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| Polza
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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C’est Victor Hugo qui m’a fait venir ici.
Ayant passé la plus grande partie de son exil à Guernesey, je voulais savoir si vous alliez l’évoquer. D’ailleurs, pour la petite histoire, il fut propriétaire pour la première fois de sa vie et ne put être expulsé de Guernesey grâce à cela, la loi guernesiaise interdisant l’expulsion de toute personne ayant un bien immobilier dans l’île (je suis resté traditionnel, j’écris île avec un accent circonflexe, tout comme fraîche et connaîtrions…). Il dut néanmoins s’acquitter du droit de poulage qui consistait à offrir deux poules à la reine ou la somme équivalente, voilà pour la petite histoire. J’ai trouvé des choses intéressantes dans votre poème, comme « Cet été-là Guernesey était une ile, », il y a un côté évident et poétique. Quoique évident ne soit peut-être pas le mot adéquat si l’on remonte aux périodes glaciaires où Guernesey était rattachée au continent ! « une fille blonde riait quelque part en Limousin. » l’auteur me parle de Guernesey pour mieux m’en éloigner le vers suivant, c’est original… Pour le reste, j’avoue ne pas avoir tout saisi, se poser des questions de qui de quoi ? Ce poème est soit inventé et dans ce cas, il me manque un peu de matière soit il est réel et très personnel, si personnel que seul l’auteur peut tout comprendre ! « Encore une porte qui s’oubliait, brouillards illuminés des impossibles. » j’ai vraiment beaucoup aimé ces deux derniers vers… J’espère que votre poème sera publié pour avoir un peu plus d’explications ou voir ce que d’autres ressentiront à la lecture de ce dernier… |
| Passant75
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ils sont séparés par les eaux, mais il aimerait tant la retrouver. Des passages intéressants et, en tout état de cause, il y a là une véritable atmosphère. Le contraste entre le réel pesant et un ailleurs rêvé est assez parlant. Cela étant, certaines formules comme « le ventre de la terre » ou les « brouillards illuminés des impossibles » paraissent plutôt abstraites, même si cette dernière est assez chantante.
Le texte transmet une impression de solitude et d’inaccompli. Au final, c’est surtout un poème de sensations et d’émotions et, si j’aime bien ce poème, c'est notamment pour son ambiance rêveuse et sa sensibilité discrète. |
| Corto
29/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'ai trouvé votre poème original.
Les deux premiers vers sont comme une énigme à résoudre. Un jeu ? On est intrigué par cette proximité fort éloignée... Le voyage continue avec ce "ventre de la terre... "qui fait penser aux volcans auvergnats éteints donc "illuminant le passé". Puis on chemine avec l'auteur sans répondre aux questions posées dont on ignore tout sauf l'ambiance... et peut-être cette impossibilité de réunir Guernesey et le Limousin. Cela fait sans doute partie des "impossibles". Faute d'entrer en connivence avec l'auteur, voici un poème qui offre des images où l'on peut s'immerger. Plutôt Guernesey ou plutôt Limousin ? Allez, osez vous donner la main... Merci. |
| Provencao
29/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Eloaire,
Belle lumière sur votre poésie. Ce chemin vert n’est pas qu'une estampe, un ornement, un destin ; il est précisément le reflet même des sensations, de l'émoi de l'oracle. "La sueur perlait sur mon front et déjà nos destins se croisaient au milieu des eaux que jamais nous ne connaîtrions" Au plaisir de vous lire , Cordialement |
| LeChevalier
29/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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En ces jours chauds que nous traversons, l'idée de la mer se présente spontanément à l'esprit. Nous allons justement étudier un poème où l'imaginaire marin joue un rôle important. Il s'agit du texte « Guernesey » à propos duquel nous nous poserons la question suivante : comment le poète trouve-t-il son chemin dans l'incertitude ?
Dans un premier temps, interessons-nous au cadre spatio-temporel, précis mais vécu comme une incertitude. L'impression de précision naît de l'emploi de noms propres : « Guernesey », « Limousin », des déterminants démonstratifs « cet été-là » (formule qui revient au total trois fois dans le poème), mais aussi du recours systématique à la 3e personne dans les trois premiers distiques. On remarque une faible présence de métaphores dans ce passage : il n'y en a qu'une, « le ventre de la terre ». Mais ce cadre spatio-temporel pourtant précis, est perçu comme une incertitude. Cette impression vient de l'adverbe « peut-être », de la nécessité de « se poser des questions » ainsi que de la métaphore assez forte des « mouches empiégées en toiles futiles » qui est à mettre en correspondance avec le ressenti du poète, figuré par le pronom « je » au v. 7. La sensation de flou est renforcée par l'imaginaire marin que nous évoquions dans l'introduction : « une île », « brouillards » (dernier vers), mais aussi « insubmersible » (v. 11). Justement, à partir de ce v. 7 un chemin émerge à travers l'incertitude. Il est signalé tout d'abord par la voix personnelle qui a tardé à se faire entendre : « je », mais aussi « mon front » et « nos destins » ainsi que « nous » un peu plus loin. L'appirition de cette voix est indissociable de l'image des mouches, déjà analysée. Finalement, le chemin du poète est incarné dans une figure féminine, aimée mais peu révéle. Celle-ci est signalée dès le premier distique « une fille blonde », groupe nominal indéterminé qui ne sera jamais précisé davantage. Plutôt que de développer l'image de l'être aimé, le poète recourt à un « nous » qui est à comprendre comme la somme de « je » et d' « une fille blonde ». Le poème se termine en lumière, celle qu'on voit au bout du tunnel : « une porte », « brouillard illuminé ». En conclusion, nous pouvons dire que dans ce poème l'auteur réussit à nous transmettre sa recherche d'un chemin grâce à des techniques nombreuses, dont celle des évocations marines et certains jeux de pronoms. |




