Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Cyrill : Les bonbons
 Publié le 28/07/26  -  3 commentaires  -  710 caractères  -  87 lectures    Autres textes du même auteur

Un rite enfantin.


Les bonbons



L’on m’exile et me tient dans l’hostile entre-deux,
Sans plaisir ni douceur, qu’aucun soleil ne nimbe ;
J’y cultive à part moi quelque masque hideux
Aliénant ses regards à l’hypocrite limbe.

Si le diable vous mène à ce théâtre bœuf,
Vous verrez, dans les plis de la gaze diaphane
Jetée sur mon sommeil, un gigantesque bluff,
Comme un succédané de l’odeur épiphane.

Séduits par les doux sons de l’aven palatin
Dont le fronton d’émail livre un babil mutin,
Vous fondrez en liqueur tel un sucre guimauve,

Suaves pénitents tombés dans mon alcôve.
Il ne restera rien de ce rite enfantin
Sur ma lèvre, qu'un peu de friandise sauve.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
28/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Cyrill,

Plusieurs lectures pour mieux ressentir votre poésie.

Mais au-delà de ce rite enfantin, il y a, à mon sens, pour chaque enfant, conjointement, un ressenti irréductible propre à chacun, qui semble être de l’ordre du mystère du fait d’être, d’être enfant et qui nous étonne encore.....

J'ai beaucoup aimé ce poème où tout un chacun peut y apposer son ressenti parfois très personnel.
L'écriture est très soignée.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   LeChevalier   
28/7/2026
Aucun commentaire en EL, j'aurai donc l'honneur d'être premier commentateur de ce sonnet (à moins que quelqu'un ne me devance).

Je tiens à dire que je n'ai pas compris le sens de la composition. Il y a des mots-clés, évidemment, mais je n'arrive pas à accéder à un sens global. Pour être honnête, je trouve que les recherches de mots et de rimes bizarres sont l'aspect le plus saillant du texte. Par contre, je ne suis pas persuadé que tous ces mots et toutes ces rimes soient employés bien à propos. Un exemple pour le lexique : « limbe ». Je ne savais même pas que ce mot existait au singulier mais les deux nouveaux sens que je viens d'apprendre ne collent pas plus au syntagme ici. Un exemple pour les rimes : « diaphane » et « épiphane » peuvent avoir l'air d'une rime magnifique mais en réalité ils sont tous simplement issu du même verbe grec φαίνω, donc la rime est comparable à « apparaître / transparaître » en quelque sorte.

Je ne suis pas convaincu de la correction syntaxique du vers « sans plaisir ni soleil, qu'aucun soleil ne nimbe ». C'est la négation qui me semble douteuse mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi exactement.

Je ne doute pas que ces jeux de mots et tous ces retours obligés au dictionnaire peuvent plaire à certains lecteurs. Cependant, en ce qui me concerne très personnellement et sans prétendre à une quelconque qualité supérieure de mon jugement, je n'aime pas du tout. Obliger à creuser, à relire, ce n'est pas un défaut d'un texte (poétique ou pas) ; mais ce genre d'hermétisme, qui tient en partie au vocabulaire inusité ou rare, n'est pas pour moi.

Cependant, à quoi peur servir ce commentaire quand l'auteur a déjà de très nombreux textes dans le même esprit ? Vraiment, je ne le sais pas ! Voilà, je viens de commenter mais je doute de l'utilité de mon commentaire.

   Mansoul   
28/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Rite enfantin dont la bouche se fait tour à tour grimaçante et attendrissante, en un babil hypocrite et séducteur afin d’obtenir la friandise tant désirée. Une écriture travaillée (très), aussi toûrsiveuse (excusez mon wallon…) que son protagoniste, naviguant par périphrase, sans jamais presque nommer, peut-être à l’excès du moins en décalage en rapport au sujet (si je l'ai bien saisi) dont on finit me semble-t-il par perdre la simple naïveté.


Oniris Copyright © 2007-2025