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Poésie néo-classique
David : Encore
 Publié le 14/05/08  -  11 commentaires  -  759 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

Ces genoux sont les tiens ?


Encore



J’aimerais tant croquer la paume de ta main…
Et le safran boisé aux lèvres clandestines
De la moiteur du soir, leurs saveurs sont mutines
À l’accalmie de l’heure, au sommeil qui vient.

Je confondrais sur toi, approcherais de loin…
Le haut et puis le bas, la surface et l’intime
Le chaud et puis le froid, l’immense et puis l’infime
Jaloux du moindre souffle et cupides de soin.

Ces genoux sont les tiens ? Et nos coudes ne restent
Que les clefs d’une voûte ou bien l’arche d’un geste,
Mobile de cuir doux, cabane à l’abandon.

Dans tes chutes de reine où les courants d’air osent
Propager le frisson de tes clins d'horizon,
Je lisserais ces grains d’une main qui se pose.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
14/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est joli, au bon sens du terme.
Très bien rythmé, de l'amour bien dit.

   strega   
14/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien
C'est frais, sincère, un brin coquin juste ce qu'il faut, j'aime beaucoup ce genre de poème-pause comme ça. Finalement, c'est aussi ça la poésie. Pas grand chose à dire de plus.

J'ai beaucoup aimé le deuxième vers.

   widjet   
14/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je me joins à mes camarades pour saluer ce très joli poème (la première strophe est très belle), délicat et pas mièvre pour deux sous.

Bravo David, j'aimerais en faire autant

W

   marogne   
14/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai adoré le deuxième vers.

Sur le reste j'ai moins accroché, j'ai apprécié la musique des mots, les images évoquées, mais ai été déçu du manque de signification (pour moi) de certains vers, comme, si ils avaient été construits pour satisfaire uniquement la rime...

Le coté coquin, voilé, tout en suggestion, est assez réussi lui aussi.

   mimich   
15/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié le souci de respecter les contraintes du rythme et de la rime.Je ne comprends pas trop"cupides de soin" ni"clins d'horizon", mais l'auteur a trouvé des images intéressantes

   Anonyme   
16/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Vraiment beau.

Je m'incline devant tant de grâce. Celle que donne la muse au poète.

Bravo !

   ristretto   
17/5/2008
comme le dit le titre, on ne s'en lasse pas
très doux
merci

   Fattorius   
14/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De belles images, et une belle maîtrise de la versification et de la prosodie, pour ainsi dire jusqu'au bout des rimes (masculines avec masculines, féminines avec féminines, singulières avec singulières, plurielles avec plurielles) - mis à part 4, où effectivement, on ne peut lire "sommeil" comme "sommeille" - et la diérèse sur "vient" ne me semblerait pas naturelle, même si elle permettrait d'avoir le compte.
Merci pour le moment de lecture, et merci de m'avoir indiqué ce sonnet!

   ANCELLY   
19/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle prosodie classique, bien respectée pour ce très beau sonnet.
Dommage le quatrième vers !
Et le jeu de mots "d'air osent" n'est pas très heureux.
Il reste de ce sonnet, une belle musique et une très belle impression.
Denis

   Melenea   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour avoir écrit un texte du même titre, en apparemment sur le même thème, j'adore ce que tu en as fait... les images, la fluidité, en font un moment intemporel.

Mél

   Renaud   
30/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
S'agissant d'une description, quoique animée, évolutive, personnelle, aisément (?) généralisable, le monothématisme exprime ici sa pleine légitimité. Les métaphores ajoutent au poème des dimensions qui transcendent la situation comme il se doit, ainsi que l'amour le permet, jusque dans son expression physique. Le sommeil et son onirisme ajoutent leur contribution au tableau vivant.
L'humour n'est pas en reste avec les calembours reins/reine ou paume/pomme ou même simplement par le sujet choisi ; pour un traitement opposé à celui, par exemple, masochiste, adorateur et méprisant de Baudelaire, ce triste sire. Ce n'est pas si souvent qu'une évocation de l'acte charnel plane dans des draps tout blancs pour une positivité complète et assumée, sans jamais verser dans ce graveleux et cette vulgarité qui guettent celui qui parle d’amour sans d’infinies préciosités, n’était le titre, pas si intelligible à vrai dire.
Par contre je ne sais pas pourquoi le poète est susceptible de confondre ses genoux avec ceux de la Belle ; peut-être est-ce un jeu entre eux, mais ce n’est pas précisé ; je n'ai pas compris ce que désignaient les grains, et le thème du courant d'air est introduit par un moindre souffle, ce qui constitue un déséquilibre (mineur).
Le premier quatrain est plutôt gustatif, le second prend des allures cosmiques, le sizain évoque peut-être l’architecture sans en faire un systématisme. L'évaluation "très bien" s'impose tout naturellement, sachant que je réserve la note exceptionnelle à ce qui m’apprend quelque chose sur notre espèce.


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