|
|
| Boutet
30/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Pas encore de commentaires, il faut bien commencer.
Dommage que l'auteur n'ait pu nous incruster une vidéo de tango argentin avec danse et musique, je pense que le poème eût été mieux apprécié. Car, pour le profane, il demeure assez technique mais je lis cette poésie comme un dépaysement vers des lieux ou naquit le tango argentin, il me semble et d'après ce que j'ai lu, réservé au départ aux hommes qui dansaient ensemble. Un bonne lecture matinal malgré la rime compliqué/parquet qui éloigne du classique mais ce n'était, peut-être pas le désir de l'auteur.. |
| Marite
30/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Une récente lecture sur le tango argentin décryptant ses rythmes et ses figures me font retrouver, dans ce poème, ce qui fait le charme, la magie et l'attrait de cette danse.
Chaque quatrain nous invite à y participer avec "les salidas et les habaneras". Les deux derniers vers déroulent devant nos yeux l'image particulièrement réaliste de la figure évoquée. Ah ! en ce qui concerne la forme, à la lecture le rythme nous entraîne sans heurt ou rupture. Peut-être y a-t-il des détails techniques non respectés mais les spécialistes pourront les souligner et ainsi l'auteur pourra s'en inspirer pour se perfectionner. Quant au vocabulaire rien de compliqué et les deux mots en espagnol peuvent facilement être traduits pour qui ne maîtrise pas cette langue. J'ai hésité quand même pour "les salidas" car plusieurs options sont proposés dans la traduction. |
| Polza
30/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
|
Très bonne idée que de mettre le tango argentin à l’honneur et pourtant, c’est une quiche en danse de tout genre qui vous dit ça !
Je n’aime pas trop danser, je suis tout sauf coordonné dans mes mouvements, faut dire à ma décharge que je suis droitier, je jour de la guitare (très mal) comme un gaucher, je suis gaucher au foot (dans les 2 sens du terme !), enfin bref, c’est assez compliqué ! Mais j’adore voir des danseurs et danseuses quand ils dansent à merveille, notamment le tango qui est vraiment une danse magnifique (je mettrai un petit lien à la fin de mon commentaire) Il y a des choses que j’ai appréciées dans votre poème et d’autres un peu moins… « Que j’aime du tango la couleur argentine ! » Très bien, belle entrée en matière, vive et joyeuse… « La cadence hachée en marche des pampas ! » J’imagine qu’il faut comprendre « Que j’aime » en ellipse. Par contre, je n’ai pas trop saisi « en marche des pampas », j’ai plus eu l’impression que ça vous servait de base pour les autres rimes en « pas » ou « ras ». Je veux dire, la pampa ou les pampas c’est immense, je ne pense pas qu’un danseur ou une danseuse ait déjà fait un pas aussi grand. De toute façon, je ne comprends pas non plus « en marche », je ne saisis pas bien la métaphore dans son ensemble, mais rassurez-vous, ça ne vient pas forcément de vous ! « Quand mon corps par ton corps épouse tes appas » Il m’a fallu un certain temps pour m’enlever Johnny Hallyday de la tête, « Quand mon corps sur ton corps », mais j’ai finalement réussi, par contre, j’aurais préféré « Quand mon corps par ton corps épouse les appas », je trouve ça plus naturel et fluide, quoi que la formule par ton corps ne me convainc toujours pas. De plus, cette formule ajoutée à « Ma main guide ton corps » vous fait 3 fois corps dans le même sonnet, deux fois, cela ne m’aurait pas choqué, mais 3… « À la fleur de nos sens aiguisés je butine. » J’ai trouvé ce vers très frais, il faut dire j’aime les petites abeilles et surtout leur bon miel, j’en ai acheté qui venait du Bénin la semaine dernière, il est à tomber par terre, d’ailleurs, je suis tombé par terre ! « Le rythme s’accélère ou s’arrête, mutine » Je ne suis pas certain d’avoir bien compris la fonction de « mutine » dans ce vers, il s’adresse à « Carmelita » en tant que nom ? Il ne peut pas être adjectif du rythme, sinon se serait mutin et il ne peut pas être verbe, sinon se serait « se mutine », il me semble… « Et comme une liane ondulant à mes bras Tu fais les salidas et les habaneras, » Deux choses. La liane ondulant à mes bras m’a fait penser à Tarzan et Jane (je vous dis comme ça vient, je vous assure que je ne me moque pas de votre poème, je ne le fais jamais pour qui que ce soit) et « Tu fais les salidas et les habaneras », en plus de me sembler trop technique pour qui ne connaît pas le tango argentin, m’a fait penser à une recette de cuisine, « tu fais des empanadas », encore une fois, je vous dis ce que votre poème provoque chez moi, je sais ce que cela implique de proposer une poésie qui nous tient à cœur et je n’écris pas tout cela pour amuser la galerie, même si je suis d’un naturel comique