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Poésie classique
Damy : Le bois flotté [Sélection GL]
 Publié le 08/08/18  -  15 commentaires  -  722 caractères  -  273 lectures    Autres textes du même auteur


Le bois flotté [Sélection GL]



La mer, toujours la mer ! Ses hurlements énormes
Cognent dans mon esprit comme cogne un tambour
Et la houle engloutit mon ténébreux amour :
Fusion sur le fond et débauche de formes.

Je vois des troncs noueux, ainsi ceux des vieux ormes
Où les oiseaux peureux se cachent de l’Autour
Quand dans mon cœur blessé de pauvre troubadour
Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes.

La mer, toujours la mer ! La vague qui s’abat
Rejette sur la grève en ultime combat
Le douloureux écho de ma chanson meurtrie.

Pourtant de cette essence il sort un bois poli
Comme si la marée avait pâte pétrie.
De ma tombe il rendra l'ornement plus joli.


 
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   BlaseSaintLuc   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Cher Auteur, certes votre texte est assez agréable dans l'ensemble,
Cependant, je bute un peu sûr.

" Pourtant, de cette essence, il sort un bois poli.
Comme si la marée avait pâte pétrie.
De ma tombe, il rendra l'ornement plus joli."

Qui je trouve n'est pas à la hauteur du début. "Joli " étant un peu terne, pas assez puissant

"La mer, toujours la mer ! Ses hurlements énormes
Cognent dans mon esprit comme cogne un tambour
Et la houle engloutit mon ténébreux amour :
Fusion sur le fond et débauche de formes."

Beaucoup plus éloquent .

Celui qui suit bien qu'un peu plus difficile chante encore assez bien

" Je vois des troncs noueux, ainsi ceux des vieux ormes.
Où les oiseaux peureux se cachent de l’Autour
Quand dans mon cœur blessé de pauvre troubadour
Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes."


Et celui-là très réaliste quant au "traitement" du fameux bois >

"La mer, toujours la mer ! La vague qui s’abat
Rejette sur la grève en ultime combat.
Le douloureux écho de ma chanson meurtrie."

Bref, c'est inégale, il eu fallut garder cette puissance évocatrice du début.

> suggestion " pourtant ce fameux bois flotté
Pétrie par une mer terrible et affamée
Orneras ma tombe, d'un symbole sacrée "

Mais c'est juste une idée, en tout cas, fin à reprendre.

   Eclaircie   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

"Le bois flotté", quel beau titre ! merci.

Pas de présentation, pas grave, mais il va falloir se débrouiller seul avec le texte. Périlleux (pour moi).

Le poème
Du classique, pas ce que je préfère, et le premier quatrain semble laborieux en première lecture.
Pourquoi, parce que et c'est très très perso, je suis allergique au mot "amour" en poésie, tellement galvaudé qu'on en arriverait à en perdre le goût.
Et la reprise du verbe cogner, beaucoup plus percutant en seconde lecture.
Surtout, je ne comprends pas vraiment ces deux vers :
"Et la houle engloutit mon ténébreux amour :
Fusion sur le fond et débauche de formes." avec leur deux points qui me mettent le nez sur quelque chose, c'est sûr, mais quoi ?

Ensuite passant à caresser ce bois flotté, tout va mieux.
Et l' amoureux transi malheureux, poète écrivant du classique se met encore en scène et me cache l'oiseau :
"Quand dans mon cœur blessé de pauvre troubadour
Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes."
Oui, je vous ai vu ! J'ai même vu les "normes" pas très heureuses.

De même au premier tercet, cet amoureux ne mérite pas cet amour : trop nombriliste pour savoir aimer ?
Tandis que la fin même si "MA" tombe est évoquée, laisse le silence de la nature reprendre ses droits.

Merci du partage, bonne continuation.
Éclaircie

   papipoete   
25/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
la mer, toujours la mer prend le dessus et couvre l'air de ma chanson, et moi pauvre troubadour, je regarde flotter de vieux troncs ...
Mais un beau jour, un promeneur passant par là, découvrira un trésor que ce bois ; il le sauvera, le polira en fera un ornement joli, sur ma tombe pourquoi pas ?
NB j'aime bien l'ensemble , ou le 6e vers en particulier .
Techniquement, l'avant-dernier vers avec " pâte pétrie " fera soupirer les réfractaires aux inversions !
Vos alexandrins, rimes et césures me semblent parfaitement classiques .
papipoète

   Mokhtar   
25/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas certain d’avoir compris le sens caché de ce très élégant poème.

