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| Donaldo75
2/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ouarf ouarf, dirait mon ancien voisin de palier, un afficionado des jeux de rôles et autres trucs où l'imaginaire nous ramène à l'enfance, par le Troll magique voici de la bonne poésie de derrière les fagots. Le sonnet tonne au canon de la prosodie, le mage Sorgel n'en rougirait pas tellement la métrique scande le fond, tellement la rime ne sent pas l'artefact d'une vieille sorcière en mal d'inspiration. Quant à la quête de sens, elle demande des efforts à la lecture de ce parchemin un tantinet cryptique. Mon voisin plongerait volontiers dans l'Egypte ancienne, invoquerait Champollion pour réconcilier de son cerveau droit les méandres de son hémisphère gauche. Moi, je dis simplement qu'il faut se laisser aller, trouver la voie sans la chercher, se coucher dans le champ lexical et profiter des brins de vers, des gerbes de mots. Là où mon voisin lancerait son dé à quinze faces, je répondrais avec des champignons au goût de chocolat, des lapins ornés de haut de forme, sans chercher à sortir de derrière le miroir.
Bravo ! |
| Provencao
11/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Cyrill,
"Joue sur un visage aux reflets d’étain ; Il signe son fait d’un arc incertain, Recueillant la nuit de sa lente excuse" J'ai bien aimé ces reflets du plaisir esthétique qui capte notre bienveillance, couvre le langage pour donner lieu à l’écho littéraire, l’accompagnant vers d'autres perspectives poétiques. Est-ce que la pensée poétique imaginaire de la discipline renferme les rêves dans la morale de l’imaginaire où le corps de la chose trémière prend son envol ? Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
11/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour
On peut se demander pourquoi l'auteur a préféré le mot de chose au lieu de rose. Ce sonnet contemporain est une suite de belles images comme je les aime même si je ne comprends pas l'hémistiche " où git un remords" mais la suite est une belle succession de métaphores où l'on peut retrouver un coté mallarméen. Mais pas plus que je n'ai compris le remords, je ne saisis pas le dernier vers et sa lente excuse. La rose trémière pousse n'importe où, quelques fois jaillit d'un creux de goudron d'un trottoir. Un bel ensemble malgré quelques incompréhensions que l'auteur nous expliquera. Et l'exergue en anglais n'est pas fait pour nous éclairer même si je connais l'auteur. Après relecture, l'auteur a-t-il voulu nous présenter une péripatéticienne ou autre peuple de l'ombre britannique ou américain comme une rose trémière, ce qui expliquerait ce changement de rose en chose du titre, mes incompréhensions et quelques autres vers comme " Ce regard venu de l'ornière" ? Mystère. |
| jf2
11/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le lapin blanc de Cyrill ne nous conduit pas au pays des merveilles mais plutôt aux portes de l’enfer de Dante.
J’ai interprété ce poème comme la descente aux enfers d’un être humain, probablement d’un SDF qui, à la suite d’un aléa de la vie (le remord), va progressivement disparaître de la société. Seul le sourire de l’avant dernière strophe semble laisser une lueur d’espoir ou...l’acceptation de sa condition. Brrr… |
| BlaseSaintLuc
11/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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La rose trémière n'a pas de parfum, mais un romantisme fou (surtout dans les jardins de curé).
Elle avait pour les anciens, surtout, l'avantage de capter l'humidité (ce pourquoi on la retrouve surtout le long des murs). Mais ici, la rose trémière traîne sur le macadam et arbore un pétale, fille de trottoir ? "Ce regard venu du fond de l’ornière, où suinte un espoir qui susurre encor." Évidemment. Qu'importe au fond, les vers sont au poil. |
| rendu
11/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour
Toute la faune américaine d'après l'exergue, réunie sur un trottoir ou une route. Cette comparaison avec la rose trémière qui pousse également en forçant quelques fois le goudron est une jolie trouvaille. L'auteur ne m'épargne pas dans ses commentaires sur mes poèmes mais par soucis d'honnêteté intellectuelle je suis obligé d'admettre que son poème est une réussite, tant par ses métaphores particulières que dans son ensemble. |
| Pussicat
11/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Lu en EL mais non commenté. Pourquoi ?
parce qu’il était évident que le texte serait ici, dès le premier vers, par sa maîtrise, les images, les allitérations, par ses références, par son élan poétique, son électricité, « cet œil bredouillant... » « Le sourire aveugle au jour qui s’éteint, Clos dans le sursis de braises diffuses, » qu’aurais-je pu en dire ? Oh... pfou… ouche ! La rose se fait chose… puis l’exergue signé James Ellroy : Bonsoir aux voyeurs, rôdeurs, pédérastes, fétichistes de la culotte, punks et maquereaux. Je n’ai que deux mains A bientôt de vous lire |
| Passant75
11/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
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aime beaucoup
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Chose, a-t-elle vécu ce que vivent les roses ? Bien que gardant une sonorité assez proche, la fleur perd son nom pour devenir indéterminée, mais le texte tourne autour du regard qu’on lui porte. D’abord surpris par l’exergue de James Ellroy, d’une crudité triviale, j’ai vu ensuite la rose devenir une fleur du macadam, prostituée sous le regard des « peepers » et la protection des « pimps ».
Dès lors, les images du poème prennent une autre dimension, la fleur, réduite à une « chose », devient l’objet d’un regard qui la déshumanise. « La chose trémière » évoque moins une fleur qu’une femme offerte aux regards et n'étant plus qu'un objet sexuel. Cela donne au poème une tonalité sombre, presque dérangeante, où la beauté de la rose contraste avec la vulgarité du monde dans lequel elle est placée. Il ne s’agit évidemment que de mon interprétation, et je ne prétends pas qu’elle corresponde nécessairement à l’intention de Cyrill, mais c’est ainsi que j’ai perçu le texte. |




