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Chansons et Slams
Charivari : Cœur d'oignon [concours]
 Publié le 09/12/11  -  17 commentaires  -  4873 caractères  -  287 lectures    Autres textes du même auteur

Il existe deux versions pour cette chanson : une version courte et "optimiste", et une longue et "pessimiste" (partie en italique). Que vous soyez musicien ou lecteur, vous pouvez opter pour la happy end fleur bleue ou la fin amorale... C'est comme vous voulez...


Cœur d'oignon [concours]



Ce texte est une participation au concours n°12 : Chansons (informations sur ce concours).







Par Tit Patapons


VERSION nº1 : COURTE ET OPTIMISTE.


1.

Avant, j'avais un cœur d'oignon,
Tout petit, gris et rabougri,
Je n'avais ni peau ni trognon,
Ni aucune coquille dans la vie.

Et je racontais des salades,
Les filles, ça les rendait malades,
Si elles cherchaient à m’éplucher,
Alors, je les faisais pleurer.

J’étais pas un cœur d'artichaut,
Tout doux, tout mou, tout beau, tout chaud,
Qui s’laisse effeuiller gentiment
Avant de s’faire sucer le sang.

J’étais pas non plus l’cœur d’amande,
Dur en dehors, dedans tout tendre,
J’étais juste un mec à la noix,
Un type aigri sans foi ni loi,

Et mon p’tit cœur ratatiné,
Écorché vif et fermenté,
Roulait, boulait sur les boul’vards,
Rance et rassis, complèt’ment noir.


2.

Un jour, une fille a recueilli
Mon pauvre cœur à l'abandon,
Je l’avais pourtant avertie
De se mêler de ses oignons :

« Moi on m'découpe pas en lamelles,
On m'fait pas blondir à feu doux,
Je suis immangeable ma belle,
Puant, pourri et moitié fou. »

Mais chez elle, au lieu de couteaux,
De hachoirs, de sang, de sanglots,
Elle enterra mon cœur d'oignon
Dans un p’tit pot sur son balcon.

Et après trois jours arrosés
Sur sa terrasse ensoleillée,
Ma sève commençait à bouillir,
Ma tige à grandir et durcir.

Et lorsqu’apparut un bourgeon,
Je compris enfin de quel type
Était vraiment mon cœur d’oignon…
C’était un bulbe de tulipe !




VERSION nº2 : LONGUE ET PESSIMISTE.

(pour obtenir la version longue, il suffit d'intercaler le refrain ci-dessous entre les différentes parties, et de rajouter en fin de chanson les 5 strophes que voici)

REFRAIN :

Cœur d’oignon, cœur d’oignon,
Mesdemoiselles faites attention,
Car un cœur d’oignon, ça vous fait
Tôt ou tard toujours pleurer.


3.

Hélas, à la fin de l'été,
J'avais déjà beaucoup poussé,
Je sentais ma fleur qui fanait
Et mon cœur gros qui s'engonçait.

Alors j’ai dit à la d'moiselle
Qu'une fleur est beaucoup plus belle
Quand elle est à l'état sauvage,
Qu’une tulipe, à la fleur de l'âge,

Se sent beaucoup trop à l’étroit
Dans un p’tit pot en céramique,
Qu’une tulipe, ça n’est pas de bois
Ni une babiole en plastique.

La fille, en pleurs, a accepté
De me replanter dans un pré,
Pour que je puisse conter fleurette,
Batifoler ras les pâqu’rettes...

La morale, mesdames la voici,
Dès le début, je l’avais dit,
Que les cœurs d'oignon ça vous fait
Tôt ou tard toujours pleurer.


Licence Creative Commons
Cœur d'oignon de Charivari est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 2.0 France.

Licence Creative Commons
Cœur d'oignon de Tit Patapons est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Partage à l'Identique 2.0 France.



 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
9/12/2011
Je me suis limité à la lecture du texte.
C'est vraiment très bon.
Léger, doux-amer, original, poétique en diable.
Tout ce que j'aime.
Il mérite une large diffusion.

   misumena   
9/12/2011
Bonjour, Charivari et les Tit Patapons,

(chanson écoutée puis lecture du texte)
Voilà quelque chose de léger et drôle, joliment troussé et coquin sur les bords. Le texte me plaît, il est fluide, évident, on reste attentif aux paroles tout au long de la chanson, qui raconte vraiment une histoire. Bravo, Charivari.