J’y vois le poète troubadour en lutte contre les difficultés à réussir son texte. Lequel est malmené, torturé, comme un fétu sur la mer en mouvement. Et, comme la pâte longuement pétrie, ou le bois mordu et durci par l’eau salée, finit par être présentable…
Et si ce n’est pas çà, ça pourrait…

Parce que j’ai bien le droit de me faire mon petit cinéma à moi. Non mais.

Mokhtar, en EL

   Hananke   
28/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Enfin un sonnet classique digne de ce nom.

C'est très beau et l'ensemble porte un vrai souffle lyrique. J'ai beau cherché, je ne vois pas l'auteur de cet écrit.

De bien belles choses :

Cognent dans mon esprit comme cogne un tambour
Le douloureux écho de ma chanson meurtrie.

Quelques bricoles, également :
Une virgule après quand et troubadour ne nuirait pas.
J'aurais, peut-être remplacé le ainsi du vers 5 par comme.

De ma région aussi, le bois flotté partait pour la capitale au 19ème.

Oui, pour une fois en espace lecture, un très beau sonnet classique.

Hananké en E.L.

   bipol   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

j'ai adoré

je suis né à Cherbourg, et je connais la mer

je n'y connais rien du tout en poésie

et le classique est loin de moi

je trouve vraiment que vos mots

ont rendue la mer vivante

je vous félicite, c'est merveilleux

   Robot   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le titre m'a intrigué et retenu. C'est important un titre car il est l'attrait initial pour une lecture.

Les deux premiers vers forment une belle entrée dans le texte. Et le quatrain est vraiment agréable à dire et à lire.

Au second j'ai du mal à saisir le dernier vers: Les refrains effrayés par les "normes". (Lesquelles ?) Je trouve que ça fait un peu rime plaquée pour "Ormes".

Le tercet suivant est excellent par la concordance entre la vigueur de la vague et l'intensité de la douleur.

J'apprécie un peu moins les trois rimes en i du tercet final mais son vers d'entrée est superbement évocateur.

Mais un ensemble que je retiens positivement pour son intensité.

   PIZZICATO   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le " bois flotté ", qui a subi les agressions du vent, des courants, des marais est-il la métaphore de ce " pauvre troubadour " dont le " ténébreux amour " le vit malmené, secoué ? Ou bien de ses refrains qui ne se situaient pas dans les shémas, les conventions " ...Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes."

Quelle que soit l'idée de l'auteur, l'écriture est belle.

   Donaldo75   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Damy,

Voici un sonnet réussi, loin de l'exercice besogneux qu'on lit par ci par là. Les images m'ont bien plu, surtout dans les quatrains. Les effets de style sont également bienvenus, donnant du rythme à l'ensemble.

Bref, je ne vais pas me lancer dans un commentaire composé pour dire à la fin que j'ai aimé ce poème.

J'applaudis donc des deux mains.

Bravo !

Donaldo

   Willis   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
- Cognent dans mon esprit comme Sur un tambour, car le tambour ne cogne pas.
- De ma tombe il rendra l'ornement plus joli. Il aurait été plus judicieux, à mon avis, que la marée (ou les courants) parvienne à apaiser votre désarroi, plutôt que pétrir un objet funéraire, à votre intention.

Deux remarques acerbes, pour éviter de me perdre dans les louanges, que votre plume mérite.

   jfmoods   
9/8/2018
Ce poème en alexandrins repose sur des rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Le décor côtier (titre : "Le bois flotté", "mer" × 4, "houle", "vague", "grève", "marée") présente un paysage état d'âme.

La création poétique (champ lexical : "fond", "formes", "pauvre troubadour", "ma chanson") s'apparente à une lutte sans merci contre la sauvagerie des flots (personnification : "Ses hurlements énormes", comparaison : "comme cogne un tambour", champ lexical : "Cognent", "engloutit", "s’abat", "combat", "douloureux", "meurtrie"). Écrire, c'est vouloir réaliser un impossible rêve (oxymore : "mon ténébreux amour"). Un parallélisme, établi avec le monde de la nature ("des troncs noueux [...] / Où les oiseaux peureux se cachent de l’Autour"), met en évidence l'impuissance de celui qui se trouve sollicité par les mots ("dans mon cœur blessé" [...] / Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes").

