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Poésie contemporaine
Damy : La Gitane
 Publié le 25/02/18  -  10 commentaires  -  1046 caractères  -  225 lectures    Autres textes du même auteur

Sur un air de guitare sèche.


La Gitane



Elle a tué l’amour qui nourrissait mon âme.
Son amant, l’Hidalgo, bien plus riche que moi,
Plus sain d’esprit, plus calme et plus encor – l’infâme ! –
Offre gîte, couvert et la paix, sans émoi.

Impossible passé ! Chère mélancolie
Que Tristesse a bercée : lamento de Chopin.
Dans les bras grands ouverts de la pure folie
Des déserts, j’avais vu mon ultime lopin.

Rivaliser alors avec l’Air de Cordoue ?
Le vent de ce poème ira, jusqu’à mourir,
Sécher le linge sale – et sexy, je l’avoue –
Qu’elle a daigné laisser au lit du souvenir.

Adiós, Gitana, le confort t’accompagne !
Trouve donc avec lui la fortune et ton toit.
J’irai par monts, par vaux, en battant la campagne,
Découvrir des chemins sans balise et sans toi.

Adieu les toujours dont a besoin mon âme
Au foyer flamboyant comme autrefois, chez moi.
Qui des Saints ou de Dieu lui jetteront un blâme ?
Qu’elle aille ! Mon amour n’imposera sa loi.


 
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   Brume   
14/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Poésie classique, et aucun ennuie n'est venu me soutirer un soupir. Bravo pour ça.

Je ne vais pas commenter les techniques de votre poésie classique, je n'y connais rien.

J'aime la couleur de vos vers, j'aime leur langage, leur parfum.
Votre poème a un petit quelque chose. Il chante l'amour perdu mais sans mièvrerie, ni mélancolie. Il y a au contraire une belle énergie. J'entend de la musique entre vos vers. J'entend un coeur battre, j'entend la vie.

Votre poème est une merveille, mais la 3eme strophe... je l'aime fort.

Merci pour vos mots intenses, chaleureux, flamboyants. Vous m'avez emmenée dans un ailleurs baigné de soleil et de passion.

   Hananke   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

La gitane a toujours enflammé les fantasmes ou les rêves des poètes.
Cet écrit ne fait pas exception à la règle.
Sur le texte, lui-même, je le trouve un peu heurté par endroit, un léger
manque de fluidité que les rejets alimentent.
Quelques rimes, également, sont limites : moi/émoi du premier quatrain,
Chopin/lopin du deuxième.
Mais ne nous trompons pas, l'ensemble reste agréable à lire.

   papipoete   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Damy
je me rappelle en 1956/1957 quand de grandes roulottes tirées par des chevaux, s'installèrent sur la place du village ; il y avait une femme, une gitane qui m'émerveillait, et le soir autour d'un grand feu, tout le monde n'avait d'yeux que pour elle, mais surtout un hidalgo au regard transperçant !
Votre poème ainsi, réveille à vous lire des souvenirs très anciens ! J'aime bien l'ensemble de votre récit, à part le 11e vers qui fait " tache " au milieu de vos vers flamenco !
NB je ne crois pas que " adios et adieu " se lisent en diérèse ? ce qui ferait mesurer 11 pieds aux 2 vers concernés ? ( mille excuses si je me trompe ? )

   PIZZICATO   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" l’Hidalgo, bien plus riche que moi,
Plus sain d’esprit, plus calme et plus encor " avec, en prime, un parfum d'Andalousie qui vient évincer Chopin. Duel perdu d'avance.

Tiens, ça me rappelle un sketche de Bedos << Il est beau, il est riche, il est intelligent, et alors !! >>

L'humour discret, présent, permet à ce texte d'éviter le déjà lu sur le sujet.

Une lecture agréable.

   leni   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
BJR DAMY c'est le sujet classique de l'amour perdu C'est joliment écrit
Sans pleurnicher Il y a des vers somptueusement fignolés

Rivaliser alors avec l’Air de Cordoue ?
Le vent de ce poème ira, jusqu’à mourir,
Sécher le linge sale – et sexy, je l’avoue –
Qu’elle a daigné laisser au lit du souvenir.

ces quatre vers me plaisent beaucoup
Merci pour ce moment de lecture
Salut AMITIES LENI

   Mokhtar   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J’aurais plutôt tendance à être séduit par cette histoire de la belle andalouse plus soucieuse de confort et de sécurité que des états d’âme de son soupirant éploré. Les deux derniers quatrains sont de bonne facture.
Mais j’ai quelques gênes à la lecture. Non pas à cause des diérèses que j’aurais utilisées de la même façon. Mais les rejets me fatiguent un peu (je ne les aime pas en général). Le linge sale est rarement poétique et la rime toi et toit du quatrième quatrain poserait problème à celui qui écouterait ce poème sans le lire. Enfin je ne suis pas convaincu par la négation finale.
Pardon, Damy, pour ces chipotages, mais en comparant avec bien des textes que vous avez proposé ici, je pense que celui-ci, certes intéressant, mériterait tout de même un petit fignolage.

   Cristale   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et voilà ! Damy nous rejoue en version contemporaine le Quasimodo de "Notre Dame de Paris" amoureux de la belle Esmeralda séduite par le charmant Phoebus de Chateaupers.
Une intrigue intéressante que l'auteur nous offre de son langage vif et coloré comme à son habitude. C'est clair, c'est net, le vocabulaire coule, riche et naturel.

J'ai remarqué la diérèse de "Adios" tout à fait correcte : a-di-os contrairement à "Adieu" : a-dieu qui ne fait pas diérèse et semble responsable du classement en contemporain et non en classique.
Je pense que j'aurais commis l'erreur et ceci me rappelle qu'il faut souvent consulter le Littré en ligne pour contrôler les diérèses, synérèses, phonétique des rimes etc...

Une poésie bien dans son encre, sans recherches excessives ni artificielles du bel effet, du "bon Damy" si je puis me permettre

   Damy   
28/2/2018

   sympa   
28/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'ai
bien aimé votre poésie
J'affectionne la forme contemporaine tout comme la classique et néo-classique .
Votre poème est agréable a lire et bien ecri.
Le thème m'inspire moins, mais a chacun ses goûts !
Bonne journée

   Anonyme   
1/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Damy,


Comment a-t-on oser vous faire pareille chose !!

Mais quelle indélicatesse, vos mots ont su la retranscrit avec beaucoup d'élégance et d'humour :

" Rivaliser alors avec l’Air de Cordoue ?
Le vent de ce poème ira, jusqu’à mourir,
Sécher le linge sale – et sexy, je l’avoue –
Qu’elle a daigné laisser au lit du souvenir. "

J'ai eu grand plaisir à retrouver dans votre plume talentueuse, cette légèreté, elle n'en est que davantage appréciée.


A très bientôt, amitié poétique


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