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| Pussicat
10/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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L’inversion « Encore hier » / Hier encore, créé une sensation / impression de déséquilibre renforcée par l’utilisation du temps présent et non passé.
Les mots « Entravent mes gestes / leurs danses et leurs errances », les mots empêcheraient le mouvement. Le geste a t-il besoin du mot pour créer l’évènement qui suit l’état d’imminence (« Ils encombrent l’estuaire de mes imminences »), cet instant de suspens qui précède tout évènement, changement d’état : je ne le pense pas. l’immobilité comme état/espace/élément d’imminence précède le mouvement. Mais ici, les mots possèdent cette qualité supérieure, ils ont le pouvoir d’entraver le mouvement. « Des mots bâillonnés par on ne sait quel potentat » Ce passage alourdit le texte par le choix des mots : « par on ne sait quel potentat » Hier, les mots étaient informulés, prisonniers de cet espace précédent tout événement, toute action (l’imminence), aujourd’hui ils sont amnésiques, isolés de toute mémoire, de référent-s, référence-s, mais ils agissent, ils ont donc retrouvé pouvoir d’action : « Ils font la taille de mes failles ». Comment amnésiques peuvent-ils connaître les failles ? Le dernier vers est convenu : « à la jointure des marées d’équinoxe ». Les grandes marées se produisent deux fois par an, printemps et automne, dans un espace qui n’est pas : la jointure. En revanche, il boucle le poème sur cet état d’imminence, de suspens, ni ordre ni désordre, un espace où rien n’existe encore. Je reste sur ma faim sur ce texte. Il y la vie qui trace et plus loin les mots « Entravent » tout de même le geste. L’auteur semble extérieur à la vie, comme retiré du monde, d'où le titre "Absente". Il y a une idée de l’état pour un texte d’être au monde, pour les mots de mettre en forme l’idée, et pour l’auteur d’exister à travers l’acte d’écrire mais son développement n’est pas abouti. Le lecteur passe d’hier à aujourd’hui sans connaître les raisons, c’est un texte de ressentis qui ne dit pas assez. Edition : commentaires EL |
| Passant75
10/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Qui donc ou quoi donc impose le silence aux mots ? Pas évident d’être assuré d’avoir la réponse, et ce d’autant plus que l’auteur n’a pas cherché à révéler les raisons de cet empêchement, voire de ce bâillonnement. « Ils ont la taille de mes failles » est une image qui m’a semblé très forte, les mots seraient aussi grands que les blessures sont grandes, ce qui aurait pour conséquence de les rendre beaucoup plus difficiles à sortir.
Le poème reste chargé de mystères, il ne dit pas ce qui s’est passé, on ne sait rien des causes de cette souffrance. Quelque chose (mais quoi donc ?) s’est perdue, mais reste tout de même présente quelque part. L’indicible ne peut être exprimé, c’est d’ailleurs ce qui le rend inaccessible aux mots, mais pourtant accessible au ressenti. Paradoxalement, alors que le poème parle de ce qui ne peut pas être dit, il parvient à faire ressentir cette absence. Hier, les mots oubliaient de sortir, aujourd’hui, ils sont amnésiques, mais tout de même présents on ne sait où, qu’en sera-t-il demain ? |
| Provencao
10/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Eskisse,
Très touchée par cette Absente où l'expression libre est pure, et délicate. Elle occupe le lieu de l’instant où la poésie trouve son moment de justesse, et qui, elle seule, a le pouvoir de faire taire l'épitre sans l’absoudre : en lui offrant son lieu propre. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Marite
10/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Les mots, malgré tout bien ordonnés dans ces vers libres, suggèrent une sorte d'amnésie, partielle, irrationnelle, la nuit dans les insomnies peut-être, le jour quand la vie trace son chemin, même les mouvements semblent perturbés ... l'absence ... le vertige éprouvé par cette perte de repères fiables que sont les mots. Très touchée par ce poème qui délivre un message douloureux sans plainte mais tout en délicatesse et pudeur.
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