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Poésie classique
Davide : Cœur-naufrage
 Publié le 13/10/19  -  27 commentaires  -  520 caractères  -  610 lectures    Autres textes du même auteur

"Qui sait si cette mer cruelle
La ramènera vers mon cœur ?"
Maurice Bouchor, "La fleur des eaux"


Cœur-naufrage



Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne,
Tout murmure s’éteint pour l’heure monotone,
Avril ne viendra plus veiller notre sommeil.

La peine, au fil de l’eau, s’étend, se pelotonne,
Désaveu de l’amour à l’ombrage vermeil,
Dans tes yeux feuille-morte un orage détone.

Bateau sans gouvernail effrangeant l’univers,
Larmes d’écume à ce fracas de vents divers…

La tempête engloutit les rêves de l’automne.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
25/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un dizain de Lochac de toute beauté.

La cadence du vers 5 (2/3//2/3) ralentit la lecture et l'on voit bien la peine s'étirer, se pelotonner. Quant au trimètre du vers 9, il ajoute au fracas et prépare à la conclusion qu'une rime féminine allonge vers les profondeurs.

Chaque mot est à sa place, inchangeable comme les pierres de ce vieux muret que les saisons n'ont pu déconstruire.

Un poème qui devrait s'orner d'aigrettes.

   Cristale   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème délicatement écrit dans la forme respectée du Dizain de Lochac, assez rare sur le site pour en relever les qualités.

Des alexandrins qui voguent au fil des mots jusqu'à ce trimètre romantique (mètre ternaire) :
"Larmes d’écume à ce fracas de vents divers…" parfaitement rythmé 4/4/4

Jolie diérèse sur "diamants" qui s'accorde à la musicalité des vers délicatement parsemés d'assonances et allitérations

L'emploi du verbe "s'aigretter" (rare également) illustre bien l'étale irisé de l'eau au soleil couchant.

Un ensemble poétique mélancolique, pareil aux couleurs de l'automne, qui se laisse lire avec douceur.

Merci à l'auteur(e)
Cristale en E.L.

   cherbiacuespe   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'as-tu donc fait pour mériter un tel sort, dirais-je?

C'est beau, mais comme le fracas d'un orage après une éternité de paisible douceur printanière. Rien à dire sur la forme classique, je laisse cela à plus compétent. Les vers sonnent justes, les images choisies et tracées d'un fusain élégant le sont aussi. C'est court et cela glisse harmonieusement aux oreilles. Je parle des mots, bien sûr.

Parce que le fond, lui, n'est pas très gai.

Petite note particulière pour "tes yeux feuille-morte" et "robe d'oronge" pour un coucher de soleil, qui m'ont laissé admiratif et même jaloux. Belles trouvailles.

   poldutor   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Pour le fond :
Le constat amer et triste de l'amoureux abandonné.
Un superbe premier quatrain :

"Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’ aigrette en diamants sur la mer qui moutonne,
Tout murmure s’éteint pour l’heure monotone,
Avril ne viendra plus veiller notre sommeil."

Pour la forme :
Poésie construite en : quatre, trois, deux, un vers...
Les spécialistes diront de quoi il s'agit.
Proposée en "classique", je me demande si c'est bien le cas, il y aurait deux fautes de "césure qui ne tombe pas à l'hémistiche au 1er et 7ème vers
"Dans /sa /ro/be /d'o/ron/ge un /cou/cher /de /so/leil "
"Dans /tes /yeux /feuil/le /mor/te un /o/ra/ge /dé/tone"

D'autre part,le rythme des rimes me parait incompatible avec la forme "classique" :rimes MFFM/FMF/MM/F
N'étant pas spécialiste, je peux me tromper...
Cordialement.
poldutor

   papipoete   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
une poème " toile de maître ", avec cet horizon qui allume la mer, sous les rayons du soleil qui tire sa révérence du soir. Et s'en va avec les vagues bien sages, le flot de larmes de tes yeux qui baissent leur rideau...
NB des belles tirades sur une forme poétique, dont j'ignore le nom ( la " gérardine " lui ressemble avec une première strophe de 5 vers.
Des alexandrins au cordeau ( césures et pieds au complet ) un classique réussi !
papipoète

