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Poésie classique
Damy : Adieu
 Publié le 05/07/21  -  8 commentaires  -  1034 caractères  -  180 lectures    Autres textes du même auteur


Adieu



J’aurai tout essayé pour tenter de vous plaire
Mais j’abandonne, las, vu votre agacement.
Ma poésie, en vrai, vous rend atrabilaire
Alors je ne veux plus vous causer de tourment.

J’irai chanter mes vers dans quelque horrible bouge
Où des gueux miséreux, mais poètes aussi,
Après s’être saoulés à des ballons de rouge
Applaudiront toujours ce que je laisse ici.

Les paroles, pourtant, ne font que piètre éloge
De notre cher amour que j’ai rendu courtois ;
Je l’avais même inclus dans un simple eucologe
Interpellant le Ciel pour bénir nos émois.

Les marins, dans le claque, ont une âme sensible.
J’irai, meurtri, près d’eux faire couler des pleurs
Quand je leur conterai l’aventure ostensible
Vécue à travers vous en infâmes douleurs.

Ils sauront se blottir au giron d'une fille
Et m’abandonneront, me laissant libre et seul.
Je ne me frotterai contre les bas résille
Mais ferai de l’endroit mon plus digne linceul.


 
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   GiL   
24/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Dès les premiers vers, le poème dégage une ambiance qui me plaît. Le poète s’adresse à son aimée, qui n’a pas l’air commode, mais lui-même n’a pas l’air désespéré…

Un certain humour transparaît entre les vers des trois premiers quatrains. Mais les deux derniers sont décevants : on passe du bouge au claque et on change de confidents sans bonne raison ; l’humour – s’il y en a encore – n’est plus perceptible et la chute ne me convainc pas (ni d’ailleurs probablement son interlocutrice). Ces deux derniers quatrains, à mon avis, pourraient être réduits à un seul, plus percutant.

La forme classique, bien respectée tant pour la métrique que pour les rimes, rend la lecture fluide, agréable. J’ai appris un mot – eucologue – bien venu dans son contexte.

Mais on sent que ce poème n’a pas été suffisamment travaillé : les chevilles sont apparentes, quelques mots auraient mérité un contrôle (définition, genre), les tournures et le choix des termes ne sont pas toujours au top.

Cette dernière remarque et la faiblesse des deux derniers quatrains justifient la flèche qui tempère ma notation. Dommage.

   dream   
27/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pauvre poète ! A quoi bon insister ! Votre poésie ne lui plaît pas... insensible qu’elle est. Partez sans regrets et surtout sans vous retourner. Elle ne mérite même pas votre mépris ! Du reste, je pense que vous méritez mieux que cette "sans cœur"… Ne voyez-vous pas comme elle se moque !

Du beau classique à la construction sans faille aucune il me semble. Toutefois, je pense que le mot « bouge » est masculin. Mais bien sûr, dans ce cas –avec « vieux »- il vous aurait manqué un pied. Dommage !

« J’irai chanter mes vers dans quelque vieille bouge »

Merci pour cette agréable lecture !

   papipoete   
5/7/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Damy
j'ai mis tout mon coeur dans ce poème, qui n'a pas l'heur de vous plaire ; je l'avais même soumis à Dieu en prière, lui avouant mes chers émois... Quand des oreilles insensibles en auront goûté les vers, dans un bouge j'irai pleurer ma peine, et de vos yeux disparaître à jamais...
NB un récit de larmes écrit en parler " françois ", comme déclamé à une oie qui ne goûte la poésie... " hé, comment qu'tu parles toi ! j'y pige rien à tes discours ! casse-toi... "
J'ironise mais on me parla ainsi, quand j'insinuai dans mes phrases, passé simple et autre subjonctif !
Quand ça veut pas dirait-on maintenant, ça veut pas !
la seconde strophe est touchante, surtout lorsque l'on voit que pour ces " gueux, poètes aussi ", le héros déclame un texte courtois, non pas grivois.
je vois très bien la scène de bout en bout jusqu'au final si triste !
alexandrins classiques sans faute ; juste un infime bémol au second ver " vu/votre " qui gratte un peu l'oreille.
des mots savants viennent enrichir mon vocabulaire !

   Lebarde   
5/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Damy
Le poète snobé par ceux et surtout celle à qui ses écrits étaient destinés; des connaisseurs sans aucun doute dont l’indifférence cruelle n’a d’autre objet que de blesser, humilier, faire mal.
Chacun a vécu ça: ou on se rebelle ou on se retire ( mais c’est très dur….) pour proposer à des gueux, des ignorants des sans-dents ses poèmes qui sauront eux reconnaître le talent et apaiser peines et émois.
Beau thème, joliment traité par ce texte classique sans faille, incontestablement l’œuvre d’un auteur au sommet de son art.
Bravo je garde tout et j’apprécie.

Lebarde

   Pouet   
6/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

j'ai bien aimé la fluidité, la clarté du propos non sans mélancolie teinté peut-être d'une pointe d'amertume, du moins de désabusement.

Comme un léger parfum du "port d'Amsterdam(e)".

Une lecture fort agréable, en espérant que ce ne soit pas le "Chant du cygne" d'un onirien...?

   Vero   
15/8/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Damy,

Que c'est beau ce cri de douleur alors que les poèmes que le narrateur écrit spécialement pour l'élue de son coeur sont injustement boudés par celle-ci.
Non, ils ne méritent pas d'être chantés dans un horrible bouge, enfin !!!!

Un réel plaisir de vous lire à nouveau, Damy.

   AlexisGarcia   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il est savoureux de lire un adieu à sa belle. C'est même un exercice de style quand on est poète depuis "La chanson du mal aimé". Damy s'en sort plutôt bien. La tonalité outragée est bien tenue jusqu'au terme. Cependant on se dit qu'on aimerait lire la réponse de la belle.
Sur le plan de la composition, je regrette que la fin arrive un peu vite dès la cinquième strophe. On ne reste pas assez avec les marins qui, selon ma sensibilité, méritaient deux strophes entières avant le final. Cela aurait permis un élargissement justifiant l'amour congédié.

   inconnu1   
12/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème sur l'amour éconduit. j'aime le côté faussement suranné, du fait du vouvoiement et de certains termes (atrabilaire...). J'utilisation du futur dans la deuxième partie du poème apporte une résignation bien à propos. Je ne parle même pas de la forme toujours au cordeau

Bien à vous


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