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David : La clé des sons
 Publié le 09/05/11  -  21 commentaires  -  530 caractères  -  703 lectures    Autres textes du même auteur

Sans d'autre but que de produire une sonorité entraînante, neutre également par son vocabulaire, est-ce qu'il est possible de réduire autant le "temps d'un poème", vu comme une certaine méditation, une recherche d'un certain vide, une certaine paix intérieure ?


La clé des sons



Oncle et nocturne avec titan
Nectar ombre oubli rubis steak
Quête et livide acte architecte
Tertre éventail active en clan

Tartre estocade éclats d’implants
Nasse occulte avare os en stock
Kayak esquive octobre infecte
Tactile impact tank acquittant

Narquois sporadique alpe et Naples
Pleuvoir et spatule alcalin
Palme article égal laque enclin

Pastel abcès segments de câbles
Bloc percé trace arpège embrun
Distrait stère astre objet parfum


 
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   socque   
14/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Rien à faire, j'aime qu'il y ait un fil directeur, une idée... Ici je ne perçois qu'un jeu sur les sonorités, pas désagréable d'ailleurs, servi par un bon rythme ; et puis après ?

   Anonyme   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a ici une assez belle recherche sur les sonorités et en lisant à voix haute, on finirait par croire que l'on parle un dialecte étranger. En ce sens ce poème mérite qu'on s'y attarde.
évidemment il serait vain de chercher une quelconque interprétation dans ce listing de mots claquants mais ce n'est pas important ici je pense.
J'aime surtout l'effet étrange de déstructuration du parler "cohérent" qui mène à une espèce de nouveau langage via la sonorité. Presque un langage "primitif" constitué d'onomatopées à partir de mots contemporains.

L'idée me semble intéressante.

   Marite   
17/4/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai beau essayer, je ne vois pas du tout l'intérêt d'une telle écriture. Je n'ai trouvé ici aucune sonorité entraînante ou permettant d'approcher une éventuelle méditation. Elles sont assez "hachées" et heurtent parfois l'oreille. Je serais curieuse de comprendre sur quoi se base l'auteur pour imaginer que ce texte pourrait avoir un tel impact sur les esprits.

   Lariviere   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut David !

J'aime beaucoup le titre de ton texte, mais justement, je ne sais pas s'il colle avec l'intention que tu as eu de créer une lecture qui ne se prive pas des émotions sonores mais qui reste une écriture "neutre et atone" au niveau du sens commun du langage (si j'ai bien compris) ou plus précisément, qui ne soit pas dirigé vers un thème général, ni mis en action par le parti pris de l'auteur, que ce parti pris soit d'ailleurs conscient ou inconscient.

Le texte marche bien en ce sens, mais il me semble quand même, en tous cas pour moi, que le titre induit une certaine explosion, (intéressante d'ailleurs), donc un certain mouvement et, pour moi très subjectivement, une certaine émotion positive, qui repose encore sur une certaine symbolique. L'idée d'un titre basé sur le même travail que le texte, c'est à dire sans induction dans la direction du sens par le symbole, m'aurait paru une bonne chose.

Ensuite, en lisant les différentes strophes, j'ai eu l'impression de naviguer (très bien) entre des émotions positives ou négatives, au rythme de chaque vers, sans être happé par une ligne de direction. Du coup, je pense que sur l'ensemble les intentions de David sont réussies : il n'y a pas de manichéisme dans cette poésie, il n'y a pas de mouvement particulier, pas d'indications de directions, mais il y a quand même des courants énergétiques alternatifs, allant de phrases en phrases, au gré du son, se dirigeant de façon autonome du pôle plus au pôles moins des impressions. A la première lecture, cette navigation entre les mots et les phrases, n'est pas que paisible; c'est même parfois un peu rude, mais je pense que pour avoir un avis valable, il faut aussi laisser reposer le texte et les ressentis, un petit moment. Voire relire...