Contre toute attente, de ce combat qui semblait perdu d'avance jailliront des vers d'une certaine qualité (images du travail réalisé sur le langage : "un bois poli", "pâte pétrie") qui entretiendront, par-delà sa mort, le souvenir du poète (comparatif de supériorité : "De ma tombe il rendra l'ornement plus joli").

Merci pour ce partage !

   Cristale   
9/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Damy,

D'un indicible combat, autant spirituel qu'il doit être physique, la plume arrache les mots à la violence de cette houle agitée, l'accalmie succède à la tempête et tel "le bois flotté" façonné et "poli" par la mer, l'acteur de ce poème semble malmené par des éléments qui le dominent.

Quelques belles métaphores tel "Les troncs noueux" et "les oiseaux peureux" représentent sans doute des difficultés douloureuses à dépasser la peur de reprendre l'écriture de la poésie, classique de surcroît avec ses exigeantes règles de prosodies (je suppute);

"Se cloîtrent des refrains effrayés par les normes"

...Et pourtant, quelles forces émanent de ces vers ! Et que les normes sont bien appliquées !

Pour moi l'essence puissante du poème est là :

"La mer, toujours la mer ! Ses hurlements énormes
Cognent dans mon esprit comme cogne un tambour "

"La mer, toujours la mer ! La vague qui s’abat
Rejette sur la grève en ultime combat"

Un accent Baudelairien qui me touche beaucoup.

La "chanson meurtrie" nous donne à entendre et surtout écouter le troubadour blessé qui déclame d'une voix qu'il pense inaudible son douloureux sonnet.
Une mélodie parfaite arrachée des doigts façonnés et lissés sur un clavier au solfège inné chez l'auteur, tel ce "bois flotté", des doigts en sang d'un virtuose qui joue par-delà la douleur.

Techniquement, pas grand-chose à redire à part les échos internes des quatrains que je reproche souvent sur d'autres textes mais, connaissant la rigueur de l'auteur quant aux fameuses "normes", j'ose penser qu'il a privilégié une certaine redondance sonore pour appuyer le ressac des vagues de son âme et qu'il se sera sourd à ma remarque.

Toutes ces allitérations avec la consonne vibrante "R" accompagnent le roulement incessant de la mer schématisant la houle qui envahit et hante l'esprit du poète.
De même les finales du dernier tercet avec la voyelle aiguë "I" laisse une ambiguïté quant à l'apothéose : cris de douleur ou joie et enthousiasme ?

Je vois le prisonnier d'un scaphandrier ballotté entre les abîmes agités par la tempête (maladie) et la surface à l'étale d'un océan (guérison). Cela n'engage que moi.

L'écriture de Damy, devenue trop rare sur Oniris, m'a toujours emportée par la puissance évocatrice de ses vers; ça presse le coeur, ça noue les tripes, je n'en ressors jamais indifférente : le fond embue mes yeux, la forme me met en joie.

Je me relis et me demande si je suis assez explicite, (les alexandrins me sont plus familiers que la prose) l'auteur me le dira...et si je suis trop longue il me le dira également.

Je plussoie avec tous mes encouragements : "Fiat lux et facta est lux" "

Bravo et merci Damy !
Cristale

   Quidonc   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que dire de plus qui n'a déjà été dit. Pour ma part, je ne parlerai ni de la forme, ni du fond, qui sont évidement de très bonne fabrique .
Je voudrais simplement exprimer le plaisir que j'ai eu à lire et relire et lire encore ces quelques vers.

Merci pour ce partage.

Quidonc

   Pandelle   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
j'adore le bois flotté il m'arrive de le travailler.
Je trouve votre poème très beau, là n'est pas le problème, il me semble juste un peu léger pour du classique, qui plus est un sonnet.
Je comprends bien que " la mer toujours la mer" est une figure de style comme la répétition de "cogne", admettons mais alors on pourrait dire pareil de : " avait pâte pétrie". Ou est passé l'article ? (C'est un vers que je ne comprends pas bien, d'ailleurs) .
Et puis aussi les quatre dernières rimes en "i" ça fait un peu beaucoup.
C'est dommage mais ça reste un joli poème.

   JcJaZz   
17/8/2018
Bonjour,

Belle lecture sauf le dernier tercet qui de mon point de vue n'est pas à la hauteur de ce qui précède
L'idée est superbe et du coup j'aurais aimé davantage de parallèles entre ce bois flotté, émoussé, poli, délavé, blanchi et échoué et ce cœur/ esprit flétri, abîmé, cabossé, languissant, meurtri et à la dérive

Merci


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