baudelaire peut-être ?

EDIT : curiosité : ton pseudo fait-il référence au principal concurrent de Jack London en matière de roman d'aventure animalier ? Ca m'amuse paece que c'était mon préféré des deux étant gamin...

   Robot   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui éveille des émotions, des souvenirs, des nostalgies.
Le choix du contemporain vous a permis de diversifier entre rimes et assonances et cela enrichit l'écriture.
J'avais tiqué en première lecture sur tombeaux frustes l'adjectif me paraissant plus convenir à une personne qu'à un objet, mais si cela se veut synonyme de rudimentaire, pourquoi pas. C'est avant tout que ce n'est pas très fluide à prononcer.
J'ai aimé l'image des amphores semblables à des cœurs pétrifiés et pansus.

   Anonyme   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Curwwod ! Voilà une suite de quatrains bien menée du début avec l'invitation à entrer jusqu'à la chute et son dernier vers qui résume parfaitement ce que je pense moi-même au cours de mes visites au cimetière.

J'ai beaucoup aimé l'ensemble avec un coup de cœur pour ce qui suit :

Ils m'ont donné mes yeux, mon nom et leur amour,
Chacun d'eux possédait une part de moi-même,
Par le reflux du temps emportée en un jour.

Bien que poésie contemporaine je constate que l'alternance des rimes masculines/féminines est respectée. Je crois que c'est une discipline qui apporte un plus à ce genre de poésie basée sur l'alexandrin...

En conclusion je suis à la fois très touché mais surtout enchanté par cette lecture dominicale.

Un seul bémol, le titre ! J'aurais pour ma part cherché autre chose mais je ne suis pas l'auteur qui a sans doute ses raisons...

Bravo et merci

   leni   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
A Curwwod

ce texte est chargé d'émotion il est porteur de vérités
Il est écrit à coeur ouvert c'est un texte sérénité comme tous les
poèmes de l'auteur je cite quelques passages forts en images

Où filent les lézards sur des noms effacés.
Une orante...
Car les ans révolus effacent, comme un rêve
Au matin revenu, les chagrins et les pleurs.


Chacun d'eux possédait une part de moi-même,
Par le reflux du temps emportée en un jour.


et le dernier quatrain qui est superbe

Merci pour cet écrit qui m'a profondément touché

Mon salut très cordial

Leni

   MissNeko   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bon ben je pleure ! Je ne saurais dire ce que je préfère tant tout me paraît parfait. C est sombre, mélancolique charmant et tendre à la fois : tout ce que j aime dans un texte.
Votre poème ( ton poème : je ne sais jamais si je dois tutoyer ou pas !) m a profondément chamboulée : je suis en train de faire pour mon fils un modeste arbre généalogique de ma famille décimée, justement car "tant qu un seul se souvient, la mort n'existe pas." En lisant ces vers je me rends compte à quel point il me manque mes racines. Merci pour ce partage, je vais de ce pas reprendre un kleenex

   papipoete   
17/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Curwwod ;
Je lus le 01 04 2016, votre poème " en aveugle ", que je commentai, or celui-ci fut modéré par Oniris . On me dit cependant que si " les mots des morts " était publié, je pourrais alors vous donner mon commentaire, que je vous livre in extenso .
néo-classique ;
Dommage pour moi, car je voulais écrire la même histoire ; celle d'un endroit où les chagrins tus, m'apaise quand je m'y promène . Vers pour vers, vos pensées sont le reflet des miennes ; " ici nulle tristesse, où pourtant tout s'achève " . Seule " votre fin " est différente de " mon cimetière ", car sous le lierre, la mousse des caveaux entrouverts, je n'y ai point de famille, ni ami .
Votre déambulation " tout au long de l'allée de gravillons sonores ", est un pur moment de paix et méditation ; et, que vos alexandrins en parlent bien !
Si votre texte est publié, je vous enverrai une photo de " St Etienne de Coldre " dans le Jura, " où filent les lézards sur des noms effacés " .
NB 4e quatrain ; rime défunt/séraphin ( acceptée ? )
dernier quatrain ; attendent/entende ( pluriel/singulier )
2 hiatus ( mais autorisés en néo )
22 e vers ; leur/d'/amour ( faute de frappe ? )
papipoète
ce jour, je suis heureux de voir édité votre texte, et ne change pas mon évaluation ci-dessous

   Vincendix   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Curwood,
Superbe évocation de ce lieu de repos, un endroit paisible, mais quel soulagement quand on en sort et qu’on retrouve l’agitation extérieure !
Dans le cas présent, il s’agit d’un cimetière abandonné je suppose, et c’est encore plus poignant, les personnes enterrées sont mortes une seconde fois. Et pourtant, en surface, la vie continue, les insectes, les lézards…

Gisants oubliés au fond de la terre,
Dormez en paix on ne meurt que deux fois,
Dans le silence de ce cimetière,
Vous êtes devenus des autrefois.

