|
|
|
| Curwwod
10/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Je vais me permettre une interprétation risquée de ce discours énigmatique (je ne suis pas très futé aussi compté-je sur votre indulgence.) Auriez-vous quelques reproche à formuler aux écriveurs (calames) qui se plaisent à exhiber (ruissellement dans la soute où le seing plonge à satiété) leurs états d'âme les plus sombres? Il semble que le ruissellement d'un pathos exacerbé (Quand le flot sera jugulé, rompu l’écho de leurs calames,) dont vous n'envisagez pas la sincérité (J’exsuderai l’onde d’un doute au sel d’angoisse et d’âpreté.) vous révulse. Dès lors, la comédie dramatique sera démystifiée (Le théâtre décapité de son insigne clé de voute, /On verra les masques du drame aller ballant en défilés,). Globalement je pense comprendre votre démarche qui me semble dénoncer le catastrophisme surtout en littérature, l'élégie outrée où ne semble briller aucune lumière d'espoir.
Si je ne me trompe pas trop, j'affirme partager votre sentiment. L'écriture est très belle dans ces quatre distiques, régulière, bien rythmée, les rimes croisées sont au moins suffisantes. Toutefois je crains que l'élaboration allusive de votre discours ne décourage de nombreux lecteurs. |
| Passant75
10/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
|
J’ai trouvé ce poème particulièrement hermétique. À force d’accumuler des mots rares, des métaphores complexes, et de privilégier l’abstraction, le texte perd en clarté et en intensité émotionnelle.
Au final, le texte me parait chercher davantage à produire une sensation qu’à transmettre un message clair. Son excès d’obscurité ne peut que limiter son impact. Désolé, je ne suis pas vraiment entré dedans ! |
| Donaldo75
20/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Bonjour auteur, quand j'ai terminé la lecture de ce poème, je me suis dit qu'il était clair comme du Einstürzende Neubauten. C'est peu dire !
"Le théâtre décapité de son insigne clé-de-voûte, On verra les masques du drame aller ballant en défilés," Ces deux vers illustrent mon impression de lecture, avec ce surréalisme décalé, cet usage de l'image en biais, rien de trash mais juste du déformé. Les neurones n'ont qu'à bien se tenir, ils vont être mis à contribution et heureusement que ce n'est pas une chanson de geste parce qu'il faudrait être octopode pour la chanter. Bravo ! |
| Boutet
30/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
|
Je n'aime pas tellement ces petits poèmes en distiques qui semblent dire beaucoup mais qui, en fait,
ne disent rien ou pas grand chose. Ils tiennent plutôt de l'exercice de style. |
| LeChevalier
30/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
|
Ce qui me frappe dans ce court poème, c'est la place laissée à la forme. Il me donne l'impression d'une recherche formelle à laquelle il a fallu trouver un fond. Une amie disait : « coudre un manteau sur un bouton ». Ce fond est l'écriture elle-même.
Je vais donc discuter d'abord de la forme, puisqu'elle est le principe même du texte. Bien que le poème soit présenté comme une suite de quatre distiques, il s'agit en réalité de quatre quatrains d'octosyllabes, tous construits sur quatre rimes, ce qu'on peut schématiser ainsi : abcd abcd abcd abcd. C'est ce que les troubadours appelaient coblas unissonans. Je remarque toutefois que les rimes a et d sont très peu recherchées et s'appuient sur la même voyelle. Notons cependant que les paires d'octosyllabes sont traitées comme des hémistiches en ce qui concerne la césure qui les sépare : l'auteur prend le soin de placer une voyelle après les vers 1 et 3 de chaque quatrain, si ceux-ci se terminent par une rime féminine : « Ce ruissellement dans la soute || où le seing plonge à satiété » « On verra les masques du drame || aller ballant en défilés » etc. On peut donc parler de vrais hexadécasyllabes à césure médiane, bien que la rime à l'hémistiche vienne brouiller cette perception. A cette recherche d'une forme métrique complexe et ambiguë, à la fois vieille (par le procédé des coblas unissonans) et nouvelle (par l'abandon des exigences graphiques envers la rime), s'ajoutent des recherches lexicales (« seing », « dols », « exsuderai ») et de sonorité (comme les allitérations en L et en S qui parcourent tout le texte). Disons quelques mots aussi à propos du fond, que l'auteur, occupé par toutes ses recherches de forme, a quelque peu négligé, au point qu'il souffre d'illisibilité. J'ai compris vaguement que le poète souhaite s'opposer à l'excès de pureté chez certaines âmes, pureté qu'il perçoit comme un jeu théâtal ; à la place, l'auteur propose de la sueur salée, tellement abondante qu'elle devient une « âcre lame ». Je trouve que cela correspond bien à la canicule que nous traversons, mais le propos me semble , si je l'ai bien compris, un peu trop violent, trop sûr de lui-même. |
| Zeste
30/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Dans les labyrinthes de l'âme, pour aller bafouer de ses éclaboussures traumatiques , et par une grande affinité y bouleverser de ses méandres la virginité d'une page; il y circule sans l'onde d'un doute, arrachant son écho aux défilés, une encre aux mille périls identitaires!
J'aime les textes dits obscurs, car comme pour l'âme, seule la lumière y est soluble! |




