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| Passant75
16/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Cherchant bien plus à faire ressentir qu’à faire comprendre, le poème évoque une transformation intérieure consécutive à une rencontre nouvelle.
Le texte repose surtout sur des images symboliques telles que « une arbalète ciblant le ruban du malheur » ou « la voile de ton nom », sans oublier un vers aux allitérations intéressantes, « j’ai migré égrenant les grelots de l’espoir ». Rien que ce vers rend positive mon évaluation ! Le poème transmet une impression d’élan, d’apaisement et d’espérance retrouvée. Au final, malgré certaines expressions plutôt abstraites, voire quelquefois obscures, le poème dégage une certaine cohérence d’atmosphère. |
| Polza
18/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Il y a des poèmes, comme, je ne trouve pas les mots, où je n’arrive pas à exprimer mon ressenti…
Je veux dire, ça m’a énormément plu, l’espoir et l’amour retrouvés, c’est parfaitement écrit en peu de mots, mais cela me rappelle la naissance de mes petits enfants par alliance (je ne dis jamais ce mot, c’est pour que vous compreniez pourquoi cela ne m’a pas provoqué cela chez mon ou mes propres enfants que je n’ai jamais eus). Quand leur mère m’a dit « tu peux les prendre dans tes bras si tu veux » (ils ont trois ans d’écart, ce ne sont pas des jumelles ou jumeaux), j’étais si heureux devant la puissance de la vie, devant une telle beauté et en même temps, ils avaient l’air si fragiles que j’avais peur de leur faire du mal bien involontairement… Votre poème me fait le même effet, vous me l’offrez et me dites : « tiens, prends-le, c’est pour toi », mais je ne sais qu’en faire, j’ai si peur de l’abîmer… |
| Provencao
1/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Eskisse,
"Et le monde s’est levé idylliquement" J'aime ce vers qui n’exige pas l'inquiétude des réalités humaines. Elle se solidifie sur ce rire qui accompagne cette nouvelle ère, depuis son émersion, à un perpétuel dépassement d’elle-même. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Myndie
1/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Eskisse,
c'est un beau poème qui tire sa force et son expressivité de ses images originales et audacieuses. De belles trouvailles comme ici : « le rivage à venir des sables de ta demeure » « J’ai hissé mon exil sur la voile de ton nom » Il exprime avec finesse le passage à cette « nouvelle ère » », c'est à dire d'une solitude malheureuse (l'« arbalète ciblant le ruban du malheur » )à l'apaisement, la sérénité d'une communion avec l'autre. Je ferai juste cette petite remarque : je trouve que l'adverbe « idylliquement » casse un peu la fluidité de la lecture. Il pourrait être idéalement placé en début de phrase ou tout simplement remplacé par l'adjectif idyllique. Ce n'est qu'une suggestion. Mais bravo à toi Eskisse. |
| Cyrill
1/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Eskisse.
J’ai trouvé dans ce poème beaucoup de fraîcheur et d’espoir, bien que le deuxième vers évoque un « chant de désespéré ». Il semble vouloir conjurer le mal, et le titre à cet égard sonne comme une renaissance. J’ai été touché par bien des images singulières, loin des lieux communs, je citerai en premier lieu les belles allitérations de : «j’ai migré égrenant les grelots de l’espoir », un vers qui grignote – timidement – sa petite part de bonheur sur le «ruban du malheur ». Un poème tout en légèreté et petits pas de danse, talon-pointe. Merci pour le partage. |
| tome15545
1/6/2026
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Ces vers sont élégants, fragiles.
Je pense à Gide : "Je ne saisirai plus les mots que par les ailes.". Je sens davantage la gomme que le crayon, et de la bravoure pour que le texte soit encore, vive, batte du cœur, comme par miracle. Et, malgré les menaces de l'arbalète et le ruban du malheur, je rencontre des enchantements dans cet exil, dans cette fuite, et le rire cyan de votre entente. Ivresse, Espoir |
| LeChevalier
1/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je ne prétends pas avoir tout compris mais j'ai bien aimé l'image du ton nom comme une voile. Je la trouve assez romantique. Cela m'a fait penser au christogramme que les Byzantins mettaient sur les voiles de leurs bateaux.
