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Poésie classique
Damy : Les grues
 Publié le 18/12/14  -  8 commentaires  -  1406 caractères  -  498 lectures    Autres textes du même auteur

Les grues ont entamé début novembre leur migration vers le sud. J'ai la chance de me situer dans un couloir de passage. Ces vols m'ont toujours profondément ému sans savoir exactement pourquoi. J'ai essayé de l'écrire…


Les grues



Le message du chant des grues,
Là-haut quand se couche le soir,
Annonce l’hiver dans les rues
Et la torpeur dans mon boudoir.

Dès l’aurore ou le crépuscule,
Clair-obscur timide et poudré
Où se fane la renoncule,
Je surprendrai l’oiseau cendré
Si la nature déshabille
Le ciel si bas et l’eau brumeuse
Et le roseau, frêle vétille,
Parmi la plaine ensorceleuse.

Dès le matin ces damoiseaux
Des marais volent au gagnage
Troublant le silence des eaux
Dans l’énigme de leur ramage ;
Au retour, oratorio,
L’ombre envoûtera la lagune
En jouant un adagio
Pour des sonates à la lune.

L’écho symphonique du vent
Au fado triste des nuages
Invite mon âme rêvant
D’autres amours, d’autres voyages,
Dans mon plus intime horizon,
Ma langueur et mon soleil pâle,
Quand me réchauffe le tison
Jusqu’au feu de son dernier râle.

Au coin de l’âtre, eldorado,
Une chimère baladeuse
Dans mon cœur pleure, glissando,
Humeur nostalgique et frileuse.

Les ailes dans de grands vaisseaux
Tissent l’étrange architecture
Se reflétant dans les ruisseaux
D’une escadrille en aventure.

Je m’envole avant d’être vieux,
Me vient soudain la soif d’Icare
Et de vous faire mes adieux,
Accompagné de l’oiseau rare.


 
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   Hananke   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Le passage des grues a toujours excité l'imagination
des poètes ou rêveur, ce qui revient au même.
Ces grands V de l'automne ou du printemps enchantent nos cieux.

Sur le poème :
Des strophes d'une valeur très inégale.
J'aime bien la première.La deuxième est déjà beaucoup plus laborieuse avec son inutile inversion : l'oiseau je surprendrai .
Je suis personnellement favorable à l'inversion quand cette dernière est réalisée pour donner du rythme ou de la force aux vers mais pas ici, elle n'est faite que pour la rime.
La troisième est moyenne surtout dans sa partie finale.
J'aime beaucoup la quatrième parce qu'elle fait parler le rêveur.
Quant aux trois derniers quatrains, j'en aime bien les deux derniers.
Au final, un poème qui ne se lit pas sans plaisir mais qui, je pense
mériterait d'être épuré par endroit.

   papipoete   
18/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Damy; pour qui l'hiver est morne saison, le vol des oiseaux cendrés n'augure rien de bon.Tel le fado triste des nuages qui plonge l'âme dans une pâle langueur, au coin de l'âtre, au chaud de l'ultime tison.
Cette poésie aux accents classiques justes, sert des vers aux rimes évocatrices.
J'ai cependant quelques difficultés à lire le 2e quatrain dont la ponctuation pourrait être améliorée. Par ailleurs, la longueur du texte semble excessive.
J'aime particulièrement la 4e strophe, et la dernière clôt la réflexion de belle manière.

   Anonyme   
21/12/2014
Bonsoir Damy. Une lecture qui m'a ramené dans les Landes, couloir de migration de ces grands voyageurs.

Je pense que ce poème pêche un peu par sa longueur bien qu'il n'y ait pas de redites... Une impression, sans plus.

J'ai particulièrement apprécié...

L’écho symphonique du vent
Au fado triste des nuages
Invite mon âme rêvant
D’autres amours, d’autres voyages...

...mais j'aurais bien vu "en" entre âme et rêvant, ce qui ne change rien à la métrique mais me semble plus juste au niveau syntaxe... quoi que, même sous cette forme, on ne sait pas très bien à quoi l'âme est invitée.

La critique est toujours facile mais elle est faite ici dans un esprit de "camaraderie classique", of course !

