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Poésie libre
Vincent : Les hystéries
 Publié le 29/07/26  -  5 commentaires  -  890 caractères  -  82 lectures    Autres textes du même auteur

Presque la vérité.


Les hystéries



Au grand procès des faux-semblants
se déroulant dans un hangar,

Il y avait quelques mirages en sang et or,

Un charlatan holographique, en robe parme, bavette bleue.

Il y avait plusieurs crapauds et leurs cartons de documents,

Il y avait des graffitis dansant l’amour,

Un orateur échevelé,
déclinant l’art des courants d’air,
des alibis instantanés,
des spécialistes intermédiaires,
des dates et lieux de carnavals,
des professions intermittentes.

Dans les coulisses du temps perdu, il y avait des métaphores
qui savaient bien faire croire le faux

Et tout à coup révélation,
derrière leur voile de fumée,
les accusés rompent le silence,
dans un éclat de rire radieux
et toute la vie reprend ses droits
dans un désordre ce peu banal.


 
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   Passant75   
14/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Malgré sa syntaxe parfois chancelante, j'ai trouvé ma lecture intéressante i Mais j’en ressors avec un sentiment partagé. Si je n'ai sans doute pas saisi toutes les clés de ce poème, son univers surréaliste m'a davantage invité à ressentir qu'à chercher une explication unique.

Pour l'image du « charlatan holographique », j’ai hésité entre le pape et Jean Jean-Luc Mélenchon lorsque ce dernier avait utilisé des hologrammes durant sa campagne présidentielle, une présence qui reproduit le réel sans être le réel. « L’orateur échevelé » évoqué par la suite m’a semblé donner du poids à ma seconde hypothèse. J’au vu, dans tout cela, une métaphore saisissante de l'illusion et des faux-semblants.

Quant à la scène finale, avec ces accusés qui éclatent de rire au cœur du « procès des faux-semblants », elle m'a immédiatement évoqué le film « L'Aveu » de Costa-Gavras, où, quand l’un deux perd son pantalon, les accusés sont eux-mêmes pris d'un fou rire hystérique face à l'absurdité d'une vérité fabriquée qu'on cherche à leur imposer.

Dans ce dernier cas comme dans le poème, ce rire me semble faire voler en éclats la mascarade et rendre à la vie sa liberté. J'ai apprécié la richesse des images et l'audace de l'écriture, même si leur accumulation m'a parfois laissé au bord du chemin. Ce poème est resté, pour moi, déroutant, mais suffisamment évocateur pour continuer à résonner bien après sa lecture.

   Provencao   
29/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Vincent,

J'ai aimé votre poésie où il m'a semblé important de me dire qu'en morcelant les mots que nous choyons, sans nous inquiéter de calquer le caractère admis, nous confions leurs habilités les plus éclipséess et les dichotomies élaborées qui se sèment à travers toute poésie , fédérées par les accords d'écho, de nature et d’apparence.

Ainsi votre poésie se transforme en belles hystéries.

C'est un ressenti très fort que j'ai eu en votre délicate écriture.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Mansoul   
30/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Une curieuse assemblée de trompeurs, fayots et autres passeurs de vessie pour des lanternes rassemblés sur le banc des accusés mais où, à terme, le procès lui-même ne paraît être qu'une sinistre farce de plus, un énième théâtre. L'écriture toute en énumération surréaliste est plaisante pour sa partie énumération justement. La dernière strophe, bien que conférant tout son sens au poème, jetant le soupçon sur la justice qui ne juge qu'en apparence, me paraît cependant en deçà. On y perd la fantaisie et ce dernier vers me démange la syntaxe : "dans un désordre ce peu banal"... Pourquoi ce "ce" ? Je ne suis pas le dernier lorsqu'il s'agit de torturer notre chère langue française, loin s'en faut, mais ici je n'y vois aucune raison ni sémantique ni musicale.

   Cristale   
1/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Vincent,

Pris indépendamment ces vers me plaisent beaucoup :
"Dans les coulisses du temps perdu, il y avait des métaphores
qui savaient bien faire croire le faux"

Toutes les "scènes" me semblent élaborées sur des métaphores dont il me manque quelques clés.

Je note l'écriture que j'estime maîtrisée.

Edit : revenue faire quelques corrections

   Pussicat   
31/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J'hésite entre "scène de la vie animale" et "pastiche de grand raout politique".

Le duo "sang et or" est trop marqué, connoté : les sang et or du nord, de Lens, à moinsse que cela implique cela.

Je n'ai pas saisi la construction finale. Pourquoi ajouter un "et" qui casse le rythme ?
"et toute la vie reprend ses droits" => "toute la vie reprend ses droits" est plus fluide.

"dans un éclat de rire radieux." / point
Toute la vie reprend ses droits
dans un désordre ce peu banal"

Je ne comprends pas ce dernier vers : "dans un désordre ce peu banal".

La lecture m'a été agréable, plaisante, j'aime bien ce texte.

A bientôt de vous lire


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