J'ai également apprécié la triple occurrence du groupe « gr » dans l'alexandrin suivant : « j'ai migré égrenant les grelots de l'espoir ». Il y a évidemment une qualité figurative, mimétique : on entend les grelots, comme le tintement dans ce vers de Mallarmé que j'aime bien : « n'entend descendre à lui qu'un tintement lointain ». D'ailleurs, en relisant avec une attention aiguisée pour les allitérations, j'en vois d'autres, comme celle en « m » tout au début. Le « cyan » au dernier vers me surprend car j'y vois une couleur et une évocation du cyanure. C'est sans doute voulu. |
| Cristale
2/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Des mots confiés, fragiles, passant de l'enfermement de l'intime à un horizon partagé, comme si les doutes s'effaçaient devant une confiance retrouvée, ou nouvellement trouvée.
Une métamorphose du soi vers l'autre. Ce poème est un souffle d'air nouveau pétri d'optimisme. Joli ! Merci Eskisse. |
| Corto
2/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Eskisse,
Finesse, approche délicate, espoir incertain mais pourtant ciblé, ce poème est remarquable. On a l'impression que l'on y trouve ce qui d'ordinaire est surtout pensé avant de pouvoir exister, cet élan intime qui finit parfois à devenir partagé. Comme une sculpture que l'on cherche à embellir en la recouvrant prudemment de feuilles d'or. L'aboutissement est un soulagement grâce aux derniers vers: " Et le monde s’est levé idylliquement sur le rire cyan de notre entente. " Magnifique. Bravo. |
| Louis
3/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le premier vers, « Dans tes mains », isolé, fait prévaloir la relation instaurée entre la locutrice et son allocutaire, tutoyé, mais aussi choyé : une relation de confiance et d’amour.
Une confiance telle que la locutrice remet, abandonne dans les mains de l’être aimé, une part d’elle-même ; dépose sa vie dans ses mains, la remet en leur maîtrise et puissance, mais aussi en leurs liens affectueux, ce que les mains symbolisent. Une confiance confirmée et renforcée par une « foi » : « ma foi en ton chant ». Si les mots de la locutrice sont « timides » et peu assurés, à l’inverse une confiance et une assurance sont trouvées dans le « chant » de l’être aimé, dans la sincérité de ses paroles, dans la force de ses convictions qui suscitent l’adhésion. Pourtant ce chant est qualifié de « désespéré ». Sans illusion, sans espoir, il inspire pourtant confiance. Il séduit. Séduit celle qui sait combien les espérances peuvent être déçues. Celle qui sait que, pour être "désespéré", il faut au préalable s’être fait beaucoup d’illusions, avoir beaucoup espéré. Le mot « désespoir » est souvent synonyme de pessimisme, de malheur et de détresse, mais il peut aussi désigner une absence sereine d’ "espérance", c’est-à-dire un refus de toute attente d’un bonheur possible à venir, de l’attente d’un lendemain qui chante, dans la ferme conviction que vivre vraiment, c’est vivre au présent, et non dans le passé ou le futur ; que vivre c’est vouloir et agir maintenant, et non attendre passivement ce qui peut-être ne viendra jamais. L’homme est peut-être lucide et réaliste, et non pessimiste. Peut-être a-t-il fait siennes les maximes épicuriennes et stoïciennes du « vivre au présent », que Ronsard avait formulées poétiquement dans ses Sonnets à Hélène : « Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain / Cueillez dés aujourd’huy les roses de la vie. » Toutefois, c’est avec "espoir" que la locutrice envisage l’avenir de sa relation avec cet homme : J’ai migré égrenant les grelots de l’espoir. L’espoir est là, pour elle, malgré elle. Sans être serein, l’est-il jamais ? Ce qui s’entend dans l’allitération "grondante", avec ces mots en « gr », si présents dans ce vers. L’espoir tinte comme un « grelot », pareil à une "folie", et non comme une sagesse ; sonne comme l’espérance liée à son action délicate, aventureuse, osée, en laquelle comme en tout espoir se mêle la crainte de l’échec. Mais il lui faut