   Lebarde   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Encore un forme poétique que je découvre: le dizain de Lochac.
M’en souviendrai-je? Probablement pas et je me garderai bien de faire le moindre commentaire, au risque de passer pour un ignare incompétent ( que je suis !).
Aux dires des spécialistes que j’admire c’est parfait donc je répète: c’est parfait que pourrai-je énoncer de plus.

Sur le fond, ce poème magnifique est enrichi par des images originales dont je n’en retiens que quelques unes car toutes sont superbes:
«  Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur une mer qui moutonne « 
Ou
« Dans tes yeux feuille-morte l’orage détone « 

Quelles trouvailles pour qualifier les couleurs: « robe f’oronge », « ombrage vermeil », yeux feuille-morte ».......
Lebarde se sent bien audacieux pour oser donner son avis sur un si beau poème.

Bravo et merci

   PIZZICATO   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De douces et belles images enluminent cete poésie à la musicalité très présente; juste une petite touche de mélancolie.

" un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne "
" Dans tes yeux feuille-morte " c'est bien joli.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture.

   STEPHANIE90   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

vraiment une très belle poésie. ma première lecture pas vraiment imprégnée toute en mélancolie m'a un peu laissé dans l'écume de ces vers; Mais en me concentrant un peu plus, quel plaisir de laisser les images moutonnée dans mon esprit. Bravo, vraiment une très belle lecture en classique...
J'aime particulièrement ces vers vers :
Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne
...
Dans tes yeux feuille-morte un orage détone.

L'image d'un coucher de soleil qui s'aigrette en diamants, que c'est beau...
Merci pour la lecture,
Stéphanie

   hersen   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il y a des poèmes, je me fous de ce qu'ils disent.

parce que tout est dit dans leur musique, elle donne le ton et il ne reste plus qu'à s'y enivrer, la raison n'a pas grand-chose à faire, alors elle ronronne tandis que les sens prennent le dessus.
C'est ce qui se passe pour moi à la lecture de ce poème. je le lis et le relis, et la magie opère à chaque fois : c'est beau.

Alors puisque c'est beau, ce qu'il dit ne m'indiffère plus et je me penche sur cette eau limpide qui coule. C'est beau.

   Castelmore   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Davide

Un dizain original, aux alexandrins parfaits dont certains sont de purs diamants,

Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne,
...
Bateau sans gouvernail effrangeant l’univers,

une harmonie délicate, des images originales font de ce poème une œuvre à la lecture très agréable.

Mon plaisir est cependant perturbé car je bute sur des interrogations relatives au sens ...

La peine, au fil de l’eau, s’étend, se pelotonne,
S’étendre et se pelotonner ? Comment est ce possible ?

Cette peine ... où l’orage (?) peuvent-ils être à la fois
Bateau sans gouvernail ...et ... larmes d’écume ?
J’avoue ne pas saisir...

Dans tes yeux feuille-morte ...(annonçant l’orage ?)
Qu’il s’agisse de la couleur de l’iris ou du regard (?) je trouve cette formule très peu poétique.

... enfin les rêves sont le plus souvent associés à la renaissance du printemps, à la douceur de l’été... votre choix de les faire automnaux ressemble à un besoin plus prosodique que poétique...

Malgré ces bémols ( qui n’appartiennent qu’à moi) l’ensemble est d’une rare beauté.

   Vincente   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un très beau poème qui évoque l'amour perdu.

