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Poésie néo-classique
Damy : Quai des brumes
 Publié le 01/02/13  -  14 commentaires  -  604 caractères  -  355 lectures    Autres textes du même auteur

Nuit bleu nuit.


Quai des brumes



J'ai vu sa silhouette sombre
Au bout du quai,
Elle avait à son bras une ombre
Qui s'embarquait.

Claudie dans une robe blanche
Sous le soleil,
Les beaux rires de mes dimanches
Au bois vermeil.

Leur enlacement fou m'obombre.
Je distinguais
Leurs baisers comme des décombres
Qui naviguaient.

Nous promenions près de la Manche
Dès le réveil
Et tous les jours c'était dimanche
Sous le soleil.

Elle pleurait dans la pénombre,
Lui, souriait.
Je me suis senti en surnombre
Et je pleurai.


 
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   rosebud   
15/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'est-ce que c'est bien! Qu'est-ce que ça me plaît!
Avec de beaux poèmes comme ça, il n'y a rien à commenter, juste à saluer la simplicité, la luminosité (pour une nuit bleu-nuit, c'est un comble), la justesse.

Et puis ce "m'obombre" - j'ai cru à une faute de frappe. Je n'en suis pas encore revenu que des mots pareils subsistent encore!

Bravo! Encore! Encore!

   Pimpette   
20/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli!
Musique fameuse....On dirait Verlaine...
Je laisse tomber 'obombre' dont on devine bien le sens!
Le sujet est tendre, mélancolique et charmant!
la chute....adorable...

   socque   
21/1/2013
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je ne déteste pas absolument les quelques répétitions qui parsèment le poème ("Sous le soleil", le verbe pleurer, les dimanches), quoique je trouve que ce soit là une solution de facilité pour appuyer le propos.
Non, ce qui me gêne c'est ce côté léché pour dire la souffrance, et ce qui ne passe absolument pas pour moi dans cette optique, c'est le verbe "obombrer". Vous l'avez peut-être choisi pour la rime, peut-être parce que vous l'aimez bien, mais je le trouve très dommageable dans une histoire qui se voudrait toute simple, émouvante, pleine de petites robes blanches et de dimanches. Quel amoureux éconduit, même s'exprimant en octosyllabes/tétrasyllabes qui donnent un pseudo-rythme d'alexandrins, va se dire que l'enlacement de sa belle et de son rival l'obombre ?
J'ai la même remarque sur "promenions" utilisé de manière non pronominale ; pour moi, c'est maniéré, et le fait que vous ayez cru devoir recourir à cet artifice pour la métrique, si c'est là la raison, eh bien elle ne change rien : à mon avis, ça nuit à l'expression.

Par ailleurs, je trouve ce poème non exempt de maladresse : une ombre qui s'embarque, l'image me paraît au bord du burlesque. Cela dit, j'aime bien les baisers vus comme des décombres qui naviguent. Mais pourquoi vous laisser aller à un parallélisme de construction qui, là encore, me donne une impression de facilité ? ("Qui s'embarquait"/"Qui naviguaient".) Les vers courts c'est pas commode, je suis d'accord, mais je trouve que vous n'êtes pas allé ou allée chercher bien loin... La simplicité ce n'est pas, selon moi, prendre la première image qui vient, mais creuser, dépouiller l'expression, ne pas s'arrêter au premier mot qui flatte. Mon avis, bien sûr, rien d'autre.

Au final, je pense que vous avez gâché par afféterie un poème qui aurait pu être joliment mélancolique. Là, selon moi, il sonne faux et guindé. Peut-être, avec un schéma de rimes moins contraignant, auriez-vous pu trouver une expression plus aisée.