Bravo également pour la mise en musique. Je ne serais pas surprise que Charivari ne le soit pas, surpris... Le pont musical et l'alternance des voix sont bienvenus pour rompre la monotonie du morceau, qui est un peu fatale vu la longueur du texte,
Les voix s'harmonisent bien dans le dernier couplet de chaque strophe (mais ça, depuis le "tube de l'été", je le savais !). Il y a cependant plus d'énergie dans le chant de Nico que dans celui de Mel, surtout à partir de la deuxième strophe, en voix de poitrine, moins bien placée et timbrée. Je sens alors comme une baisse de régime. Pour moi, c'est dommage, mais on peut aprécier le contraste entre les deux chanteurs.

C'est donc un résultat très sympathique, une vraie chanson sans détour, et je ne pense pas que ce serait la déshonorer, bien au contraire, que de la proposer à des ado : ça devrait faire un tabac dans une chorale de collège ou lycée.

   Bellaeva   
9/12/2011
C'est très joliment troussé en pelures d'oignon !
J'aime vraiment beaucoup, car non seulement la musique et la poésie du texte vont très bien ensemble mais cela s'appuie sur du fond ...
L'alternance des voix donne une bonne dynamique.
Bravo Charivari !

   Perle-Hingaud   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette fois-ci, j’ai fait attention à ne pas lire le texte en écoutant la chanson. J’ai beaucoup aimé. Tout d’abord, je suis fan de la voix de Mel. Ça, c’est dit. Ensuite, j’ai aimé la gaieté de cette chanson, son insouciance tant dans le thème que dans l’interprétation. Le texte m’a semblé un peu « monotone » à la lecture seule, mais, mis en musique, tout son humour ressort.
Une très belle réussite : bravo à tous !

   Jano   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Enfin une chanson qui a la pêche ! Moi qui apprécie les trucs qui déménagent je commençais à m'ennuyer quelque peu. Les autres textes du concours ont de jolies mélodies mais trop lentes à mon goût.
De surcroît le duo rajoute de l'ambiance, même si on sent que la voix féminine est moins appuyée, moins sûre que son partenaire masculin.
Le texte n'est pas mal mais je n'accroche pas outre mesure. C'est cette image d'oignon, guère poétique, qui me dérange en fait. Je n'ai jamais trop aimé les comparaisons entre humains, plantes, animaux ou je ne sais quoi d'autres.

   David   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Charivari et Tit Patapons,

J'ai trouvé ça un peu swing, agréable et rythmé, j'ai apprécié que ce soit un duo également, une bonne surprise. Le texte est bien construit, même si je trouve la prestation plus parlante, le texte plus à son service que le contraire, cette discrétion est bien une qualité d'écriture à mon avis. Sa construction narrative et les images venant "naturellement" serait parmi ses qualités.

Je crois que je préfère la première version, l'optimiste, l'autre se visualise moins aisément aussi.

   Lagomys   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que voilà un bon moment pour tête d'aïe farcie d'une pénible semaine ! Oubliées les vicissitudes au rythme allègre de la parabole du vilain petit oignon prisonnier devenu fleur des champs libre et insouciante.

Ce n'est pas aussi léché que la pure poésie l'exigerait, mais là c'est une chanson, et une chanson se doit d'être simple et efficace. C'est réussit : on ne se pèle pas les méninges et on attrape vite le sourire.

De même on ne va pas pleurer pour quelques rimes chagrines (d'amande/tendre…hum !).

Je me suis régalé des jeux de mots congruents et j'ai adoré " batifoler au ras des pâqu'rettes."

Merci.

   toc-art   
9/12/2011
bonjour,

bon, déjà, je suis fan de la voix féminine ! mais le duo fonctionne très bien. Ensuite, j'aime beaucoup le rythme de cette chanson. le texte, sous une apparence humoristique, n'est pas si drôle que ça, mais c'est la musique qui l'emporte, elle est sautillante, file le sourire et je crois que sur ce genre de musique, on pourrait faire passer les pires pensées !

vraiment, le résultat est très sympathique. félicitations à tous les trois.

   bulle   
10/12/2011
Ah oui ! Ça le fait ! Et plus que bien !
Sans doute parce que j'ai cette (fâcheuse ?) tendance à humouriser le pire, je trouve que ta 'métaphore' est plus que justement assaisonnée, et la zique plus qu'appropriée.