J'aime beaucoup la première strophe, avec la "robe d'oronge, ", et puis le "coucher de soleil / S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne,", et puis "l'heure monotone,".
J'aime beaucoup la deuxième strophe, ma préférée, tout y a force, délicatesse, douceur et originalité.
J'aime beaucoup la troisième, en particulier son premier vers pour ce "effrangeant l'univers".
J'aime beaucoup la dernière, même si elle est la moins singulière, car elle reporte et ramène à la sensation d'âpreté de l'état d'esprit du narrateur, empli de frustration suite à la déception amoureuse. Elle m'est apparu comme une tentative de la neutraliser dans l'acceptation de l'implacable qui souvent vient s'imposer à nous.

J'ai donc tout aimé de la particularité affirmée de ces quatre strophes, avec ceci en plus (et c'est singulier et précieux) que le decrescendo, où chacune perd un vers, suit judicieusement l'allègement de "La peine, au fil de l’eau, s’étend,…".
La maîtrise de l'ensemble est indéniable et pourtant elle sait se faire discrète, laissant à l'émotion un champ très touchant.

   grandin   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Doux et plaisant par les images suggérées. Seul, le dernier vers pourrait être revisité. La tempête fait penser à la colère.
"Le froid vient engourdir les rêves de l'automne" : dirait peine et résignation.

   sympa   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

MERCI Davide, votre poème est un diamant taillé avec grand soin et délicatesse .
De très elles images, une musicalité bien présente, et je me laisse transporter aisément vers votre bel univers poétique.

BRAVO

SYMPA

   jfmoods   
14/10/2019
Ce dizain de Lochac en alexandrins est à rimes croisées, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre féminines et masculines.

Les demi-pauses qui ponctuent les vers 2 et 3 me semblent bien trop courtes sur une lecture à haute voix du texte.

Noyés de couleurs, les deux premiers vers du poème décrivent l'enchantement d'un crépuscule ("Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil / S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne").

Cependant, ce cliché romantique fait long feu. L'exaltation en berne ("l'heure monotone") et le silence qui s'installe ("Tout murmure s’éteint") annoncent un désenchantement que le thème de l'eau va nourrir au fil du texte.

Le vers 8 ("Avril ne viendra plus veiller notre sommeil") entérine une perte des repères.

L'idéal porté par le couple ("l’amour à l’ombrage vermeil") s'est désagrégé.

La dérive des sentiments ("Coeur-naufrage", "Bateau sans gouvernail", "fracas de vents divers") ne laisse en partage qu'un profond chagrin ("La peine [...] s’étend, se pelotonne", "Dans tes yeux feuille-morte un orage détone", "Larmes d’écume") précurseur du sombrage final (chute du poème marquée par l'allitération en t).

Compte à rebours inexorable, la forme du poème épouse ce délitement.

Merci pour ce partage !

   leni   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Davide
J'entends que ton poème est un Dizain de.....CE que j'ai aimé dans cette performance d'écriture est la mélancolie que je perçois dans un texte joliment sonore C'est lisse et doux comme du velours
j'ai eu un faible pour le verbe s'aigretter

Dans sa robe d’oronge, un coucher de soleil
S’aigrette en diamants sur la mer qui moutonne,

C'est superbe
Merci de m'aider à me culiver

BRAVO Salut cordial LENI

   Hananke   
15/10/2019
Bonjour

Un bon dizain de Lochac mais comme je ne suis pas fan
de ces formes figés avec leurs rimes répétitives, je ne l'apprécierai
certainement moins que d'autres.

Un très beau premier vers mais je n'aime pas le verbe s'aigrette,
l'auteur aurait pu trouver mieux et plus simple, à mon avis.

Avec les rimes en tone, il était inévitable de trouver à un moment
ou un autre automne et monotone, l'une des rimes piliers de la poésie.

Bon, malgré toutes ces récriminations, l'ensemble reste attractif et poétique : lorsqu'un poème commence et se termine par 2 très jolis
vers, les trois-quarts du travail sont faits.

   Cat   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème romantique tout en délicatesse...

L'image première, celle du coucher de soleil dans sa robe d'oronge, est si parlante pour moi, qu'ensuite je n'ai eu qu'à me laisser aller au fil de votre eau.