et joyeux en général… « La danse nous transporte à la rive divine. Je suis ton Pampéro, toi ma Carmelita Par le même voyage unis vers La Plata Indifférents à tout ce qui n’est pas musique. » J’ai bien aimé ce passage et l’idée de mêler à cette histoire des personnages fictifs, ça apporte vraiment un plus je trouve… un petit bémol toutefois avec les rimes en « ta » qui rappellent les rimes en « pas » ou « ras » des quatrains… « Ma main guide ton corps au schème compliqué, » Schème on you ! Je plaisante. Par contre, « schème » ça fait plutôt philosophie je trouve, je pense qu’il y a avait peut-être mieux à faire dans ce vers, quelque chose de plus poétique à mon avis… « Mon pied bloque le tien, pivot sur le parquet » Encore une fois, ça fait un peu trop technique au détriment de la poésie, mais cela n’engage que moi bien évidemment. Avec « Mon pied bloque le tien » j’ai presque eu le sentiment d’assister à un combat entre 2 judokas… « Où tu flagelles l’air de ta jambe impudique ! » L’image ne m’a vraiment pas séduit, je trouve le verbe « flageller » trop fort, presque inapproprié, même si je comprends ce que vous avez voulu dire, mais ça donne un côté un peu sadomasochiste, ce n’était pas le but, j’imagine… Mais malgré mes remarques, j’aime bien votre poème dans l’ensemble, je trouve juste qu’il mérite d’être encore légèrement affiné pour pleinement me séduire et pourquoi pas, me donner envie de prendre des cours de Tango argentino ! https://youtu.be/smF3IT3tMuo?si=rBgAzlBluXB5WCJb |
| Mansoul
30/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
|
Le tango m’évoque une danse certes sensuelle mais aussi et surtout sauvage, ambivalente en ceci que les corps semblent à la fois s’épouser autant qu’être en lutte l’un contre l’autre, tour à tour et en même temps jeu de séduction et de domination. Si je retrouve assez bien le premier aspect dans ce poème, la dimension dionysiaque qui pour moi en fait le sel et la distingue de la gentille danse de salon ne transparaît guère que dans cet ultime vers où la danseuse enfin ose se montrer revêche, fatale. Ce qui manque par ailleurs où tout coule paisiblement, sans saccade ni piment ni accroc, bien trop sagement...
|
| Cyrill
30/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
|
Bonjour Rendu.
Le thème a tout pour me plaire, cependant je trouve les débuts de ce tango un peu guindés. Il ne glisse pas tout seul sur le parquet. Les deux possessifs à la 2e personne au vers 3 n’aident pas mais c’est un détail. Dans le contexte de cette danse, j’ai du mal aussi avec les inversions telles que « du tango la couleur » ou le vers 4, pas assez naturelles. Alors que, me semble-t-il, le pas du tango est largement improvisé, la direction est impromptue. Et puis j’aurais volontiers vu quelques trimètres, question rythmique. Les deux tercet m’ont davantage plu. Carmelita est un choix qui se défend mais perso moi j'préférais Violetta ^^ Les deux derniers vers sont parfaits, très visuels, j’entends la musique ! Là, vous y êtes tout à fait. Merci pour le partage. |
| LeChevalier
30/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Une danse de l'Amérique hispanophone méritait bien un sonnet. En effet, c'est une forme poétique très appréciée dans la littérature espagnole. L'un des recueils les plus célèbres de sonnets en espagnol est Cien sonetos de amor de Pablo Neruda, publié pour la première fois en... Argentine. Je trouve qu'on le choix de la forme très appropriée.
Je trouve la syntaxe très appropriée également. Parfois droite (comme dans le premier quatrain), parfois beaucoup plus circonvolue (comme ce très bel enjambement entre le premier et le deuxième vers du deuxième quatrain). Ce mélange de tonalités syntaxiques va très bien au caractère de la danse. Le vocabulaire est lui aussi très à propos : bien de la couleur locale (pampas, La Plata), des termes techniques (salidas, habaneras), des rimes originales mais sans usurper l'attention (cela ne réussit pas à tous). La seule tâche sur la composition, c'est cette non rime « parquet / compliqué ». Le poème avait été proposé en contemporain, l'auteur était donc au courant de ce qu'il faisait... |
| Cristale
30/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Bonjour,
Ce sonnet m'a plu dès que je l'ai lu ce matin. D'abord pour la sensualité bien retranscrite dans les gestes des danseurs, ensuite pour les termes techniques inhérents à cette danse spectaculaire. Je ne ferai pas un long discours, l'auteur connait bien ses classiques. Cristale amatrice de tango argentin sur scène et en vidéos.... et en poésie comme celle que je viens de relire Dmitry Vasin - Esmer Omerova - Tango argentino |
| AMitizix
31/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
|
J’aime plutôt bien ce poème.
