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Poésie contemporaine
Detolosa : Les affreux
 Publié le 02/06/26  -  4 commentaires  -  1309 caractères  -  48 lectures    Autres textes du même auteur


Les affreux



Les poètes, ces goinfres, se gavent de douleurs
De senteurs, de couleurs qu’ils arrachent partout,
Ces volages s’empiffrent en volant au malheur
Tout ce qu’il peut cracher, pour en faire des bijoux

Puis leurs trésors ils broient, les salant d’amertumes
Avec ces laides fleurs prises aux espoirs déçus
Et déposent le tout sur le mélange posthume
De leurs compositions au goût de déjà vu

Ces êtres titubant qui brillent de noirceur
Plongeant dans la nuit noire leurs plumes aboyantes
Sont une race à part qui chante la candeur
Que si la rime suivante peut être larmoyante

Tout est pour eux prétexte à la composition
Tout peut être tordu sous ce regard blafard
Qui rend leurs âmes absentes à la joie de l’action
Autant que leurs pensées sont vendues au brouillard

Ils aiment le soir tardif qui réveille la terreur
Les coins obscurs et noirs qui font pleurer le jour
Ils s’y tapissent avides avec leurs cœurs songeurs
Pour rêvasser la vie, pour trépasser l’amour

Je suis de cette trempe, j’ai ce front alourdi
Je connais bien la fiente qui rime sous les doigts
Elle glisse dans mon sang, parfois elle fait ma vie
Mais souvent j’y renonce sans me laisser le choix


 
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   Passant75   
11/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Le texte cherche à déconstruire la figure du poète en le présentant comme quelqu’un qui se nourrit de la souffrance pour produire un effet artistique. Certaines images ne manquent pas d’intérêt, notamment « leurs plumes aboyantes » ou « la fiente qui rime sous les doigts. »

Le problème c’est que la forme laisse à désirer. La versification est irrégulière, les vers semblent vouloir imiter l’alexandrin, mais n’en respectent guère la métrique. Par ailleurs, de nombreuses formulations paraissent forcées ou maladroites, notamment lorsque la syntaxe se plie à la rime.

Le dernier quatrain présente toutefois un nouvel intérêt dans la mesure où l’auteur s’inclut lui-même dans sa critique. Mais, au final, ce texte demande à être retravaillé pour gommer les imperfections techniques et atteindre une réelle maîtrise.

   BlaseSaintLuc   
11/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Bonsoir, je ne suis pas sûr que les experts du classique y trouvent leurs comptes, mais c'est du"néo " après tout...
Alors attention grosse exigence , donc faut bosser.

On peut le faire , mais le langage "goinfres, s’empiffrent, fiente."c'est direct, il faut plus de subtilité.
*le sens est important, pas de rimes faciles, les oniriens les plus pointus n'aiment pas trop.

Le final est pas mal ,ça, c'est bon.

La régularité métrique en néo (Moins regardant , donc moins grave si non respecté, mais ... bon)
Il y a du fond, mais toujours être vigilant sur la forme et la "musicalité du texte."

Bon le texte est vif, mordant, mais un peu trop"gros traits" il mériterait plus de finesse.

la répétition du titre est superflue
j'aime le fond ,mais la forme est rugueuse ,ça ne coule pas assez .
mais l'idée est bonne , encouragements

   Polza   
12/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
« C’est la première fois que je présente un texte. Des retours me serait utile. Je découvre le site et suis preneur de conseils. »

C’est demandé si humblement…


Mon premier conseil serait de vérifier votre orthographe avant de proposer votre poème, il existe des outils en ligne avec plus ou moins de fiabilité, ils ne décèlent pas toujours tout, notamment si un mot existe, mais qu’il est orthographié autrement à la place d’un autre qui existe également…

« Des retours me seraiENT utileS ».


« les salant d’amertumes »

il est plus courant de trouber amertume au singulier dans ce contexte….

« Ces êtres titubant » titubantS

« Autant que leur pensée sont vendues au brouillard »

leurS penséeS

« Ils s’y tapissent avide avec leurs cœurs songeurs » avideS

C’était le premier conseil…

Le deuxième conseil serait d’éviter une ou deux répétitions, surtout quand vous choisissez un mot à la rime et qu’il y a proximité…

« Pour rêvasser la VIE, pour trépasser l’amour/Elle glisse dans mon sang, parfois elle fait ma VIE »

« De leurs COMPOSITIONS au goût de déjà vu/Tout est pour eux prétexte à la COMPOSITION »

Mon troisième conseil serait de compter et recompter chaque syllabe, chaque pied de vos vers. Vous verriez alors que vous avez des vers de 13 et même de 14 syllabes au lieu de 12… même pour de la poésie néo-classique, ça fait beaucoup…

Mon quatrième conseil serait de penser à alterner rimes masculines et rimes féminines (mais bon, c’est du néo, ça peut passer)…

Pour les autres conseils, je passe la main, mais si vraiment je devais vous en donner un dernier, ce serait de ne pas abandonner même si votre poème n’est pas publié et de vous remettre à l’ouvrage, de continuer à apprendre les règles liées à la prosodie afin de perfectionner votre écriture…

Il y aurait à redire sur le fond également, mais je passe mon tour…

Polza en EL

   Cyrill   
21/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Bonjour nouvel arrivé.
Vous démarrez votre vie onirienne sur les chapeaux de roues, morbleu ! Y a un ton, c'est du brut de décoffrage, le titre à l'avenant. Pour une « plume aboyante », vous vous posez là et le dites franco de port dans le dernier quatrain. C'est bien de s'inclure dans la charge, ça fait tout de suite plus humble.
J'aime bien, j'aurais volontiers slamé le morceau, tandis que le classement en néo-classique risque de vous être refusé pour la métrique. Ce n'est régulier qu'à voix haute, mais à moi ça me va.
J'ai relevé de petites pépites comme « leurs plumes aboyantes », « Pour rêvasser la vie, pour trépasser l’amour », « Je connais bien la fiente qui rime sous les doigts ».
Peut-être un soin plus grand aurait pu être apporté à une syntaxe parfois biscornue et cacophonique : « qui chante la candeur / Que si la rime suivante peut être larmoyante »...
Quoi qu'il en soit j'ai passé un bon moment. Merci et bienvenu.


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