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Poésie classique
David : Merci passionnel
 Publié le 28/05/09  -  13 commentaires  -  768 caractères  -  247 lectures    Autres textes du même auteur

Un crime.


Merci passionnel



Je ne payais de mine ou bien alors en roubles,
Et c'est vrai que la nuit recouvrait nos citrons,
Mais je te jure un peu de ma foi des poltrons,
Tu me jetas tantôt le plus grand de mes troubles.

Il n'était rien de plus qu'un croisement de courbes,
Ce crémant de l'audace, et j'étais son mitron.
Mon carrosse a vécu, le voilà potiron,
Tu n'étais pas la clef, moi j'étais de ces fourbes.

Aussi quand j'ai surpris ton sillage au couchant,
Rien ne put retenir - ô mon cœur repentant ! -
Que je n'étrangle enfin ton cou d'un blanc si neutre.

Et tu ne m'en veux pas, ta langue me le dit
Bleuie, et pend gonflée à tes lèvres, merci...
C'est bon quand tu comprends les raisons de mon meurtre.


 
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   Anonyme   
30/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup l'humour noir de ce sonnet, et la chute est délicieusement grinçante.
J'adore le zeugma du premier vers, l'incongruité très amusante du mot "citron" au deuxième vers.
Le quatrième vers me semble assez maladroit/ on dit "jeter quelqu'u DANS le trouble" , il me semble.

   Anonyme   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Toujours à la lisière le David, enfin ça faisait longtemps... Avec le dernier vers on y retourne un coup.
Le premier vers m'a fait sourire, le fourbe...
C'est une histoire de "noir désir" en fait non?
On paie en roubles en Lituanie? Enfin je sais pas trop pourquoi j'ai pensé à ça en fait. C'est pas ça puisque là il s'agit vraissemblalement d'un étranglement. Bref...
Sinon "crémant de l'audace", c'est le courage ethylique?

Mais pourquoi, oui pourquoi dit-elle "merci"? Qui est "elle"?
Pas une personne à mon avis, je vais chercher 'core...

   nico84   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un humour trés noir. Un meurtre passionel, pulsionnel oserais je dire.

Je ne comprends pas encore le merci. Le merci du meurtrier plutôt non ?

Ce n'est pas seulement un meurtre, c'est un désir qui ne pouvait être assouvi. Ou dans l'illégalité.

J'ai aimé ton écriture en décalage avec le fond.

   Anonyme   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Crémant de l'audace = plutôt le cou pétri par le mitron-meurtrier, non ? ah lespoèmes cabalistiques de David ! La syntaxe reste étrange, elle aussi... On jete quelqu'un DANS le trouble, non ?
Mallarmé doit être ton héros ? J'aime bien la langue bleuie qui dit merci, sympa ça...Le sillage= décolleté j'imagine
Je n'ai pas élucidé le mystère de certains vers.
J'édite pour dire que je n'avais pas lu le commentaire de Sally (lol)

   Anonyme   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Syntaxe que je trouve (comme toujours ! ) étrange, mais je suis assez séduit par le ton de l'ensemble.

Je note "bien" en songeant que ce sonnet (peu classique) aurait dû être posté en "poésie moderne".

   Anonyme   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et oui après les douze coups de minuit, le carrosse se transforme en citrouille.
Désillusion quant à une femme devenue infidèle au point de l'étrangler.
"Quand j'ai surpris ton sillage au couchant" me parait clair en ce sens.
Un mec pas sûr de lui qui s'est sans doute amouraché d'une fille qui se foutait de lui et dont l'amour n'était certainement pas réciproque. Mais lui il y croyait.

Un sensible qui opta pour le meurtre.

La dernière strophe ne pouvait que me plaire. : )

   xuanvincent   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Que d'idées !
Les associations d'idées, fluides j'ai trouvé, m'ont plu.

Ce poème, en dépit d'une certaine violence, m'a plutôt plu.

   Anonyme   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir David ! Noir, c'est noir ... et pour le lire sans désespoir, j'ai dû attendre ce soir. Etrange atmosphère...
Pour la forme, ô Maître, je m'interroge bien entendu sur les rimes
neutre/ meurtre ainsi que dit/ merci, ceci dit sans pour sûr chercher la petite bête...

   tigerlineh   
28/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
pfffffou... Impression de ressortir lavée de ton poème... Très touchant, très touchée... Elle aussi, toi aussi.

   renep   
29/5/2009
Bonjour David,

"Mais je te jure un peu de ma foi des poltrons,"...pas très littéraire à mon goût..ou bien alors il manque de la ponctuation ?

"moi j'étais de ces fourbes. " pourquoi le démonstratif "ces""fourbes" : pas compris qui sont les fourbes..
Pourquoi dirait - elle merci alors que pend sa langue ? Crois - tu qu'elle aurait eut un orgasme avant de mourir ?

Le sujet de ton poème me laisse pantoise...

   pieralun   
5/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ce n'était pas un pari facile, il est réussi !

   CharlesVerbaud   
2/11/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↓
En soi l'histoire de ce meurtre est bien menée, mais la technique ne va pas du tout.
Les rimes changent d'un quatrain à l'autre. Le changement de rime troubles / courbes viole la règle d'alternance des genres.
Aux tercets neutre ne rime pas avec meurtre, et les deux autres rimes sont pauvres.

Pourquoi au premier vers "je ne payais de mine", il manque la moitié de la négation, "je ne payais PAS de mine".
Pourquoi, "la nuit recouvrait nos citrons", qu'est-ce à dire ?
pourquoi les pluriels "ma foi des poltrons", "j'étais de ces fourbes"
pourquoi la double négation "rien ne put retenir que je n'étrangle"
pourquoi la conjugaison du verbe pendre "ta langue bleuie et pend gonflée
pourquoi
pourquoi
...

Beaucoup de maladresses à la fois d'expression et de technique de versification.

   stellamaris   
3/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis d'accord avec Charles Verbaud, ce sonnet n'est pas classique, trop de rimes vraiment limite ou boiteuses pour cela... Mais ça n'enlève rien à sa qualité d'expression, un vrai bijou !

Noir, c'est noir, mais quelle force dans cette tornade de sentiments, qui culmine en ce meurtre consenti par la victime... Ou tout du moins, c'est ce dont l'assassin veut se persuader !

Avec toute mon amitié.


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