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Poésie classique
David : Soleil
 Publié le 16/09/12  -  15 commentaires  -  919 caractères  -  298 lectures    Autres textes du même auteur

Sous les pavés de bonnes intentions.


Soleil



Soleil à ta rencontre, un autre monde averse
Sans plomb. Visages crus tournés sous tes rayons,
Peaux et chapeaux, des mains signent que nous n’ayons
Plus d’ombres… qu’il éveille au temps dont on se berce.

Sommeillent presque tous, la langueur les transperce
Enfin. Mais dans un songe, un charme a ses crayons
Multicolores dans la trousse où nous payons
Z’en Lire… Il nous retient autant qu’il nous traverse.

C’est comme un long péage où l’attente est écrou,
Des paupières font vis et l’iris est né clou ;
Bien qu’il soit tant charmeur, son regard m’abomine.

Inévitablement, on change de sujets ;
Dans le champ de colza, quelques moineaux font mine
De contempler les fleurs, mais ont d’autres projets.




Dans le champ de colza
les moineaux font mine
de contempler les fleurs

Bashô


 
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   Pimpette   
13/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Texte qui me plait et me déplait...

Je sens la qualité de l'écriture et le raffinement de l'inspiration sans pouvoir décrypter le sens et mettre à nu les intentions de l'auteur...que faire?

Admirer sans comprendre...après tout ce n'est pas désagréable...ni honteux...bien moins que de se prosterner devant une bassesse ou une vulgarité...

Après tout je ne comprends rien non plus à Mallarmé!

   Miguel   
15/8/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ce texte est pour moi hermétique et sibyllin ; je n'y comprends que dalle. Première phrase : pas de verbe (je vais vérifier si le verbe "averser" n'existerait pas, sait-on jamais). On me dira qu'une phrase dite nominale, ça existe ; certes ; ce n'est pas obligé d'être abscons.
"Soleil à ta rencontre " : le soleil est-il le thème ou le destinataire : cela signifie-t-il " A ta rencontre, soleil", ou "le soleil vient à ta rencontre" ? Qui est derrière ce "ta", ou quel est le sujet du "il" du vers 4 ?
"...des mains signent que nous n'ayons ..." : La proposition subordonnée conjonctive objet suit ordinairement un verbe de déclaration, d'opinion, de perception (elle a alors son verbe à l'indicatif) ou un verbe de volonté ou de sentiment (elle a alors son verbe au subjonctif). Le verbe "signer" ne me semble appartenir à aucune de ces catégories ; un effet de style, sans doute, mais un effet de style bien déconcertant. Vous me direz, ce n'est pas un crime, en poésie, de déconcerter un peu, mais je ne comprends pas l'image.
"Sommeillent" : pas de sujet : les gens qui sont exposés au soleil, j'imagine ; mais peut-être pas du tout. Car je me croyais à la plage et je me retrouve dans un champ de colza. En Italie ? ( payons z'en lire ...)
Je ne comprends guère plus les tercets, bien que la grammaire n'y soit pas équivoque, et le dernier vers me semble un peu terne au regard de l'ensemble, qui a quand même un peu d'allure.

   LeopoldPartisan   
28/8/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Est-ce à cause de la forme contrainte du sonnet, mais pour ce qui concerne le premier quatrain par exemple, je n'ai malgré au moins 5 lectures attentives, rien capté.
Hermétique d'hermétique...
(Soleil à ta rencontre, un autre monde averse
Sans plomb.)
le reste m'apparait du même accabit.
Pardonnez moi l'expression mais on dirait presque le Jérome des premiers Bob et Bobette, nous parlant.
http://webspace.webring.com/people/kb/bilodeaurobertg/mousquetaires.htm

Seul me parait compréhensible le dernier tercet.

Désolé.

   Damy   
4/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Hélas je crains qu'il ne faille connaître Bashô pour apprécier ce poème.
Pour ma part, il me demeure hermétique, malgré plusieurs lectures. Aussi, je n'y vois qu'une impression surréaliste, art auquel je suis assez retors quand j'en cherche le sens, mais devant lequel je peux éprouver de l'émotion sur les formes, leurs agencements, les couleurs, bref, la matière et sa composition.

Et ici, j'aime bien regarder avec étonnement le soleil, les chapeaux, le charme, les crayons, les clous, les vis et autres moineaux dans le colza.

S'il y a message philosophique, je le verrais bien dans "d'autres projets" ... que celui-là.

Sur la forme, j'ai beaucoup apprécié ce sonnet avec ses rimes riches et ses ruptures de rythmes par rejets ou enjambements, illustrant peut-être le thème d'une certaine cacophonie ou au moins d'une cassure dans l'équilibre du clacicisme pur.

   socque   
16/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas commenté en Espace Lecture parce que j'avais identifié l'auteur à cause de la citation de Bashô : impossible donc de commenter "à l'aveugle". Mais je m'étais promis de le faire.

