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| EtienneNorvins
4/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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La force principale du texte réside dans sa retenue. Comme indiqué en exergue, il raconte un « presque rien », mais il laisse beaucoup résonner : autant que la synecdoque, la litote semble régner sur la musique très subtile des mots (« Moi, une mauve en fugue. Lui, sombre, sombre insondablement. », par exemple).
La cohérence chromatique remplace en quelque sorte la narration. « Ce qui s'est passé » est donné à ressentir par les variations de lumière. Le réseau d'images autour de la lumière et de la couleur (« phosphorescente », « violette », « pâle », « lumière bleue », « fluorescent », « marée d'ambre », « mauve ») fait baigner le poème dans une palette qui crée une atmosphère presque nocturne, aquatique ou de laboratoire. D’autres termes (« formule », « science) suggèrent un expérience, dont il faut accepter que la conclusion soit différente des attendus. Rien de « concluant ». On n’a saisi qu’un bref instant — une danse, une remarque anodine — qui se laisse dilater jusqu'à devenir une réflexion sur le regard, le désir et la disparition ; mais comme la locutrice (?) qui « ne connai[t] pas la formule du phosphore », le poème accepte de ne pas résoudre son propre mystère, où (seule réserve de ma part), la « nymphomanie » évoquée au vers 9 fait comme un couac. Les roses, puis « Tout est dispaissant » et le vers final semblent discrètement permettre un écho avec la rose célèbre de Ronsard. Disparaître n'empêche pas d'avoir vécu ce que vivent les roses... (EN en EL) |
| Provencao
27/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour solinga
"Tout est disparaissant. Moi, une mauve en fugue. Lui, sombre, sombre insondablement. Mais fière d'être malgré tout quasi « comme ses roses ». Puisqu'entre ses lèvres, ce n'est pas le compliment bête qui ravale. C'est le soin de toute une vie, la synecdoque reine. C'est la science qui éclot dans les mains." J'ai beaucoup aimé ce passage où je lis une temporalité presque secrète : une sorte de suspension, la crainte de rien, âme qui alése tout moment si agité soit-il . Et ces imprévues phosphorescences certes, portent sur mille concepts, dont le registre sourcilleux martèle le sombre compté… Qu'importe de disparaître... Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Cyrill
27/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Solinga.
Voilà une jolie tranche de vie, intimiste et toute en ombres et lumière. Tout se passe entre « moi » et « lui ». Un « On » fragile qui se fait et se défait, sur nuancier de couleurs et nuancier de sentiments. J’ai beaucoup aimé « tout est disparaissant », « Lui, sombre, sombre insondablement », ou encore « Qu'importe de n'être que partie » , des formulations qui soulignent l’impermanence. Comme en chimie, les choses changent et se modifient en s’alliant, qu’importe de connaître la « formule du phosphore ». Il n’empêche, « C’est la science qui éclot dans les mains », comme un plus pour cette relation. Une question me turlupine. Je ne suis pas chimiste pour un rond mais il me semble que le « haut » devrait être phosphorescent et non fluorescent, en ce cas il faudrait parler de la formule du fluor. Un poème réussi, bravo et merci pour le partage. |
| Yakamoz
27/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Solinga,
« Tu me vis phosphorescente, l’autre dimanche », je trouve que ce premier vers donne d’emblée le ton de cette poésie, un peu étrange, une atmosphère évanescente, deux personnes sur un canapé, puis une danse. Tout est subtilité, retenue, des jeux de lumière passent entre les vers. Le « comme-si » et le « rien-de-plus » de l’incipit m’ont évoqué le « je-ne-sais-quoi » et le « presque-rien » de Jankélévitch, ces moments suspendus où il faut savoir saisir l’instant, ce qui passe et ne reviendra plus. Merci pour ce beau moment de lecture ! |




