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| Luron
9/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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D'abord, l'écriture en classique parfaitement maîtrisé est très fluide avec des rimes riches et un vocabulaire bien choisi. Seul le vers 6 m'a paru un peu moins lisse : l'énumération "le sang, le sort" et l'emploi du mot brusquement. Broutille.
Le sujet traité me donne l'impression d'avoir été vu sur Oniris. La souffrance de la séparation ("j'espérais sa présence", "eût été ma Byzance"), la fragilité de "l'âme en cristal" pendant l'absence, le renouveau ("bouquets de soleils") puis la finale "maman je te comprends" créent, grâce à ces images, une ambiance d'émotion, d'esthétique et de pudeur pour décrire les sentiments intenses d'une souffrance partagée qui rapproche finalement mère et fille. De la belle et grande poésie lyrique sur des moments de vie souvent vécus de nos jours par des âmes encore en cristal. |
| Passant75
9/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le sonnet, relevant du registre élégiaque, exprime la douleur d’un manque affectif lié à la figure maternelle. Dès le premier quatrain, les images des « baisers chauds » et du « ventre rond » traduisent un besoin de tendresse et de protection. Si la référence à « Byzance » peut donner une dimension quasi mythique, elle m’a tout de même paru s’éloigner de l’atmosphère intimiste qui baignait ces vers.
Dans le deuxième quatrain, plus sombre, la métaphore « danser avec l’absence » souligne le fait que l’auteur a dû apprendre à vivre avec cette souffrance. L’image de l’« âme en cristal » éclaire la fragilité de cet exercice. Dans les deux tercets, le ton évolue vers le regret puis l’apaisement. Le dernier vers est simple et c’est sa sobriété qui le rend si émouvant. Cette chute est très réussie ! Au final, malgré l'étonnant choix de Byzance (mais peut-être que rime obligeait), le poème touche par la sincérité du sentiment, la fluidité du texte, la beauté de certaines images poétiques, et le fait que nul ne peut oublier l’amour d’une mère … comme l’a si bien chanté Hugo. |
| Myndie
10/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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C'est un texte touchant qui aborde avec beaucoup d'humanité et sans emphase la perte d'une d'une mère. Le thème évoqué est tellement universel qu'on pourrait facilement tomber dans le lieu commun. Pourtant, il n'en est rien parce que les images sont auréolées de tendresse et de cette lumière qui apporte l'apaisement, le bercement qui a tant manqué.
Le poète fait ressentit avec acuité la douleur d'une séparation, la nostalgie et l'envoûtement lié à l'évocation de sa mère mais pas seulement : il est l'enfant qui pleure et l'adulte qui finit par combler le vide en comprenant que les failles d'un parent font sa fragilité. J'ai juste un peu tiqué sur ce qui me semble un croche-pied à la concordance des temps ici : « Demain, le sang, le sort, brusquement jugeront Que mon âme en cristal, sous un cruel affront, Dût sombrer à son tour dans la même souffrance. » Nul doute que ce « dût sombrer » apporte une sonorité noble et tragique mais la proposition principale étant au futur, le subjonctif présent n'est-il pas de rigueur ? Mais à part ça j'ai été très sensible à la sobriété et à la force émotionnelle de ce poème- hommage, sincère soupir de soulagement et de regrets mêlés. |
| LeChevalier
10/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C'est un sonnet qui ne manque pas d'audace. Tandis que le premier quatrain pourrait facilement faire penser à une scène érotique, cette interprétation s'affaiblit progressivement et disparaît tout à fait au dernier vers qui me paraît être le plus fort de tout le texte (il est donc très bien placé à la fin).
Cependant, c'est le deuxième quatrain qui me saisit le plus par son mouvement et par son accumulation de symboles, surtout cette « âme en cristal », expression que je n'ai jamais rencontrée jusqu'à présent. Le premier tercet sert bien de pivot, de charnière, annonçant un changement sans le nommer ; j'ai apprécié la personnification de la folie -- comme si le « je » ne s'y reconnaissait plus. « Mon hiver s'embellit de printemps enivrants » est également un vers très beau, d'autant plus qu'il prépare une rime originale avec « comprends ». Je suis plus réservé pour les rimes dans les quatrains. |
| Curwwod
10/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Ce sonnet a le mérite de révéler sa raison d'être dans le dernier vers après avoir entretenu une habite ambiguïté : on pouvait imaginer une aventure sentimentale avortée ou terminée, alors qu'il s'agit de l'expression d'un remord de n'avoir pas su manifester son amour à sa mère. Tout est regret dans la vie quotidienne qui évoque les occasion perdues de le faire. Mais l'auteur vit actuellement une vraie résilience affective et le remord s'estompe.