   Anonyme   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Curwwod!

C'est tout à fait ce que j'ai ressenti en vous lisant un sentiment de paix , d'autant plus que dans ce lieu il n'y a " âme qui vive " ( je viens de me rendre compte que cela pourrait être un jeux de mots ! mais non simplement une expression ,voulant parler de l'abandon que vous nous laissez entrevoir " la porte qui grince ,lieu ignoré ;voilà des lustres " )
Point de tristesse mais du recueillement , l'émotion est forte dans les deux derniers quatrains parce qu'il fait référence aux personnes aimées....et surtout
" ils disent qu'il est vain de craindre le trépas " Une façon de conjurer l'angoisse du grand passage de l'autre côté ! Et dans cette expression je vous rejoins car j'ai écrit un texte sur ma propre mort en dérision où j'écris à la fin
"Rassurez les humains qui ont peur de mourir
Dites- leur que pour vous ils n'aient point de regret."

je me sens très proche de votre texte qui plus est excellente écriture ! Merci

   Anonyme   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Que dire de plus sinon que j ai adoré votre poème.
L'écriture est maîtrisée, et le thème du cimetière abandonné m'a plu .
Au plaisir de vous relire,

   angelina   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Monsieur Curwwod,
Quel merveilleux poème ! Je vous aurais reconnu "même sans votre pseudonyme" entre mille .
J'aime tant ces images ,ces émotions,cette humanité que vous savez transmettre et font le charme de votre écriture dévoilant ainsi votre personnalité .
Les deux dernières strophes m'ont touchée ,et j'avoue ne pas être parvenue à refouler mes larmes au dernier vers .
Merci infiniment

   emilia   
18/4/2016
Le titre refroidit un peu par son évocation de la mort qui nous laisse penser : « encore un poème triste… » Et voilà qu’il commence par une invitation de bienvenue à entrer… dans un vieux cimetière abandonné dont la porte « chancelle et grince », mais qui permet de « goûter la paix » en accompagnant le narrateur dans sa promenade nostalgique qui dérange les moineaux, surprend les lézards friands de vieilles pierres tombales, en laissant défiler au crissement des gravillons des images très attachantes d’un décor sublimé que l’on découvre dans le respect et le recueillement et qui élèvent l’âme vers la beauté paisible et fervente, particulièrement dans la quatrième strophe où l’intention de prière est reliée aux chers disparus toujours présents dans le cœur du narrateur, dont il perpétue les gènes et auxquels il rend hommage comme une part de lui-même pour lui avoir transmis ce message de réconfort : « Tant qu’un seul se souvient, la mort n’existe pas ! » ; merci pour cette délicate sensibilité qui fait du bien et nous laisse sous le charme à travers l’harmonie de la forme et du fond comme dans « Requiescat »…

   archibald   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai eu l'impression d'une balade au Père Lachaise, découvrant à chaque détour un marbre élégant et mélancolique. J'ai lu d'autres de tes textes ; c'est d'un style aux accents lamartiniens que tu maîtrises manifestement. Je regrette l'assonance lustres/frustes qui cadre mal avec la rigueur du reste, ainsi que le dernier vers d'un moralisme un peu convenu, mais sinon, c'est vraiment très joli, bravo.

   Cristale   
19/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Curwwod,

Je suis encore une fois charmée par cette écriture.

Chaque pas fait entendre la musique des lieux et le regard porté sur les choses a ceci de particulier qu'il voit les choses comme nul autre ne les voit.

C'est aussi une belle déclaration d'amour pour les ancêtres défunts :

"Attentifs, ils sont là, tous ceux que mon cœur aime.
Ils m'ont donné mes yeux, mon nom et leur amour,
Chacun d'eux possédait une part de moi-même,
Par le reflux du temps emportée en un jour."

