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Poésie libre
Davide : La porte du ciel [concours]
 Publié le 23/12/19  -  17 commentaires  -  961 caractères  -  360 lectures    Autres textes du même auteur

Vieux jours. Derniers jours. Face à l’inéluctable, tout ce qui a été s’en retourne au néant…


La porte du ciel [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical
engouffre mes yeux verts
dessille l’avenir

Il nuit sur mes vieux jours
pleut sur les rêves mors
et neige de l’oubli

Le mistral en pelisse
découd les horizons
pour ne plus les sourire

Sous l’arche de Vénus
quelques pies se lamentent
en pennes éperdues

Un valet garde-cœur
se chambre à mon chevet
pansant une minute

Avant que je mandorle
mille crayons de lune
estampent mes avrils

Les souvenirs s’étagent
se réforment en fleurs
à l’ubac de mon front

Et s’ouvre dans le soir
un arc-en-firmament
de toutes les couleurs


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ANIMAL   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a beaucoup de potentiel poétique dans ce poème mais je dois dire que je me suis égarée dans des images dont la plupart me restent étrangères. Un joli arrangement de mots ne me suffit pas.

Exemple :

"Le mistral en pelisse
découd les horizons
pour ne plus les sourire"

Je comprends et apprécie les deux premiers vers mais le troisième, avec cet emploi du mot sourire en fonction de verbe, me reste hermétique.

Quant à "Avant que je mandorle", cela ne me parle pas du tout.

Je suis donc restée un peu en dehors de ce texte qui contient de belles choses et respecte les contraintes du concours mais est trop décousu. J'espère qu'il sera mieux apprécié par d'autres.

en EL

   Castelmore   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
« Recherche en terres pseudo poétiques »

Avec ce titre, ce poème serait intéressant... le recul ironique de l’auteur l’humaniserait, si je puis utiliser cette image.

En l’état, ses formules - oxymores, antithétiques, ses « bascules » orthographiques quasi systématiques- en font un objet artificiel où toute poésie est étouffée sous le poids du trop !

L’auteur maîtrise les mots mais ignore totalement la poésie... son « poème » ressemble au texte pondu par un algorithme, ajoutant les effets « appris » les uns aux autres ...

où est le cœur du poète ???

   Alfin   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci pour cette belle poésie dont le sens m'échappe complètement mais dont la forme me plais beaucoup.

C'est très amusant de voir des mots qui ne donnent pas de sens au premier abord s’enchaîner pour donner un résultat fluide à la lecture. Car oui c'est fluide, les mots se portent l'un l'autre même si à la base les connecteurs entre eux n'existe pas.

Je suis un inconditionnel du sens, mais je n'ai plus l'intention de mener ce combat car il n'est pas utile. Dans cette porte du ciel, j'aime la sonorité des mots et j'en remercie l'auteur.trice

Belle journée à tous et profitez de ces fêtes pour écrire !

Alfin

   CORRY   
24/12/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.



Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Malitorne   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas
La poésie, il me semble, ce n'est pas jeter des images pêle-mêle. Il faut quand même un sens, une voie traduisible que le lecteur peut suivre plus ou moins. Ici, franchement, je ne comprends rien donc il m'est impossible de m'émouvoir. Il n'y a aucun liant entre les tercets qui donnerait à la fin une impression globale. Ça part dans tous les sens avec des jeux dans le vocabulaire qui renforcent la confusion. Sans doute trop surréaliste pour moi !

   Corto   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'auteur aurait pu poursuivre son énumération sans retenue, car n'étant guère à la recherche d'une cohérence ou d'un sens perceptible, de nombreuses autres formules auraient pu lui venir en tête.

Je trouve ici plutôt un jeu de société où chacun est invité à lancer une expression et à la fin on votera pour choisir la meilleure.

Personnellement je voterai pour cette strophe:
"Un valet garde-cœur
se chambre à mon chevet
pansant une minute"

En attente d'un poème, bien à vous.

   papipoete   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↓
bonjour concurrent ( e )
à lire en fermant les yeux... quand il pleut, ça mouille les lunettes et l'on ne voit pas où l'on marche !
j'ai cette impression en vous lisant, à me demander même si orthographe et grammaire ne font pas le " pitre " exprès ?
De bonnes idées autour du thème, mais la construction de votre poème
est fait de " pierres " dont le sens sous votre plume m'échappe !
PS je vous relis une dernière fois, et j'hésite...
" dessiller= ouvrir les paupières "
" mor = un type d'humus "
" mandorle = forme ou même amande "
j'attendrai avec hâte que m'éclairiez sur ces mots, bizarres !

   Eclaircie   
24/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Beaucoup d'originalité dans ce poème. Une recherche certaine autour des mots et des sens.
L'emploi de verbes qui n'en sont pas (est-ce une figure de style portant un nom ?), choque un peu en première lecture (peut-être d'emploi trop systématique) pour devenir plus plaisant.
Le "vide vertical" est peuplé des couleurs qu'il absorbe, annonçant délicatement le final du poème.

J'ai aimé :
"arc-en-firmament"
"l'ubac de mon front"

Merci du partage,
Éclaircie

   plumette   
24/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une lecture que j'ai trouvé plutôt agréable;

j'aime bien les vers courts, le rythme s'en trouve accéléré, les sonorités ressortent.

Votre utilisation des mots est originale mais me laisse perplexe.

j'ai été contente de pouvoir enfin trouver du sens aux 2 dernières strophes !

   hersen   
25/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Aux portes du ciel, tout se confond, tout se mélange, et les sons, et le sens, et les images et les mots.

j'ai l'impression de lire comment se délite l'esprit, sans que je n'aie aucune clé, que ce qui me semble décousu tient dans le sens que la personne aux portes du ciel retient et mixe de ce qui lui reste de son passage sur terre.
Et c'est la fin, et s'ouvre un arc-en-firmament de toutes les couleurs.