Un bémol, cependant : à contre-courant des commentateurs-connaisseurs précédents, le dizain de Lochac, puisque tel est son nom, donne une musique trop convenue à mon gré. Il me semble que la peine se manifeste avec plus de spontanéité.

Mais cela n'enlève rien à votre mérite, car malgré mon goût prononcé pour la musique du ''libre'', je me suis quand même laissée harponnée par votre cœur naufrage.

Merci pour le partage, Davide.
A vous relire.


Cat

   Luz   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Davide,

Les deux premiers vers sont extraordinairement beaux. Le poème coule ensuite dans le prolongement de cette cascade de lumière.
J'ai juste un problème avec l'expression "vents divers" que je ne trouve pas très poétique... Mais c'est juste une impression.
Encore bravo !

Luz

   Davide   
15/10/2019

   Louis   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème qui exprime la fin d’une saison de l’amour, beaux jours d’un été, par la survenue de l’automne, quand un couple se délite, et que se noient les rêves d’un printemps du renouveau ; quand l’automne n’annonce que l’hiver, gel et mort définitive d’une réciprocité de l’amour.

Le premiers vers annonce déjà un crépuscule, par « un coucher de soleil ». Quelque chose prend fin, un jour prend fin, fin d’un amour. Le soleil éclatant de la journée, et celui de tout un été, laisse place au miroitement adamantin sur la mer ondoyante : « s’aigrette / en diamants sur la mer qui moutonne ».
« Aigrette » s’entend en plusieurs sens : s’y entend l’aigreur et l’amertume ; se perçoit l’image de l’ornement qui pare, de ses derniers feux, la longue chevelure ondulée d’une belle tant aimée, qui se mêle et se confond avec la mer. Soirée d’adieu. En « robe d’oronge ». Où s’entend, cette fois, dans les plis et dans les teintes de la « robe », non pas l’ange radieux d’un « orange » détenteur d’une bonne nouvelle, mais ce qui « ronge » et tourmente, ce qui s’érode entraînant vers la ruine.

Beauté d’un couchant : le chant de l’aigrette se substitue à celui du cygne.

Le feu des diamants, non ceux d’une rivière, mais d’une mer, pourrait laisser songer à un lendemain qui rallume les sentiments, les ravive d’une flamme renouvelée, mais il faut s’y résoudre : la nuit qui s’annonce ne sera pas suivie d’un printemps : « Avril ne viendra plus veiller notre sommeil ».

L’eau porte par flots la peine de l’amour mourant : « La peine, au fil de l’eau, s’étend, se pelotonne ». Partout, l’eau, dans le poème, est porteuse : support des teintes du jour finissant, de l’expiration des répétitifs « mur-mures » si « monotones ». L’eau, par sa sonorité, est partout présente. Le poème partout assone en O. Parce que l’élément fluide, sans doute, évoque ce qui s’écoule, ce qui passe, ce qui fuit ; l’eau : métaphore du temps, avec lequel « tout s’en va ».

L’eau, la mer, surface et profondeur. Surface, la mer porte un « bateau sans gouvernail », un bateau qui navigue encore, mais affolé, tiraillé en des sens opposés, et ne sait plus où se diriger. Profondeur, elle « engloutit » tout ce qui est en perdition, tout ce qui fait naufrage.

Automne : saison de l’eau ; saison des orages qui tonnent, saison des feuilles mortes. L’être aimé a les yeux de l’automne, et dans ses prunelles aux teintes « feuille morte » éclate un orage qui « détone ». Tempête dévastatrice, bourrasque de pluie et de vent, qui renversent le vaisseau où voguait un amour.

Au silence, suivant un « murmure monotone », succède un « fracas de vents divers », de vents d’hiver. De « vent mauvais », comme dit Verlaine, dont on entend en sourdine dans le poème, la « Chanson d’automne ».