De l'aigre-doux, quoi.

Pas évident, par contre, de nuancer les deux versions car elles sont sur la même ligne et la même déclinaison humoristique.

Je crois que je n'aurais pu imaginer une autre ambiance que celle que Nico a plantée là, et qui colle parfaitement.

Merci à Mel (délicieuse^^), à la folie de Nico (qui sait frapper où il faut, quand il faut), et à Chari pour ce moment de plaisir.

(c'est trop bon !)


Édit : c'est vrai, ce que dit Pat. On a halluciné, pensant que Chari aurait pu adapter lui-même de la même manière. Ça lui correspond vraiment. Tu es d'accord, Chari ?

   Meleagre   
10/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien
[Lu, puis écouté, et ce à deux reprises avec quelques heures d'intervalle].

Au début du texte, je me suis dit : pourquoi pas ? Un ou deux jeux de mots sur les oignons, c'est marrant. Mais passer toute la panoplie des blagues culinaires, ça devient parfois réchauffé (bon, moi aussi je m'y mets !).
J'ai souri pour "me racontaient des salades", "un cœur d'artichaut", "un mec à la noix", "se mêler de ses oignons".
Les suivantes ont moins marché, notamment tout le couplet "Moi on m'découpe pas en lamelles,...".
Je trouve ce texte un peu long (entendre qu'il y a des longueurs), même dans sa version courte. 3 ou 4 couplets auraient suffi dans chaque partie. Certains passages n'apportent pas grand' chose, et ne semblent pas vraiment compatibles avec la métaphore du cœur d'oignon, comme "Je n'avais ni peau ni trognon", "Avant de s’faire sucer le sang" (l'oignon a du sang ?).
Et puis je me demande pourquoi on insère quelques quatrains à rimes croisées (strophes 1, 6, 7, 10...) alors que la plupart sont à rimes suivies : solution de facilité ? Revendication d'une liberté plus grande dans la chanson que dans la poésie ? Mais je trouve que ces "irrégularités" métriques s'entendent plus dans une chanson, justement du fait qu'elle est chantée...
La vraie trouvaille du texte, c'est la fin de la 2e partie, avec ce renversement cœur d'oignon / bulbe de tulipe. Et l'idée de se faire replanter dans une terre sauvage.

Bon, pas plus emballé que ça par le texte. Mais la musique lui donne un aspect entraînant, qui met en valeur l'humour plus que le texte ne le faisait. Dans cette version, j'aime surtout les instruments, que ce soit pendant l'accompagnement ou la mélodie. La voix masculine oscille entre le parlé et le chanté, et n'est pas toujours juste (notamment dans le 5e couplet des parties). J'aime bien la voix féminine, qui amène un peu de douceur dans l'humour, mais qui n'est pas toujours assez poussée.

   Pat   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand j'ai entendu la version de Nico et Mel, je me suis dit : ils sont tombés pile poil sur le style festif de Charivari. Etonnant quand on songe que tout ça s'est fait en aveugle (bulle et moi, on est restées muettes comme des tombes pour préserver les surprises... promis juré !).
J'avais déjà bien aimé ce texte en centrale, très dans l'autodérision, un poil machiste (juste ce qu'il faut pour pas réveiller la chienne de garde qui sommeille en moi) et assez réaliste finalement pour tous les coureurs de jupons qui nous font toujours craquer !

L'histoire des versions courte ou longue est un peu gênante à lire. Mais ça laissait le choix aux zicos. La longueur n'est pas si ennuyeuse que ça surtout quand elle est chantée. Quand on aime, on ne compte pas !

   monlokiana   
10/12/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je ne sais pas si c'est une bonne méthode mais j'ai lu le texte en écoutant la chanson. Et je dois tout simplement dire que j'ai adoré. C'est une chanson amusante et certains (quoi paragraphes ou quatrains?...Bon quatrains) quatrains m'ont fait sourire:

Et je racontais des salades,
Les filles, ça les rendait malades,
Si elles cherchaient à m’éplucher,
Alors, je les faisais pleurer.