Je déplore toutefois une expression parfois maladroite qui nuit à la musicalité de l'ensemble. |
| Cristale
31/5/2026
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Poème intimiste dont le genre hommage est difficile à critiquer pour ne pas alourdir la peine exprimée du narrateur qui est peut-être le "je" du récit.
Le fond de la narration me fait entendre les regrets de n'avoir pas su comprendre la situation d'une mère quand il était encore temps, et ceux qui expriment une répétition de l'histoire, comme une transmission inéluctable. En ce qui concerne la technique de versification tout semble à sa place mais c'est la syntaxe un peu prosaïque qui me chagrine : "le vent fit table rase" entre autre, ainsi que le manque de profondeur et de richesse de vocabulaire. Disons que, en espérant ne pas froisser l'auteur(e), la poésie oublie de s'y glisser. Comme à mon habitude, et parce que je ne suis pas une experte en la matière, aucune analyse de ma part point par point, mon estimation reste globale. Je me réserve la possibilité de supprimer ou varier mes notations à la publication. Cristale En E.L. Edit : voilà, c'est fait. |
| Provencao
31/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Polza,
"Pour vivre, il me fallut danser avec l’absence. Demain, le sang, le sort, brusquement jugeront Que mon âme en cristal, sous un cruel affront, Dût sombrer à son tour dans la même souffrance." Tous ces ressentis, ces mots que l’on n’a pas su dire, tous ces rêves passés qui tourmentent, obnubilent et qui envahissent d'auto-accusation ajoutent avec eux âpreté et souffrance. Se repentir, c’est cheminer à côté de son entité, se ronger dans les impasses,....sans sorties. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Eskisse
31/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Polza,
"Fils des mères encore vivantes, n’oubliez plus que vos mères sont mortelles. Je n’aurai pas écrit en vain, si l’un de vous, après avoir lu mon chant de mort est plus doux avec sa mère, un soir, à cause de moi et de ma mère. Soyez doux chaque jour avec votre mère. Aimez-la mieux que je n’ai su aimer ma mère." Voilà ce que m'a rappelé votre poème, une lecture d'Albert Cohen qui comme vous a été dans le regret. Je commente aussi pour deux vers que je trouve beaux : "Pour vivre, il me fallut danser avec l’absence." Quelle douce formule pour dire l'apprivoisement de la perte. et " Ma folie oublia de tendrement l'aimer" qui traduit peut-être une certaine dépossession de soi comme si le locuteur aliéné était sous l'emprise d'une force invisible. La consolation par les mots, c'est ce que recherche, il me semble, ce sonnet touchant. |
| Cyrill
31/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Polza.
Voilà un poème très touchant, et il est publié à point nommé. J’y vois là l’intervention astucieuse d’une petite fée correctrice. J’ai adoré le premier quatrain. J’ai senti toute la valeur d’un lien charnel espéré en vain, rendu impossible. Il semble que quelque chose ait été brisé, telle que le suggèrent cette belle formule : « danser avec l’absence », ainsi que des indices de souffrances semés au fil des vers. Il semble aussi que vous, locuteur, ayez trouvé quelque paix, et le moyen de vivre avec les manques, de renouer ce lien de manière moins douloureuse. Le poème garde un certain mystère, quelques jokers que le poète conserve par devers lui. Bonne fête aux mamans ! Et merci pour le partage. |
| Boutet
31/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Très bonne initiative du C.E. d'avoir publié ce joli sonnet classique le jour de la fête des mères.
Un bel ensemble même si quelques bricoles me gênent un peu mais c'est vraiment pour dire quelque chose les 3 infinitifs des vers du premier quatrain et cet eût été ma Byzance. Un beau poème que votre mère eût aimé lire, je pense. |