Et quand on relit, on se rend compte que la puissance et la qualité de ce texte prennent toute leur ampleur à la lecture a voix haute, en laissant résonner dans l'air, l'étrange phonétique transmise par l'association de mots. Ce ressenti sensitif passant exclusivement par la phonétique est vraiment efficace. Les phrases et les sons semblent créer un langage nouveau qui fait penser, comme le dis Benway, à un langage primitif ou originel. En fait, avec cette phonétique qui s'appuie sur le claquant des consonnes, parsemées de quelques rondeurs, on a l'impression que ce langage s'emploie à explorer le noyau profond, parfois sombre, parfois tendre, de la parole et donc de la transmission des sons et de la communication. Je trouve cela plutôt réussi.

Sinon, sur le ressenti d'ensemble du résultat, cette absence de trame et d'idée directrice, constitue à la fois la force et la faiblesse de ce texte.

Pour un exercice de style, ça passe très bien, car le texte est court et que la réalisation est à la hauteur des ambitions, mais sur un texte long, j'aimerai juste voir si on peut garder cette espèce de neutralité de l'auteur sur l'œuvre, sans aboutir à quelque chose de contrefait (l'inconscient risque de prendre le contrôle, s'il n'y a pas de pilote affirmé, et alors, on tomberait dans l'écriture automatique) ou pire : le texte peut perdre sa valeur artistique et devenir insipide.

Ici, je trouve que David réussi sont pari audacieux. Je le félicite parce que c'est joué avec habileté.sur un terrain difficile. La marge de manœuvre est vraiment étroite et doit justement nécessiter un recul constant de l'auteur sur l'ouvrage, mots après mots, briques après briques, son après son, et donc, un gros travail de contrôle autant sur le conscient que sur l'inconscient, qui n'a rien à voir, au contraire, avec de l'écriture automatique.

Le petit bémol, si j'ai bien compris les intentions de l'auteur qui voulait enlever toute induction de symbolique au mot, et même de mouvement en enlevant le verbe conducteur de mouvement et d'action, c'est que ce travail de ressenti uniquement basé sur la logique des sons, n'échappe pas non plus, il me semble, au signifiant des amas de mots, ou parfois uniquement d'un seul, choisi peut être inconsciemment par le lecteur avec tout son arbitraire mystérieux, au milieu du groupe de mots ou de la phrase.

Si justement, c'est à ce but ultime que le travail de l'auteur, voulait nous conduire, je vais relire ces explications et j'applaudis pour le résultat.

Dans tous les cas, je trouve le travail vraiment très intéressant, et le résultat encore plus. Peut être un peu court, mais bon...

Merci, de façon générale, pour tes "recherches"... La poésie et l'expression sont comme les sciences : elles évoluent aussi grâce au travail de laboratoire de quelques "chimistes linguistiques" un peu fou, mais passionnés

   Raoul   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'exercice nonsensique tient, je trouve.
Le "dialecte" utilisé entre le chantant et l'abrasif dégage quelque chose d'assez mystérieux, d'incantatoire -par le rythme des octo. sans doute- et il est assez travaillé pour que l'on puisse croire à une réelle langue personnelle.
… Pas persuadé que le découpage en forme de sonnet prolonge jusqu'au bout le concept de départ mais soit (car c'est plutôt fouillé).
Je trouve l'exercice intéressant.
Perso., cela m'évoque assez une "langue" entendue -sous magic mushrooms- en pays Batak.

   jamesbebeart   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai été vraiment séduit par ce texte qui fait bouger les lignes et ne constitue pas une écriture automatique. Langage qui claque, cliquète, résonne, brinquebale, à un tempo savamment dosé. Le choix des mots est séduisant pour nous amener dans un ailleurs qu'on accepte volontiers.

   Arielle   
9/5/2011
La clé des sons devrait m'ouvrir une porte sur quelque chose mais rien à faire, je ne trouve pas la serrure.
Pas d'images ni d'émotion, il me manque l'essentiel de la poésie (ce qui n'est que ma vision personnelle, bien sûr)
Juste le plaisir de bouger la langue sur des accrobaties verbales, pourquoi pas ? Petite fille j'adorais la comptine "Amstram gram, pic et pic et colégram..."

