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| Passant75
8/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Choisir la forme du sonnet, mais sans toujours respecter la régularité des vers peut surprendre. Cela étant, le texte étant présenté dans la catégorie « Poésie contemporaine », passons à autre chose.
Revisiter le thème de la danse macabre est une ambition intéressante et louable, mais le texte souffre d’une surcharge de métaphores que je n’ai pas toujours trouvées très pertinentes, en effet, « déplumés de leurs dents », « la lune se sclérose » ou encore « tout destin s’ankylose » sont notamment des expressions qui m’ont bien plus surpris qu’enthousiasmé. Ces excès de style et le manque de clarté de certaines images m’ont empêché d’adhérer totalement à ce poème. |
| Cyrill
17/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai beaucoup aimé cette atmosphère, inquiétante, obscure. J’ai l’impression d’entendre le martellement avec ‘diabolus in musica’ dans l’œuvre éponyme de Liszt, inspirée elle des gravures macabres de Hans Hobein.
Les irrégularités de la métrique font écho aux dissonances de la musique. Dans un poème construit comme un sonnet, on peut dire que ça détonne grave. Le chant lexical ne recule devant aucune outrance gothique, les images sont à l’avenant, impressionnantes et ce d’autant plus par accumulation. Le poème en est saturé. Je n’en cite aucune, je les citerais toutes. Franchement bravo, vous avez frappé très fort ! |
| Donaldo75
18/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le titre m'a fait penser à une chanson d'un groupe gothique des années quatre-vingt-dix mais je ne me souviens plus duquel (Fields of the Nephilim ?) et cela a forcément influencé ma lecture. Quoi qu'il en soit, il y a dans ce poème toute la tonalité propre à la référence que je viens d'esquisser, avec les images, la rime, le décorum, la formulation même comme incantatoire.
C'est réussi, je n'ai pas eu l'impression de lire un exercice d'atelier d'écriture comme c'est parfois le cas sur le site. Bravo ! |
| LeChevalier
26/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Pour ma part, le titre m'a rappelé le roman de Bernhard Kellermann Danse macabre que j'avais vu dans la bibliothèque de mes parents quand j'étais enfant, mais que je n'ai jamais lu. Quant au texte de présentation, c'est l'adage d'Horace « aequo pulsat pede » (elle heurte du même pied). Quoiqu'il en soit, le texte s'occupe seulement de la fin des puissants, thème favori de l'art baroque. Les moyens d'expression mis à l'œuvre sont assez variés mais aussi simples : apostrophes directes, impératifs, champ lexical de la danse (trois fois le verbe « danser ») et de la musique qui va avec.
Pour la forme, syntaxe incluse, il y a pas mal de relâchement : un sonnet assez approximatif, aux rimes faibles, avec des tercets cdd eec hautement atypiques de la tradition française et je dirais plutôt Italiens qu'allemands... Les vers oscillent entre alexandrins et des choses proches mais aléatoires. Le vers « sans transe du vivant, tout destin s'ankylose » em semble le plus faible de tout le poème, tant pour le sens que pour la rime peu intéressante. L'expression « déplumés de leurs dents » m'a paru plutôt drôle que puissante. À part « danser », il y « trépigner » qui se répète aussi. Je ne suis pas ennemi des répétitions, bien au contraire, celles-ci peuvent créer des effets puissants, comme la reprise de l'impératif « dansez » au huitième vers, mais le retour de « trépigner » me semble plutôt le fruit d'une tentative de parler de la même chose jusqu'à épuisement des mots disponibles dans la langue. Je pense que l'intention de l'auteur pouvait être mieux rendue car actuellement le texte tient plus de l'exercice. Mais qui ne s'exerce pas ne s'améliore pas et aucun auteur n'a commencé par des oeuvres excellentes. |
| Myndie
27/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Gloel,
poésie du déclin, images macabres, effets visuels, un tel poème, viscéral et habité, ne pouvait que me plaire. Ici, les images saisissantes réussissent à rendre le morbide poétique : « Le ressac des os broyés », « la viole s'enroule au geste de la faux » et même désacralisent les riches et les puissants « Où dansent les vieux rois, déplumés de leurs dents. Leurs sceptres, maigres triques, mâchent l'agonie. » Le dernier tercet est particulièrement réussi avec ce dernier vers qui, associant deux sons bien différents (le glas et le fracas) théâtralise la chute. Je trouve dommage cependant que la versification parfois bancale, une césure mal maîtrisée, hachent les vers et accrochent le rythme. Je me dis que c'est sans doute par choix et pour coller au plus près à cette Totentanz : sans doute avez-vous forcé la rigidité classique du sonnet pour lui faire accepter, par un contraste percutant le chaos déchaîné de la danse macabre. Mais pour moi, cette recherche de l'effet choc n'est pas utile, car elle freine le lyrisme et la sincérité du texte. |
| AMitizix
27/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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J’aime bien ce poème.
D’abord, le titre et le thème sont alléchants ; et je trouve cette tentative de traitement intéressante et pertinente, la forme contemporaine pouvant s’autoriser une certaine surcharge assez touffue qui se prête bien au sujet. C’est ce que j’apprécie ici, justement, cette surcharge assumée, qui colle bien à l’ambiance macabre et baroque de la Totentanz. Je reste cependant gêné par l’inégale qualité des images, et il me semble que le vocabulaire a primé sur le sens et les métaphores pour élaborer l’atmosphère du poème ; en un sens, c’est réussi, puisqu’on la saisit immédiatement ; mais je regrette de n’avoir pas perçu, au sein de la surcharge, une organisation plus nette, des images plus naturelles, qui auraient donné plus de force au poème. En bref, les mots me semblent s’émanciper des images, et malgré ce jeu lexical un peu jouissif auquel je suis sensible, j’ai toujours l’impression que quelque chose manque, qui aurait pu réunir orgie verbale et images plus inspirées, moins gratuites, moins tout entières contenues dans le choix des mots. La rime en « ose » dans le premier tercet m’a interpellé ; elle me plaît (elle me semble originale), elle sonne bien, même si le vers 11 est emblématique à la fois de ce qui m’attire et me gêne dans le poème : on comprend bien l’image, les mots sont frappants et fortement chargés de sens (« transe », « vivant », « destin », « ankylose »), mais la formulation est assez lâche, apparaît gratuite. En somme, je préfère ce parti-pris, qui produit un poème intéressant, qui m’interpelle assez pour que je m’arrête à le lire et à le commenter, à une tentative d’entre-deux qui deviendrait fade et sans intérêt. Bien sûr, le mieux est encore de réussir à réconcilier ces deux aspects ; mais cela n’enlève rien à la valeur que possède le poème en lui-même. J’ai bien aimé aussi le « déplumés de leurs dents » du vers 4 et surtout le vers 7, que je trouve excellent, très évocateur et élégant, parfaitement approprié à son sujet. Finalement, une lecture agréable, malgré une certaine frustration : merci pour ce partage ! |