L’hiver : morte saison. Le poème se termine sans illusions : il n’y a aura pas de renaissance, pas de renouveau, nul printemps.

Le poème, marqué par l’eau, en a la fluidité. Il confirme ce que déclarait Bachelard dans L’eau et les rêves : « L’eau est la maîtresse du langage fluide, un langage sans heurt, du langage continu, du langage qui assouplit le rythme, qui donne une matière uniforme à des rythmes différents. »

Merci Davide pour ce beau poème.

   Quidonc   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Davide,

La monotonie est le pire ennemi de l'amour et l'automne de la vie rend cette constatation amère. Le narrateur à l'impression qu'il n'est plus séduisant. Le printemps s'est enfoui à la faveur de l'automne, a l'instar du soleil qui se couche sur la mer.
Un poésie nostalgique à souhait et je ressent derrière ce texte, au delà du constat du temps, la question de l'acceptation de vieillir.
Je ne discuterai pas de la forme par manque de compétence, je me laisse simplement séduire.
Cordialement
Quidonc

   Donaldo75   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,

Que voilà un poème bien tourné, avec de belles images et un champ lexical à la hauteur de ce que je voulais lire aujourd'hui. Du coup, je l'ai relu à haute voix sans le déclamer pour autant - quand même, ce serait un tantinet exagéré - et mon impression de lecture s'est confirmée.

Une mention spéciale pour ces deux vers:

"Dans tes yeux feuille-morte un orage détone."

et

"La tempête engloutit les rêves de l’automne."

Bravo !

Donaldo

   emilia   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Juste pour dire, malgré mon retard, que j’ai beaucoup apprécié cette lecture et que j’ai été sensible à la magie qui s’en dégage : dans sa robe de lumière orangée, le « soleil se couche », « tout murmure s’éteint », l’amour n’est plus…, la « peine s’étend » jusqu’aux larmes et les rêves sont « engloutis »… ; à peine quelques vers, mais si expressifs qu’ils narrent avec délicatesse et beauté ce moment douloureux d’un « désaveu » qui se prête parfaitement à la forme décroissante choisie et dont l’effet d’imitation sonore renforce le propos…

   ours   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Davide,

Beaucoup de commentaires ont déjà été écrits sous votre poème, je passe simplement pour vous dire que j'ai beaucoup aimé vous lire, la forme decroissante évoquant pour moi le mouvement de balancier amorti d'une feuille qui tombe. Au passage je suis très impressionné par la diversité de vos productions et le soin que vous y apportez, toujours beaucoup de délicatesse sans préciosité. C'est très agréable.

Au plaisir de vous lire.

   BlaseSaintLuc   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
ah , si je pouvais atteindre ne serrais se que le petit orteil de l'ombre de votre talent classique , je serait enivré jusqu'à la fin des temps !

je fumerait tout les champignons marins , des reflet de diamants couronneraient mes cheveux de vieillard.

Avril est un blagueur c'est un mois aux émois de l'absence , les yeux sont fanés nous irons plus au bois !

"Bateau sans gouvernail effrangeant l’univers, "évidement, j'adore!

et quel beau final :

"La tempête engloutit les rêves de l’automne."

   Miguel   
25/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive un peu tard pour dire ce qui a déjà été dit. Ilm e reste à ajouter que ce poème parle à mon coeur par ses images et par son rythme qui le remplissent de lyrisme et de grâce douloureuse. Un vrai bijou.

   BernardG   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,

Peu de vers parfois suffisent.....quand ils sont agencés avec talent.
On se laisse emmener sur le ressac de cette peine dont on ressent la profondeur.
"Dans tes yeux feuille-morte" et 'sa robe d'oronge" sont, à mon sens, de belles trouvailles.

Une remarque....Si la peine s'étend, elle ne peut se pelotonner !
Quelques petits couacs à l'hémistiche mais peut-être est-ce autorisé dans ce type de forme.

Bravo pour votre travail et merci.

Bernard G


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