C'est un poème original, que je trouve un peu difficile à lire, enfin, qui demande plus au lecteur, sans doute pas la profusion de distorsion dans les mots.

Merci de cette lecture.

   Donaldo75   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème; je dois avouer que souvent les formulations iconoclastes m'ont semblé artificielles mais après plusieurs relectures je me suis dit que c'était également ce qui faisait son charme, le sel de cette poésie un peu cubiste.

Et en lisant bien entre les lignes, en concentrant son attention sur les artifices - sans pour autant rentrer dans une longue et douloureuse étude sémantique, rassurez- vous - le lecteur peut retrouver le sens premier de ce poème, le figuratif sous le cubisme, les formes derrière l'ellipse.

Encore de la poésie différente dans ce concours; je ne boude pas mon plaisir.

   jfmoods   
27/12/2019
Ce poème libre est composé de 8 tercets en hexasyllabes.

I) Une triste mort en point de mire

1) Un hiver métaphorique

La saison, glaçante, destructrice (allégories : "Le mistral en pelisse / découd les horizons", "Un vide vertical / engouffre mes yeux verts") n'offre nulle trouée salvatrice (ellipse du pronom : "Il nuit sur mes vieux jours", "pleut sur les rêves", "neige de l’oubli").

2) La misère morale

Une dimension pathétique marque insensiblement le poème (complément de but : "pour ne plus les sourire", image de la déploration amoureuse : "Sous l’arche de Vénus / quelques pies se lamentent / en pennes éperdues", perspective bâchée : "dessille l’avenir").

II) Une réconciliation avec la vie

1) Des graines d'humour

Cependant, le langage, détourné, joue la carte de la légèreté, du clin d'oeil amusé au lecteur (homonymies et double sens : "mors", "pennes", "pansant", jeu de mots : "valet [de] coeur", "Un valet [...] / se chambre", glissement allitératif : "mandorle" / m'endorme).

2) Une fin apaisée

L'existence fut une riche expérience (hyperboles : "mille crayons de lune", "de toutes les couleurs", antéposition du verbe et néologisme : "s’ouvre dans le soir / un arc-en-firmament", verbes esquissant un calme bilan : "estampent", "s’étagent", "se réforment").

Merci pour ce partage !

   Lebarde   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un florilège voulu et assumé de jeux de mots, néologismes, mots aux sens détournés, c'est un festival sans doute enjoué et vivant, mais qui finit par user le lecteur que je suis.

"...engouffre mes yeux verts
dessille l'avenir"

"Il nuit sur mes vieux jours"

"Le mistral en pelisse
découd les horizons
pour ne plus les sourire"??

"..en pennes perdues"

"Un valet garde-coeur" ( tiens ça c'est pas mal!!)
se chambre à mon chevet
pansant une minute"

"Avant que je m'endorle"( il faut quand même le faire il parait que ça vient de l'allemand??)

Mais trop c'est trop à en devenir déroutant, même si le coté désinvolte et souriant ne manque pas d'intérêt à mes yeux.

Bonne chance

Lebarde

   Lariviere   
30/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Ce poème se lit très bien sur la forme très fluide et réussie de ces vers courts en directe filiation alexandrine, qui donne convenablement le tempo à mes yeux et oreilles.

Sur le fond, la captation de tous ces mots, évocations, fourmillements, ou impressions sont simplement jubilatoire...

Le résultat abouti il me semble à de très beaux vers surréalistes (sur le non sens direct, Mallarmé est un petit joueur...), très beau, construit avec malice et singularité, jouant sur le réel des mots et leurs multiples sens possible, un travail assez proche dans le style précis de ce que pouvait fournir à une époque Aragon (avant de bloquer sur Elsa T., la pauvre femme...), notre bon "colonel des mots", comme le surnommait si bien à juste métrique, son copain de cantine, René Char...

Si ce parallèle est intentionnel, ce qui m'étonnerait car c'est probablement les seuls mirages de mes propres références poétiques, je trouve ca fort, car c'est vrai que pour le moment de ce que j'ai pu lire comme poèmes sur ce concours je crois que c'est plus Supervielle qu'Aragon qui semble avoir inspiré nos poètes... ;)

Sinon, pour finir, les deux strophes (injustement!), que j'ai trouvé les plus belles, dans ce style surréaliste complètement réussi :

"Il nuit sur mes vieux jours
pleut sur les rêves mors
et neige de l’oubli "
....
"Un valet garde-cœur
se chambre à mon chevet
pansant une minute"


Mais les autres vers sont très beau aussi... ;)

Merci pour cette agréable lecture et bonne chance pour le concours !

   Robot   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce qui me retient sur ce poème c'est l'originalité des formules poétiques qui parviennent à former des images cohérentes même lorsque le vocabulaire n'est pas utilisé dans le sens commun, tout en demeurant fluide à la lecture.

(Commentaire déposé à la parution anonyme du texte)

   Cat   
13/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Davide,

Lorsque tu parles ainsi de l'inéluctable et du néant, je me sens ton frère de lait. ^^
Je connais si bien les images que tu convoques !

Ici, “à la porte de ton ciel”, elles sont éblouissements perpétuels.

Petit bémol, ce ''mandorle'' interloque ma rêverie. Heureusement, aussitôt emportée par le flamboiement de “mille crayons de lune” qui “estampent mes avrils'' : vers sublimes !

Merci. A te lire encore...

Cat

   Davide   
12/7/2020


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