Le sujet est sympathique, j’apprécie cette tentative de poétiser la danse : c’est une idée qui a beaucoup de potentiel. Le début est excellent, surtout le premier vers, ou plutôt les deux premiers vers, qui plantent très bien l’atmosphère, et qui sont mélodieux. L’exotisme du sonnet est bien servi par des mots bien choisis, qui sonnent fortement à la rime : « argentine », « pampas », « La Plata », etc. Les quelques termes techniques, obscurs pour le non-initié que je suis (« salidas », « habaneras »), ne me dérangent pas dans la mesure où leur signification – de la danse – est transparente vu le contexte ; leur étrangeté participe de la poésie de l’ensemble. Mais je suis moins convaincu par la suite du texte, notamment le premier tercet, que je trouve plus froid ; et ce, malgré quelques jolies images (le vers 7 notamment) qui en côtoient de plus banales et moins touchantes (vers 8 ou 11, qui souffre en plus de sa césure affaiblie). En général, je trouve aussi que la syntaxe semble assez imprécise : j’aurais ajouté des signes de ponctuation dans le premier tercet (une virgule à la fin des vers 9 et 10), j’aurais aussi ajouté une virgule à la fin des vers 3 et 6. Quant à la virgule du vers 5, je l’aurais remplacée par un point-virgule, tout comme celle de la fin du vers 7. Il me semble que cette nouvelle ponctuation sert mieux le souffle du poème, et j’ai du mal à voir comment on pourrait le lire sans la faire sentir. De plus, quelques tournures (« cadence hachée en marche… », « mon corps par ton corps… ») sont assez étranges, et semblent des facilités plus que des effets de style – sauf si je manque l’intention de l’auteur. Ces quelques réserves ne m’empêchent pas de saisir le sens et l’atmosphère du poème, et d’être plutôt séduit ; mais elles m’empêchent d’adhérer tout à fait de bon cœur. Le dernier tercet est assez troublant, à la fois technique (« schème », « pivot ») et beaucoup plus violent que le reste du sonnet (« flageller », « impudique »). Même si dans une poésie aussi courte, j’ai tendance à rechercher plutôt une unité de ton, je suis plutôt charmé par cette étrange manière de clore le poème, malgré sa formulation particulièrement anti-naturelle. Cette conclusion est malgré tout très évocatrice, donc j’apprécie plutôt. Merci pour cette lecture agréable ! |
| Pussicat
31/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
|
Un sonnet sur le tango, couleur, musique, chaleur, moiteur, corps à corps, ivresse, collé-serré, un sonnet sur le tango, miam, miam ! me dis-je ; un peu déçue et voici les raisons.
L’attaque est franche sur une construction hardie, puis tout retombe, bute sur ce vers pour le coup haché dont je ne saisis pas bien à quoi il s’accroche, fait suite (la pampa est une forme de plaine il me semble) : cadence / les marches militaires ? J’ai l’impression que « pampas » vient appeler, conforter la rime « appas » (j’aurais préféré « les » à « tes », plus distancié, moins lourd) et ça me gêne, ça craille ma lecture, ça la fait dérailler sur une voie qui n’était pas la sienne à l’attaque du premier vers. Je précise : j’ai soudain l’impression que la construction du texte épouse une géographie de la rime, impression confirmée avec « mutine » qui apparaît sans savoir qui est « mutine » : Carmelita ? Elle n’est pas encore entrée en action, elle arrivera au vers 9. La danse ? C’est la danse qui « fais les salidas et les habaneras », en passant, l’utilisation du verbe « faire » appauvrit le vers, je trouve, verbe "fait-tout", tout en l’orientant sur une forme de composition technique. Si j’ai saisi la composition de la deuxième strophe, le lecteur passe du rythme à la danse en faisant « les salidas et les habaneras », quant à la « rive divine », j’imagine l’enchantement, l’ivresse causée par la danse ? Ou le point de chute de Pampéro et Carmelita ? « Par le même voyage unis vers La Plata » trop proches « même » et « unis » Que la présence de « schème » est « compliqué », et la rime pour le coup ne glisse pas « sur le parquet ». « Où tu flagelles l’air de ta jambe impudique ! » ce dernier vers me bloque, je ne saurais dire pourquoi. Le verbe flageller inapproprié, la jambe découverte qui devient impudique. J’attendais mieux, j’attendais beaucoup, beaucoup trop peut-être. Le texte épouse les canons du sonnet comme un exercice de style, sans élan, poussif. La sensualité est absente, tout comme la musique, les couleurs sont absentes, aucune chaleur. Le tango est une danse de défi, de connexion, un corps à corps, une forme de balade improvisée genre : tu me cherches, tu vas me trouver. J’attends de la lecture d’un texte sur le tango qu’il me file la suée, m’emporte, or, je reste à distance, je suis tenue à distance, perdue dans la pampa cherchant une musique pour accompagner mes pas vers la sortie. Voici pourquoi je suis déçue. A bientôt de vous lire Edition : j'ai oublié de vous donner une appréciation, et peut-être que la forme choisie du sonnet ne convient pas à cette danse fougueuse, enlevée, aux pas improvisée (?) |