   LeopoldPartisan   
23/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a toute une histoire dans ces vers simples et ma fois fort bien rythmés. C'est judicieusement amené. De plus pour accompagner ces 3 personnages après la lecture, l'auteur nous esquisse des perspectives telles que je les apprécie.
C'est fort bien écrit sans précipitation, ni artifice inutile.
J'aime

   Marite   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Petit poème comme j'aime. Tout en simplicité mais cette apparence est trompeuse et les mots nous font bien ressentir le trouble et la tristesse qui envahissent le personnage. Je ne connaissais pas le verbe " obombrer "

   croquejocrisse   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
il y a déjà ces deux "qui" en début de ver donnant un ton impératif à la lecture et du coup brisent la musicalité dans une première lecture, mais qui en fait a voix haute glissent plutôt bien

Sa Silhouette Sombre... qui Siffle Sur ....n'est pas des plus heureux

il y a pourtant du fond ici, une sorte de mélancolie désabusée qui ne m' a pas laissé insensible

les deux "pleurait" dans la dernière strophe ne vont pas...

   brabant   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Salut Damy,


Bon, j'ai trouvé ça mignon (pas péjoratif hein, dans le sens de charmant, pas péjoratif non plus. lol), délicat ; mais je me suis un peu perdu dans les moments (nuit/jour/soleil/ombre/pénombre) : sans doute as-tu joué sur extérieur = décor/intérieur = ce qui se passe dans la tête du narrateur/observateur. "promenions" m'a aussi gêné bien que tu aies sans aucun doute voulu cet emploi, mais 'promener sa personne' m'a semblé un peu contraint. "obombre" est joli. Pourquoi les baisers "comme les décombres" ? Ne devraient-ils pas les garder/emporter comme des trésors (il est vrai que d'un baiser il ne subsiste pas grand-chose ; la preuve il faut toujours recommencer. lol) ?

Bon je ne comprends pas très bien pourquoi 'tu' pleurais alors que, le chat étant parti, les souris peuvent danser ! Ah t'attrapes ! A ta trappe Cher Damy !

Lol :))


p s : Pourquoi le choix de "Quai des brumes" comme titre ; je ne retrouve pas là l'intrigue, plus au moins éloignée, du film. Ou bien est-ce relatif à une scène particulière, un vêtement, ... ? Peut-être le port ? Est-on au Havre ? Un micmac or lent... :)

   Cristale   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte avec l'alternance régulière des octosyllabes et des tétrasyllabes jouit d'un équilibre musical agréable à l'oreille.

Les rimes sont alternées selon les quatrains, alternés également selon qu'il s'agit d'évoquer l'instant ou le souvenir :

"ombre/ai" pour les quatrains évoquant "l'ombre"

"anche/eil" pour ceux qui évoquent la femme


L'auteur apporte une note particulière avec quelques expressions romantiques qui seront peut-être jugées "désuètes" mais qui me plaisent bien comme dans ce deuxième quatrain :

"Claudie dans une robe blanche
Sous le soleil,
Les beaux rires de mes dimanches
Au bois vermeil."

Cette ambiance de rupture, du départ de l'autre, et surtout avec un autre, laisse une douce et triste note émotionnelle .

Cet "autre" n'est représenté que comme une "ombre", une "silhouette sombre", Claudie est lumineuse, et puis ça se gâte à la fin, Claudie pleure, "l'autre" sourit...on peux supposer qu'elle regrette ce départ au dernier moment mais il est trop tard.

Les quatrains alternent la dure réalité de ce qui se déroulait sous les yeux du narrateur et les souvenirs de beaux moments vécus entre Lui et Elle.

Mais l'on peut se demander également si cette ombre n'est pas née de l'imagination jalouse de cet amoureux qui s'est fait largué par sa belle et, (j'extrapole) elle ne pourrait pas le quitter si ce n'était à cause d'un "autre"...pourquoi pas? :-)

Tout se rejoint à la fin, ( qui me fait penser un peu à un pantoum, et oui...une idée comme ça qui me traverse l'esprit) ) avec cette jolie répétition volontaire :

"Elle pleurait" (en partant)
"Et je pleurai" (en restant)

"Et je pleurai" bel emploi du passé simple.