Il se trouve que le détournement de Bashô me paraît beaucoup mieux intégré ici que dans le poème précédent où tu avais recours à ce procédé ; ici, l'introduction des "projets" me paraît éclairer les mots de Bashô et assurer leur intégration dans l'ensemble.
Un ensemble auquel, comme d'habitude avec toi, j'ai rien pané, mais en l'occurrence, dès la première lecture, ça m'a intriguée plutôt que gênée.
Je suis incapable d'analyser, mais pour une fois je peux me laisser aller au fil des mots sans que mon cartésianisme gueule au charron. J'aime notamment
"des mains signent que nous n’ayons
Plus d’ombres" (la rime est audacieuse !)
ainsi que "l’iris est né clou".

Il y a un charme, pour moi. Je ne crois pas que je serai jamais trop cliente de tes tordages de syntaxe, mais là l'agencement du tout me laisse un goût pas déplaisant.

   leni   
16/9/2012
L'auteur nous a suggéré de regarder un poème comme on regarde
une forêt et d'y voir par ci par là ce qui nous saute aux yeux J'ai tenté d'appliquer la méthode....mais en vain!Faut appeler Champolion pour comprendre la pierre de rosette Cet écrit est hermétique :j'ai lu sept fois le texte car sept est un chiffre symbolique Et j'y crois Je me suis retrouvé seul avec quelques lires z'en poche Si je devais noter ce seraitTrès bien+(pour paraitre intelligent)ou Très mauvais-(pour traduire mon incompréhension)
A quoi bon?Mon salut cordial Léni

   placebo   
16/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Pareil que socque sur plusieurs points : j'avais reconnu ta patte en EL et n'avais pas commenté ; ce texte passe mieux que d'autres pour ma part.

"sous les pavés de bonnes intentions". J'ai d'abord pensé à "l'enfer est pavé de bonnes intentions", mais l'enfer, en-dehors de ce soleil cuisant, je l'ai peu vu. Il y aussi "sous les pavés, la plage".

Ce texte pourrait être la description d'une séance de bronzage sur la plage. Les moineaux : des dragueurs ?
C'est tout pour l'essai d'analyse ^^

"où nous payons zen lire" une des tournures les plus curieuses, je pensais d'abord à la lecture, mais il peut s'agir de l'ancienne monnaie italienne ? Il y a des possibilités beaucoup plus sombres qu'une plage innocente, tout à coup.

Bon rythme et bonnes sonorités j'ai trouvé. Quelques jolies images. Ce texte-là me plaît bien.

Bonne continuation,
placebo

   Mona79   
16/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un poème de l'allusion et du non-dit qui fait appel à la sensibilité du lecteur, ainsi que l'entend le poète japonais Basho. On aime ou on n'aime pas, c'est selon. Quant à expliquer... mais est-ce là ce que nous demande l'auteur ?

Il faut parfois se contenter de regarder les mots, de les contempler avec le ressenti que chacun éprouve différemment, selon humeur ou circonstance. Ce que j'ai fait.
Ce n'était pas si indigeste, quoi que l'on puisse en dire... Pour ne pas vouloir sembler plus maligne que les autres, je ne dirai pas que j'ai tout compris, David m'en voudrait d'avoir su démonter les rouages compliqués de ce sonnet (et j'avoue en être bien incapable), mais il y a des lueurs qui me font tilter parfois et, oui j'avoue, j'aime être surprise. De là à tout assimiler...
J'ai deviné que le soleil n'est qu'un prétexte qui ne sert qu'à dissimuler des projets moins avouables. Mais c'est fort bien ficelé.

   Anonyme   
16/9/2012
Bonjour David,

faut-il comprendre pour apprécier ?

je m'imagine les premiers regards portés vers Mondrian, Kandinsky ou sur les surréalistes, chirico...

Or l'art abstrait ne se définit que par son histoire... Et, bien qu'il n'y ait probablement aucun rapport entre Bashô et l'art abstrait, J'apprécie ces arts, ces travaux, poétiques ou autres, qui nous demandent, pour les apprécier, d'aller au devant d'eux... Comme un élargissement d'une mémoire à venir.

En ce sens, votre poésie à le premier mérite de nous interpeller !

   Arielle   
16/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Allez David, je vais sans doute vous faire rire mais votre poème, auquel ainsi que tout un chacun je ne comprends goutte, je l'ai vu célébrant les énergies renouvelables !
Soleil, sans plomb, des mains signent que nous n’ayons
plus d’ombres (éoliennes) le colza ... des indices ?

"Qu'il vienne, qu'il vienne le temps dont on s'éprenne !"

Même si je suis tout à fait à côté de la plaque je persiste et signe, revendiquant le droit du lecteur à l'interprétation sauvage.

Ah, j'oubliais, je trouve un charme fou au premier tercet que je me repasse en bouche et suçote avec délices.