Si je rentrais dans le jeu je m'étonnerais de voir rimer stock avec infect, mais bon, comme je n'ai pas la clé, je n'insiste pas et m'abstiens de donner une appréciation

   Meleagre   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Un exercice oulipien ?
Je compare cet exercice à l'action painting en peinture : ces peintres jettent sur la toile des seaux de peinture, et dans ces oeuvres, seule la matière compte, l'harmonie qui s'installe presque malgré elle entre les différentes couleurs, les taches de matière.

Ici, le poète jette sur le papier des mots bruts, et regarde quelle harmonie se détache des sons (certes les mots sont préalablement choisis pour leurs sonorités). Le résultat : un phrasé sans sens, un signifiant sans signifié, un parler sans dire.
Et je trouve ce poème dur à dire à haute voix.

Bref, je n'aime pas trop. Oui, dans un poème, le jeu sur les sonorités est essentiel, mais pour moi, ça ne doit pas être au détriment d'une expression.

   Jano   
10/5/2011
Commentaire modéré

   Pascal31   
10/5/2011
Commentaire modéré

   Anonyme   
9/5/2011
C'est bizarre c'est sur, mais en même temps pas forcément désagréable à lire...Il y a un rythme dans ces mots qui n'ont pas de sens entre eux, et ce rythme m'a plu.

Bon je ne sais pas si c'est de la poésie, peut être...

Une rime me g^ne: stock/infecte...parce que même si le E est muet ça fait infect (t donc) et stock ça fait (k...)...

   Anonyme   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
oui bof quoi... je suis pas fan de l'exercice, je trouve que d'autres (et je vais pas citer Devos, trop tard!) l'ont réussi en lui donnant plus de sens.
Les sonorités ne me convainquent pas... sauf sur les vers suivants :


Tartre estocade éclats d’implants

Palme article égal laque enclin

Bloc percé trace arpège embrun

Le reste pour moi manque autant de cohérence que de rythme, et pourtant je suis pas la dernière fan de surréalisme et de cadavre exquis... mais là, ben sans te froisser mon caribou, je trouve qu'on fait mieux dans l'exercice "Le mot en Phrase"... et pourtant Dieu sait qu'on s'applique pas forcément...

   Pascal31   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'ai pas trouvé cet enchaînement de mots très poétique : c'est laborieux à lire, les sons ne sont pas harmonieux et rebutent lors de la lecture.
C'est une tentative trop facile pour me convaincre, on dirait que les mots ont été placés là sans beaucoup de réflexion, juste pour chercher des sonorités complexes : cela ressemble à un exercice de diction.
Pour moi, l'essai n'est pas concluant. Désolé.

   thea   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
excellent travail technique
mais la poésie n'est pas là :

point de bonheur à lire des mots juxtaposés, parfois difficile à lire
( acte architecte)...
point de rêve à se laisser abuser ..
point de cœur qui se soulève au passage
point de grâce à la lecture des mots dont la beauté n'a d'égale qu'une aurore mauve qui s'empresse de disparaître au lever du jour..

un exercice réussi oui je suis d'accord
Un poème non, je suis désolée David

Bonne journée

   Anonyme   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Petit gout de "cadavre excquis" qui rappelle des souvenirs de potache.

C'est l'aspect justement, expérimental qui me gène ici . L'auteur teste des effets, sans etre persuadé de quoi que ce soit, du coup le lecteur non plus n'est pas persuadé. Il assiste avec perplexité à ce déffilé de mots plus ou moins en raisonnances.

Le dodécaphonisme ou ici le "dodécasyllabisme" (néologisme ?) a besoin de structures et d'intentions pour éviter la faille de l'insignifiance. La monstration du non-sens comme sens doit être le fruit d'un cheminement argumenté et positionné. Projet bien difficile auquel cet exercice n'a pas trempé l'ombre de l'ongle du petit doigt.

   Lunar-K   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Un exercice intéressant. Cela ne doit pas être facile du tout de se concentrer exclusivement sur la sonorité et pas du tout sur la sémantique. Ou comment prendre à revers l'écriture automatique (qui joue sur l'association sonore ET sémantique), ou en tout cas n'en prendre qu'un seul de ses aspects : l'appel de la sonorité...