Cœur d’oignon, cœur d’oignon,
Mesdemoiselles faites attention,
Car un cœur d’oignon, ça vous fait
Tôt ou tard toujours pleurer. Merci pour le conseil Chari (même si je savais déjà) mais c'est toujours bien de rappeler. J'ai adoré les deux (le texte et la chanson). Tiens, ce sont les chanteurs du Berbec! Je n'avais pas fait partie de ceux qui avaient cédé aux exceptionnels, mais cette fois-ci, à bas les armes!
Exceptionnel, ce texte dégage de tout et tout!

   melancolique   
11/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Charivari,

C'est une jolie chanson, amusante surtout et originale, même si j'avais préféré la version plus courte. Je n'avais pas apprécié toutes les métaphores, mais j'ai beaucoup aimé :

"Elle enterra mon cœur d'oignon
Dans un p’tit pot sur son balcon.

Et après trois jours arrosés
Sur sa terrasse ensoleillée,
Ma sève commençait à bouillir,
Ma tige à grandir et durcir.

Et lorsqu’apparut un bourgeon,
Je compris enfin de quel type
Était vraiment mon cœur d’oignon…
C’était un bulbe de tulipe !"

   funambule   
12/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est à la limite de l'exercice de style... mais sans jamais basculer, plutôt drôle, plutôt léger aussi. Le texte est très bien et j'ai un faible pour la version courte, simplement parce que je la trouve plus digeste, suffisante en terme de sens (je veux dire que ce n'est absolument pas pour l'optimisme). Mais le reste se tient tout aussi bien.

Quand à la chanson... tout simplement excellente et en plein accord avec la rythmique interne du texte telle que je la ressens. Pour autant je sais que tout est possible mais en chanson le texte donne (généralement) le meilleur de lui même dans une certaine fourchette voulue par l'auteur. J'entends les vrais auteurs de chanson qui distancient cette façon de l'art poétique.

Après... je pense que le texte (même s'il était au fond d'un tiroir) serait à réécrire de haut en bas en s'appuyant sur celui-ci... car même si le duo fonctionne parfaitement, si la chanson est excellente... tout ça soulève le fait qu'une révision en "questions/renvois/réponses" finirait d'enfoncer le clou au trois quart planté... et que lorsque la chanson est (très) bonne, ça vaut le coup de suer quelques tournures supplémentaires pour la bonne "cause"... avis aux belligérants qui tiennent une pépite méritant ces modestes aménagements.

   placebo   
4/1/2012
Ce qui marque, déjà, c'est ces deux versions qui n'ont pas été respectées tout à fait, je trouve ça bien pensé :)

(tiens, puisque je lisais en même temps qu'écoutait, c'est marrant que "fanné et écoutait" soient prononcés presque de la même manière, je sais pas si c'est l'accent ou si ça montre que les deux rimes sont trop proches :)

Vif, entrainant, alternance des p'tits patapons (j'arrête d'en rajouter des louches, zont compris maintenant je crois ^^)

Puis chari qui se débrouille pas mal en poésie et musique a fait un joli coup ici, le cœur c'est important et l'étendue des expressions liées le prouve, c'était une bonne idée de les regrouper ; et puis au final tout évolue doucement, morale (c'est assez souvent le cas) et histoire d'amour… c'est une chanson très honnête, j'avoue que j'attendais un peu mieux vu le niveau des deux parties, pourtant, mais le résultat est bon :)

   Renaud   
27/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bel exemple de poésie syntagmatique avec filage complet de la métaphore (à laquelle ne manque que le fruit), le tout enlevé avec le panache et la modestie de l’humour. Il faut choisir la version longue bien sûr, pourquoi s’en priver. Deux bémols non pas à la clef mais accidentels : le type qui ne se laissera pas découper en lamelles et les choux qui se laissent effeuiller (et encore, c’est peut-être nécessaire à la compréhension donc là je verse dans la micro-tonalité) ; et puis je ne comprends pas vraiment à quoi correspond d’être enterré dans le pré, de sorte que le texte reste quelque peu prisonnier de son propre principe. — Concernant la chanson, je désapprouve l’utilisation de la voix de femme.

   Marie-Ange   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Très très cool cette chanson, paroles, musique, sonne très juste, c'est très entrainant, de plus le duo est un enchantement, bon tempo, bon swing, l'histoire contée tient très bien la route, avec son côté humoristique, à aucun moment je n'ai trouvé le texte trop long, il m'a complètement embarqué. J'en ai fait d'ailleurs plusieurs écoutes, les bonnes choses, il ne faut pas s'en priver, car il y a toujours de la découverte au fil de l'écoute qui décline une gaieté bien sympathique.


Oniris Copyright © 2007-2017