Merci Damy, tout cela est bien agréable à lire

Cristale

   fugu   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
L'impression principale qui ressort après lecture de ce poème est ce coté naturel bricolé.

J'aime beaucoup la scène évoquée et les sentiments qui en ressortent mais je trouve l'ensemble un peu "toc".

Le verbe obombrer par ex, c'est la première fois que je le lis et je vous remercie quelque part d'avoir éveillé ma curiosité mais je ne trouve pas judicieux de l'avoir placé dans ce poème car il sonne mal. En plus il gâche une des strophes qui auraient pu selon moi être une des plus belles du poème.

Même chose pour le : "je me sentais en surnombre". franchement c'est lourd.
Tout ça pour dire : j'étais de trop ?
C'est pour ça que je vous dis que ça fait "toc".

   pieralun   
2/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Damy,

et félicitations pour cette très belle musique non dénuée de sens. Elle a éveillé ma sensibilité, elle est donc, pour moi, poétique.
La douceur et le rythme font immédiatement penser à Verlaine ( oui ma Pimpette), et, je le répète, la musique n'est pas là que pour la musique, elle est accompagnée d'une triste évocation, les beaux souvenirs le sont souvent surtout lorsqu'on est sûr de pouvoir les recréer.
Juste deux mots qui m'ont paru déplacés:
"obombre" qui rompt la simplicité lexicale du poème et
"surnombre" qui, à contrario, me semble être trop prosaïque.

   Damy   
2/2/2013

   Charivari   
7/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour.
J'aime bien la musicalité de l'ensemble, l'atmosphère et les images (particulièrement celle de l'ombre à son bras)... Et l'idée d'entrecroiser les rimes, les répétitions, (etc...), était bonne, mais...

Je crois que c'est le choix des rimes en OMBRE qui ne fonctionne pas. Ce n'était pas un pari facile, vu qu'il y a peu de mots, mais à mon avis le pari est raté... Désolé.
On a "ombre - sombre -pénombre", trop évident, trop répétitif tant au niveau du fond que de la forme
"ombombre" très joli mot, mais posé là, il m'a semblé très artificiel
"je me suis senti en surnombre", je trouve la formule très maladroite... Dommage, c'est celle qui boucle le poème.

   Miguel   
10/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
J'arrive un peu tard et tout ce qui pouvait être dit de juste sur ce texte, ses qualités et ses faiblesses, l'a été avec le discernement habituel. Il ne me reste qu'à exprimer ma subjectivité, ma sensibilité au choix des vers et à la mélancolie de l'ensemble. J'irai relire ce poème avec plaisir.

"Promener" pour "se promener" me semble grammaticalement suspect.

   David   
14/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Damy,

Si j'ai bien compris, les strophes impairs mettent en scène les trois personnages, le couple et le narrateur, à la tombée du jour, et les strophes pairs représentent les souvenirs du narrateur, sous le soleil. Ça fait une sorte de parallèle entre l'heure du jour et des moments de la vie, clairs ou sombres.

Pour la fin, je me suis quand même dit que le départ du nouvel amant de la muse, en mer qui plus est, laissait le champ libre au narrateur quelque part, mais c'est un point de vue un peu intéressé que je projette-là, encore que le sourire un peu cruel de l'amant qui s'en va, à la muse, n'engage pas non plus à la compassion pour leur séparation.

C'est assez musical, si le titre évoque celui d'un film, que je n'ai pas vu, le thème du poème m'a plutôt fait penser à celui de "Barbara" de Prévert, mais le narrateur n'y a pas vraiment la même place, bien que tout autant observateur. Comme émotion, c'est bien moins fort, ça ne se résumerait pas à de la jalousie, mais à une passion un peu morbide tout de même, sans espoir. La séparation a déjà eu lieu pour le narrateur, et il ne semble pas non plus avoir de compassion pour sa muse qui va se retrouver seule, il ne reste que les "couleurs" en fait, le clair, le sombre.


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