Toutefois, je trouve le résultat trop saccadé pour vraiment m’apparaître comme pure musicalité. Peut-être n'était-ce pas vraiment l'objectif ? En tout cas, c'est ainsi que je l'ai compris et, à ce niveau, je n'ai pas l'impression que l'exercice soit réussi.

Je salue malgré tout l'effort (qui doit être titanesque) pour se défaire entièrement de la symbolique du langage et ne s'attacher qu'à sa plus pure matérialité : le son.

   Douve   
10/5/2011
Un petit peu forcée :) de commenter maintenant que j'ai promis de lire, lu et surtout après avoir quémandé du neuf à l'auteur la veille de la parution de ce poème.

Néanmoins je m'abstiendrai de noter parce que ce genre de poésie n'est pas du tout mon fort. De plus, je tiens compte de la catégorie et ne peux par conséquent pas appliquer mes critères de notation habituels à une forme de poésie "expérimentale".

J'ai déjà lu des poèmes de ce genre auparavant. Certains avant moi ont parlé d'exercice oulipien. D'autres courants se sont intéressé à la chose, il me semble (j'ai en tête, comme auteurs, notamment Marinetti, Tzara, Mallarmé...)

En ce qui me concerne, j'ai du mal à apprécier la lecture de poèmes de la sorte. Je trouve l'exercice en soi intéressant, la recherche phonétique, la forme classique déguisant un poème qui ne l'est pas, mais voilà : ça ne me procure aucune émotion et cette absence de ressenti me bloque. Peut-être - sans doute- me manque-t-il quelque chose pour comprendre, aimer. Mais en tant que lectrice, je reste là devant les sourcils froncés, perplexe et vaguement frustrée.

Le titre m'interloque. Il me donne l'impression qu'il y avait quelque chose à découvrir, un endroit où rentrer par le biais de ces sons, et je n'y suis pas parvenue.

J'admire le travail phonétique d'assemblage, mais je ne suis pas capable d'aucune appréciation. Désolée :(

   nombrilc   
13/5/2011
Commentaire modéré

   David   
13/5/2011
Quelques mots, et une discussion à propos de ce poème si vous le souhaitez, dans ce sujet de forum : À propos de "La clé des sons"

   Mona79   
14/5/2011
Même si je n'ai rien compris au texte par lui-même, j'ai admiré le choc des sons entre eux, parce que les mots sont des messages codés qui parlent à l'oreille plus qu'au cerveau et que Verlaine a dit : "de la musique avant toute chose".
Si cette musique est ici dissonante, il s'agit bien de sons heurtés qui ne laissent pas indifférent. C'est comme une langue étrangère dont on admire les sonorités sans la comprendre.

La recherche de ces sonorités est déjà un travail fascinant que j'apprécie sans pouvoir le noter. Maintenant il ne vous reste plus qu'à donner un sens à tous ces mots dont le fil conducteur est absent.

   fouzh   
10/8/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
un texte en adequation avec le titre
bon au niveau du rythme
qui me ferait penser a une chanson de boby lapointe
mis a part que le bon vieu bobby avait des choses a dire
et qu'il les disaient avec intelligence et talent
ce qui n est pas trop le cas ici....
bref un assemblage de mots sans queu ni tete et finalement sans grande importance

   Anonyme   
21/10/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je suis embrouillé, je n'ai rien compris ! :D

   OH2Warenghien   
1/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La prosodie qui cherche la sonorité en sonnet, avec des rimes composées, rien que de plus classique, hormis le sens, on cherche les pieds et on les perd. La recherche n’est pas si neutre que ça…, les Segments de câbles ça existent…, et les Eclats d’implants s’accordent pourtant… Mais l’idée est à creuser !

   Marie-Ange   
28/11/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Le fait de rien comprendre à ce que je lis, n'apporte aucun ressenti, je vois là qu'une succession de mots, de sons après lecture à voix haute, d'ailleurs pas si facile que cela, mon élocution trébuche comme mon esprit, et le fossé se creuse alors entre l'auteur et moi, je reste là sans avoir trouvé "la clé des mots" qui m'aurait rien qu'un instant apporté une quelconque émotion.


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