   Renaud   
16/9/2012
Réfléchissons tout haut… : Je ne comprends pas la première phrase et j’aurais vu une virgule après « Soleil », qui semble être une apostrophe. Je n’ai pas pu interpréter le mot d’« averse », verbe ou adjectif. Si c’est un adjectif et que « Soleil » n’est pas une apostrophe, est-ce que cela signifie que (le monde de) la pluie où le soleil ne plombe pas devient un soleil une fois qu’il va à la rencontre de l’interlocuteur ? L’enjambement transperce/enfin est réussi dans la mesure où la langueur étire le vers jusqu’au suivant, mais celui de « n’ayons/plus d’ombres » me paraît injustifié. Je n’ai pas compris non plus « Z’en lire » : avec un « s », j’aurais cru qu’il s’agissait de l’ancienne monnaie italienne mais il s’agit ici du verbe. La lecture serait donc la monnaie. « La trousse où nous payons en Lire » suppose que les personnages se trouvent dans la trousse et qu’ils côtoient les crayons ; ce seraient des gommes, ou d’autres crayons. Des crayons qui lisent, ce ne peut être que des crayons qui écrivent. Ils écrivent des choses charmantes. Au passage, dommage pour la rime transperce/traverse qui met en jeu des synonymes. Le charme retient les crayons et les traversent : c’est donc l’inspiration ? Dommage aussi pour la répétition du mot charmeur, maladresse qui me met la puce à l’oreille : en effet, si l’auteur répète ce mot dans le cadre d’un sonnet qui en principe n’admet pas les répétitions, c’est qu’il en a besoin. C’est donc que le texte a un sens, un sens caché. Je pense que « son regard » est celui du Soleil. Je comprends quelque chose au premier tercet : le regard du Soleil frappe comme un marteau la pupille par son éclat excessif et la paupière comme l’iris qui se ferme sont des protections. Utiliserais-tu l'hypallage des noms communs ? Ouf, on change de sujet (avec un s, comme ce z qui saute de la lire au zen ?).
Désolé, David, ce commentaire ne sert probablement à rien parce que je n’ai rien compris à ton texte comme tu peux le constater. C’est peut-être de l’écriture surréaliste plus qu’un rébus. Pour moi, un texte doit avoir un sens ; s’il en a un, je veux bien le connaître. Mais si ce n’est pas le cas ici, je trouve l’exercice gratuit.

   David   
24/9/2012
Quelques mots par ici

   Fanch   
24/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour ma part, je reste très impressionné par la maîtrise du classique qui est montré ici mais, ne connaissant pas Bashô, je devrais "rejeter" à fortiori l'hermétisme du texte

je ressens au contraire une ambiance de poésie moderne et créative, ce qui change du classique habituel exprime en alexandrins

surtout ceci : "C’est comme un long péage où l’attente est écrou,
Des paupières font vis et l’iris est né clou"

Donc, j'adhère...

   matcauth   
24/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour David,

j'apprécie, outre la maîtrise, le fait d'oser. Le fait que ce texte ne laisse pas indifférent vient de chacun, de son envie d'apprécier la musicalité malgré l'aspect sibyllin, ou l'envie de ne pas aimer l'aspect sibyllin malgré la musicalité. Bref, ce texte ne pourra jamais être consensuel, vous le savez, vous osez quand même, j'apprécie.

Parfois j'ai l'impression que vous tendez un peu le bâton, comme dans "un charme a ses crayons". à moins d'être dans un coin de votre esprit, le lecteur manque singulièrement de clés pour comprendre la comparaison.

Pour ma part, j'ai aimé, j'ai fait partie de ceux qui regardent le soleil et tombent dans cette douce langueur.

   micdec   
26/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ploum, ploum !
Ayant lu d'excellentissimes choses en ces lieux cejourd'hui, je m'étais dit "voyons, allons nous faire chier avec du sonnet..." ben tiens !
David, vous m'épatâtes, vrai !
Si je savais écrire, je serais jaloux de ces vers confondants :

"C'est comme un long péage où l'attente est écrou
Des paupières font vis et l'iris est né clou;"

Ou z'encore :

"Dans le champ de colza, quelques oiseaux font mine
De contempler les fleurs, mais ont d'autres projets"

A part ça, le travail est joli sur l'axe du sonnet, la rime est pleine assez souvent et d'une rondeur en bouche assez pareille à un bon vin.
Quelques hermétismes mal vécus dans les - longs - débuts que l'on sent laborieux. C'est dommage, ces quatrains gâchés ( ? )
Sans vouloir me mêler de ce qui, d'évidence, ne me regarde en rien, vous devriez peut-être revoir dans l'esprit de ces très très beaux vers ci-dessus cités l'ensemble du sonnet pour lui donner, à ce sonnet, la pertinence du sonnet à laquelle conviendrait si bien la trés juste impertinence de la chute.
La note salue le bon travail technique mais j'aurais voulu vous noter uniquement sur les deux tercets en bouquet final.


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