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Poésie classique
Damy : Cité
 Publié le 10/12/11  -  11 commentaires  -  908 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

« Je vous salis ma rue… »
Jacques Prévert


Cité



Sur le béton rugueux où la mer meurt, vaincue,
Trônent de gros élus quand leurs boyaux repus
Ont craché sur l’asphalte, éclaboussant de pus
Notre ville cocue.

Je m’en vais bras ballants au clos silencieux,
Je n’ai d’hier qu’un peu de souvenir d’écume,
D’une lagune mauve une vapeur de brume,
Irrévérencieux.

Chère mélancolie, ô ma douleur suave,
Tu jouais, indolente, un lamento pleurant
Sur les foins des étés, le farouche fleurant,
Toi que mon âme emblave.

Dans la friche brûlée où l’amour gît, fuyant,
Siffle un orvet mordant le lierre des nuits calmes
Enivré par les fruits au revers de leurs palmes,
Mes larmes ressuyant.

Au clos silencieux, ma révolte insolente
Ingurgite à l’excès les drogues des discours.
Il n’est d’électrochoc qui taira mes amours
Si ce n’est la mort lente.


 
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   Anonyme   
12/11/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
En incipit, la contrepèterie de Jacques Prévert: ``Je vous salis ma rue ``est très bien choisie pour ce texte magnifique. J'ai ressenti cette mélancolie, douleur suave, comme l'exprime l'auteur.
Les rimes en u du premier quatrain renforcent la rugosité du béton et elles nous parachutent dès le début dans la cité.
UNe très belle lecture pour une fine et sensible écriture qui m'apporte une longue réflexion vers les champs fleuris de l'enfance loin de ces cités à la démesure de l'homme.
``Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées `` Jacques Prévert.

   Anonyme   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne sais pas trop où veut en venir le poète, dans ce texte qui démarre sur ce que j’estime être de la grossièreté facile et gratuite ! A mon sens, quand on porte une attaque comme celle du premier quatrain, on s’explique et on tache de la justifier.
C’est déjà dire la mauvaise première impression que j’ai ressentie et qui ne m’a plus quitté jusqu’au bout.
C’est dommage, parce que j’ai aussi trouvé quelques jolies choses dans ce poème. Le deuxième quatrain, par exemple, ou le quatrième.

Encore qu’il s’y lise des tournures étranges :
- « le farouche fleurant », qu’est-ce que cela signifie ?
- « Toi que mon âme emblave. » Ça fait plutôt agriculteur professionnel, ce « emblave ».

Au dernier quatrain, on revient plus ou moins, à la « révolte insolente » apparemment contre les « drogues des discours ». Mais tout le monde fait des discours, n’est-ce pas ? Et personne n’oblige personne à les « ingurgiter », il me semble !
Non, je n’ai pas aimé ce poème dans son ensemble. Il est trop et pas assez engagé par les premiers vers.

   LeopoldPartisan   
2/12/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Il est parfois dangereux de présenter un texte par une citation aussi exceptionnelle que celle qui présente ce texte.

En effet en 5 mots Prévert dit vraiment beaucoup et permet à l'imagination de chacun de visualiser une foule d'informations.

A contrario, l'auteur ici m'a égaré complètement dans un texte dont je ne suis pas du tout parvenu à trouver ni le sens, ni le pourquoi et le comment de ce que répresente pour lui le mot ou l'expression "cité".

Le style très emphatique m'a aussi beaucoup géné.

Désolé.
c'est pour l'effort littéraire que je donne mon appréciation.

   Alexandre   
10/12/2011
Bonjour Damy ! L'écriture classique est respectée mais pour moi ce texte est totalement hermétique. Quelques jolis vers, particulièrement le second quatrain, ne relèvent pas le niveau général de ce poème où les participes présents des quatrains trois et quatre alourdissent le texte...
J'aurais aimé comprendre le sens profond de ce texte, ce ne fut pas le cas. Désolé !

   Damy   
10/12/2011

   Charivari   
12/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour.
Malheureusement, j'ai lu le sujet sur le texte avant de lire ce poème (faute impardonnable), et je connais donc le sujet. Je ne sais pas si j'aurais pu le cerner tout à fait en lisant ce poème, malgré la première strophe, très bien écrite au demeurant.

C'est donc le seul reproche que je fais au poème : son hermétisme, parce qu'il y a de très belles allitérations, et un rythme très intéressant. Je pense qu'avec un ou deux vers expliquant que les élus veulent bétonner la mer, le texte gagnerait beaucoup.

   Miguel   
12/12/2011
Ce poème m'apparaît comme une suite de beaux vers, (si j'excepte la première strophe peu mélodieuse et grammaticalement "limite" avec ce "quand" malvenu, et ses images peu inspirées) ; une suite de beaux vers donc, qui parviennent, ce qui n'est pas si mal en poésie, à créer une atmosphère (mélancolie, spleen, un peu de déprime...) mais vers déconnectés les uns des autres, d'où on ne parvient pas à extraire un sens clair.
Enfin quand un sait écrire des alexandrins comme certains de ceux-là, c'est qu'on ne manque pas tout à fait de talent. On lit trop peu Damy parmi les auteurs de classique.

   funambule   
13/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un pavé dans la mer! Le son des mots, leurs enchainements participe au sens, à cette impression voulue par l'auteur. J'aime beaucoup. Je me demande en revanche, même si nous sommes en "poésie classique" si l'emploi des "Ô" que j'ai pu voir ici et ailleurs est utile ou faussement situant. Mais peut-être que cette remarque devrait figurer ailleurs.

Toujours est-il que ces mots me plaisent.

   melancolique   
26/12/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Damy,

Je trouve ce poème assez hermétique, pourtant il y a de belles trouvailles dedans, comme:
"Sur les foins des étés, le farouche fleurant,
Toi que mon âme emblave"

Mais malheureusement je n'arrive pas à avoir un ressenti en lisant ce poème.

Au plaisir de vous relire.

   sousmarin   
20/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bien écrit mais les strophes 3 et 4 sont beaucoup trop hermétiques alors que les 1 et 5 laissent à penser que tu peux te montrer bien plus clair.

Poème à retravailler.

   Fattorius   
6/6/2012
La première strophe est forte, force est de le constater, et elle m'a scotché - ces gros élus qui crachent sur l'asphalte de "notre ville cocue", successions d'images bien trouvées!

Et puis je ne retrouve plus ces images urbaines, ou alors vues de loin; on se balade même un peu à la campagne, avec les orvets ou les foins des étés. Difficile, donc, de dire de quoi l'on est nostalgique: la campagne d'autrefois ou la cité de naguère?

D'un point de vue formel, j'aime l'idée de terminer chaque strophe par un demi-vers: cela donne de la force à la chute en cassant le rythme.

Perplexe donc.
Merci pour ce moment de poésie!


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