Le dernier vers en médaillon me plaît particulièrement.

Merci pour tant de poésie.

Cristale

   Curwwod   
19/4/2016

   troupi   
20/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Curwood.

C'était en Lozère, il y a déjà pas mal d'années à la sortie d'un village quasi désert, je m'étais arrêté pour flâner dans le cimetière et dans votre texte je retrouve tout ce que j'avais éprouvé ce jour-là. Nulle tristesse mais un subtil mélange de quiétude et de mélancolie (la douce, celle qui vous envahit d'émotions propices à l'écriture justement.) Évidemment votre texte comporte en plus l'évocation de vos aïeux mais même sans cela vous avez réveillé en moi une foule de souvenirs teintés d'émotion.
Merci pour cette superbe lecture et si le commentaire n'est pas très constructif c'est aussi que votre écriture n'en a pas tellement besoin.

   jfmoods   
20/4/2016
Une étrange intertextualité marque l'entame du poème ("Entrons, poussons la grille : elle chancelle et grince" / "Ayant poussé la porte étroite qui chancelle"). Le lecteur a bien du mal à se garder de la tentation d'effectuer une sorte de lecture comparée de ce texte et du sonnet de Verlaine, d'autant que, plus loin, un autre passage attire immanquablement l'attention ("Une orante éplorée en ses voiles de pierre / S'écaille", "... la Velléda, / Dont le plâtre s'écaille"). Une étonnante superposition s'impose alors entre l'évocation du cimetière abandonné, intimement reconnu par le locuteur, et celle du jardin où gisent les vestiges d'un amour défunt. Au fil des deux poèmes, l'ouïe constitue un élément clé du rapport au monde. À la nuit métaphorique d'ici ("tombeaux frustes", "caveaux obscurs") répond là-bas la lumière du jour ("soleil", "Pailletant", "étincelle").

Le temps a fait son oeuvre. Le souvenir est notre dernière consolation, l'ultime façon de rester fidèle à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, nous ont définitivement quittés.

Merci pour ce partage !

   Ramana   
21/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
A mon retour de congés, bel accueil que ce texte évoquant avec sérénité et philosophie cet espace à cheval entre les vivants et les morts. Espace en dehors du temps qui en réalité n'existe pas, mais qui pourtant nous voit naître et mourir comme dans un rêve éveillé.
Si vraiment le temps s'avère tout-à-fait relatif, et que dans l'absolu il n'existe pas, alors comment ne pas se poser la question d'un éternel présent contenant simultanément ceux qui "ne sont plus", ceux qui "sont", et ceux qui "seront" ?
Pour ma part, je pense que nos parents et amis décédés sont vraiment quelque part, bel et bien conscients, et ce indifféremment du fait qu'on s'en souvienne ou pas.

   Vincente   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le titre m'a intrigué. Je ne regrette pas d'y être entré. Un sujet mélancolique qui ne tourne pas au mélo, une belle élégance du texte au travers duquel on devine un auteur à la sensibilité délicate, un style à l'agréable cadence et à la musique semi-classique, pour une lecture très touchante. D'intrigué, j'ai été séduit jusqu'au final en beauté qui me parle spécialement "Tant qu'un seul se souvient, la mort n'existe pas !"
Un micro bémol cependant : la juxtaposition "Où filent les lézards" qui n'est pas très gracieux pour la diction.
Au plaisir de vous lire à nouveau !

   Anonyme   
5/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Qu’il est bon parfois de fouiller le passé. Je découvre un superbe poème que je ne saurais pas écrire. « le lieu ignoré » m’a quelque peu perturbé la lecture mais c’est un écrit contemporain. J’envie votre dernier quatrain, grâce à une oreille musicale vous semblez toujours entendre les voix de vos disparus. Perso, c’est toujours ma peine devant un cliché ou en ce lieu, je n’entends plus personne.

Peu importe ce que l’on pense de la fin de vie, vos vers sont un plaisir de lecture rare.

   Abrante   
8/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé votre texte pour la justesse des émotions exprimées par une perfection formelle qui dénote une maîtrise exceptionnelle du langage.
Seule réserve :
Autant la rime lustres/ frustes me séduit par sa hardiesse, autant je tique sur l'à-peu-près qui réunit défunt et séraphin.


Oniris Copyright © 2007-2019