La chute me laisse perplexe, sans doute le mot adieux y est-il pour quelque chose...

Honnêtement, Damy, il y a de bonnes choses mais je suis certain que tu peux mieux faire en le reprenant un tantinet.

C'est Bien mais ça aurait pu être Très bien. J'espère que tu ne m'en voudras pas...

Edit... Autant (ou au temps, au choix) pour moi. J'avais cru voir une faute de syntaxe où il n'y en avait pas car je n'avais pas compris l'inversion de ces deux vers :

Au fado triste des nuages
Invite mon âme rêvant...

Désolé Damy, je me bats humblement la coulpe

   Francis   
18/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup les première et dernière strophe. Je pense (mais cela n'engage que moi) que la seconde pourrait être améliorée. Quand passent les oiseaux migrateurs, le cœur a soudain des envies de voyages ! Mais on reste là près de la cheminée en écoutant l'adagio d'Albinoni en sol mineur !

   leni   
18/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonsoir damy
C'est un poème qui exprime une sensation personnelle devant une migration ce qui me plait surtout comme à l'accoutumée ce sont les images fignolées je souligne

u retour, oratorio,
L’ombre envoûtera la lagune
En jouant un adagio
Pour des sonates à la lune.

er ces quatre vers finaux qui sont superbes


Je m’envole avant d’être vieux,
Me vient soudain la soif d’Icare
Et de vous faire mes adieux,
Accompagné de l’oiseau rare.

Bravo Damy Salut Cordial Leni

   Curwwod   
18/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de musicalité dans ce beau poème qui possède ce "vague", ce flou poétique des plaisirs qu'on ne s'explique pas. Certains spectacles de la nature ont ce don de vous faire sortir de vous même, de votre condition de terrien pour emporter l'esprit dans un voyage au long cours. C'est une très belle évocation de ces voliers majestueux, des paysages, de l'atmosphère, de la lumière qui règnent sur les campagnes, au moyen de belles métaphores, musicales souvent, qui s'ouvrent en fin de poème sur le désir incarné par Icare de voguer dans les nues. Au Japon la grue est un oiseau révéré et surtout un symbole de longévité. Bref, en dépit de quelques imperfections que vous voudrez sûrement reprendre (des inversions un peu abusives par exemple) c'est un beau texte plein d'émotion et d'esthétisme.
Bravo.

   Pussicat   
20/12/2014
Bonsoir Damy,
J'ai plaisir à lire votre poésie-voyage, exil vers des contrées plus favorables, et même si le texte est long, l'octosyllabe est bien maîtrisé.

J'ai un doute : comment prononcer ces deux vers pour qu'ils entrent dans la forme choisie.
"Au retour, oratorio,"
"En jouant un adagio"
doit-on détacher le "i" pour faire les huit pieds requis ?

Les deux premières strophes sont superbes, elles plantent le décor, malgré l'inversion qui passe tranquille.

Mais ma préférée est la quatrième, avec ce "fado triste" qui vous embarque.

Un beau texte sur le voyage, l'exil, et plus si affinités... Bravo et merci.

A bientôt de vous lire,

   Cristale   
13/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Damy,
Votre regard sur ces fabuleux oiseaux migrateurs trahit vos émotions.
Ces vers sont mes préférés :

"Dès le matin ces damoiseaux
Des marais volent au gagnage
Troublant le silence des eaux
Dans l’énigme de leur ramage ;
Au retour, oratorio,
L’ombre envoûtera la lagune
En jouant un adagio
Pour des sonates à la lune."

L'on peut imaginer le poète que vous êtes, regardant inlassablement le vol majestueux de ces créatures dès l'aurore et leur retour au crépuscule, à écouter leurs chants sans aucune lassitude.
Ce poème traduit une certaine tristesse, ou nostalgie de l'auteur à ne pouvoir quitter le quotidien pour de nouveaux voyages et paysages.
Les rimes, le rythme, la syntaxes sont impeccables mais rien d'étonnant car je crois savoir que la technique n'a plus grands secrets pour vous.
Merci Damy pour ces belles images.
Cristale


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