combattre le malheur, guerrière se veut-elle en lutte contre la détresse, les armes à la main : une arbalète ciblant le ruban du malheur Elle croit en cet homme, en celui qui remplit un vide, un manque en elle : « assouvi de ton âme » À cet être si complémentaire à son existence. Elle trouve en lui un port d’attache, capable de mettre fin à ses errances sur un océan sans fin d’amertume, d'endiguer ses égarements : le rivage à venir des sables de ta demeure Ainsi s’effectue un passage du "je" au « nous » dans la deuxième moitié du poème, qui célèbre cette union dans une griserie, une exaltation, elle avec lui, dont les chemins se croisent et se rencontrent : seuils ivres de nos chemins L’aventure de cette rencontre et de cette union est vécue comme un « exil », une sortie hors de soi, le délaissement de ce territoire de soi, sans joie et sans lumière : délaissant mon autre moi-même Vécue comme un nouveau voyage sur l’océan de la vie, elle embarquée avec « son nom » à lui pour repère, avec son nom pour « voile », où souffle un vent nouveau. L’ancienne errance peut laisser place à la « nouvelle ère ». Un temps nouveau. Un nouvel air aussi, et une aube nouvelle avec « ses doigts de rose », selon l’expression d’un précédent poème de l’auteure. Un « rire » consacre « l’entente » réalisée, un rire « cyan » dont la teinte s’associe au calme, à la tranquillité, à la sérénité retrouvée ; cyan encore de ces eaux claires et transparentes des mers chaudes lointaines où, dans cette liaison, elle a trouvé son île où accoster, où elle a trouvé son "il", devenu dans leur union un « tu » très intime. Merci Eskisse. |
| framato
4/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Eskisse,
J'ai vraiment beaucoup aimé la délicatesse exquise de cette poésie. Elle m'a évoqué le grand chambardement d'une vie, quand enfin l'on se décide à s'installer chez et dans l'amour, c'est du moins ce que tes mots m'ont évoqué. J'ai comme chacun remarqué l'allitération en gr qui a convoqué dans ma lecture la difficulté à franchir le pas, mais j'ai aussi vu, un peu avant une allitération en R dans le magnifique vers "et peut-être le rivage à venir des sables de ta demeure". à venir ou avenir ? Quoiqu'il en soit j'y ai vu de la douceur, un avenir qui glisse et donne un fameux coup de pied au malheur... Un fort joli libre qui reste imprimé longtemps après la lecture. Merci pour ce partage. |
| Lariviere
6/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Eskisse,
Je suis complètement séduit et conquis par ce poème. Dire que je l'ai "beaucoup aimé" est un euphémisme. Résonnance très personnelle du titre, j'ai pensé au formidable roman fantastique de Villiers de l'Isle Adam "l'Eve future". Il y a dans ce poème, fort travaillé et abouti sur fond et forme, un ton très prégnant, une tendre douceur, une fragilité sous jacente qui se dégage du thème et de son traitement, bien servi par une écriture qui préserve l'énigmatique, tout en communiquant une sensation de lègère mélancolie, à peine "esquissé", non pas un flot, mais une discrète trainée de larme, qui pourtant n'étouffe pas les "grelots de l'espoir (quelle superbe image ! et tout le vers, avec ses belles allitérations est magnifique !) car l'espoir est présent, on le ressent bien en filigrane. En plus du rythme très bon et des sonorités agréables, mention spéciale aux images, dont je suis complètement fan, très impactantes. De l'entame à la fin, il n'y a que des pépites poétiques : "une arbalète ciblant le ruban du malheur" "le rivage à venir des sables de ta demeure" "Les contraintes s’étaient tues aux seuils ivres de nos chemins" "J’ai hissé mon exil sur la voile de ton nom" "j’ai migré égrenant les grelots de l’espoir" "sur le rire cyan de notre entente." En résumé, ce poème est parfaitement dosé, complètement réussi. C'est un véritable régal. Je l'ai adoré, sans retenue aucune. Merci de participer à cette vague de belle poésie moderne qui "déferle" doucement sur le site en ce moment et bonne continuation ! |





