Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Davide : Nous deux
 Publié le 15/01/21  -  17 commentaires  -  995 caractères  -  400 lectures    Autres textes du même auteur

« … l'amour n'est aux mains de personne. Ni entre mes mains, ni entre les siennes. Il est entre nous. Il est ce qui, entre nous, s'est tissé depuis notre première rencontre… »
Christiane Singer


Nous deux



je revois
nos ciels d’ardoise

ce petit banc de pierre assis devant l’école

et toi
et moi
nos mains de Pimprenelle

mon char Dinky
des grains de fable

et ta poupée de porcelaine

je nous revois
sous nos pluies de baisers

méandre adolescent

et moi
le cœur poussière

et toi
sur mes épaules buissonnières

tes yeux d’avril et tes robes de pourpre

je revois
la craie du temps qui court sur le bitume

les rêves qui trébuchent

et toi
et moi
nos petits jeux de grands enfants

bouquets de pleurs séchés dans quelques lits de roses

aujourd’hui
nos cheveux gris nuagent l’horizon

les mots ne parlent plus

car nos lèvres muettes embrassent l’infini

mais du plus loin qu’il m’en souvienne
je te revois
un jour
me dire

je nous aime


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Melorane   
3/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Une poésie tout en douceur, que je verrai bien murmurée dans le creux de l'oreille de l'être aimé.
En toute simplicité, vous décrivez avec émotion un amour d'enfant qui dure tout une vie.
J'ai particulièrement apprécié ces trois vers :
"je revois
la craie du temps qui court sur le bitume

les rêves qui trébuchent"
Bravo!
Au plaisir de vous relire.
En E.L.

   Lebarde   
3/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Toute une vie d'amour partagé qui commence à la maternelle et se terminera........ à l'hospice.

Magnifique et émouvant ce "je nous aime".

Cette courte poésie pleine de fraicheur et de délicatesse est touchante avec ses belles images tout en légèreté et originalité:

"nos ciels d’ardoise"

"nos mains de Pimprenelle"

"car nos lèvres muettes embrassent l’infini"

Merci, c'est bien beau et j'aime.

En EL

Lebarde

   fugace   
5/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la première lecture cette poésie m'a semblée "hachée", le manque de ponctuation m'a un peu dérangé.
Je pense qu'il faut une lecture vocale et tout vient spontanément.
De très belles images semées tout au long du texte: " le petit banc de pierre assis devant l'école", "toi sur mes épaules buissonnières", "la craie du temps qui court sur le bitume"...
Au final, c'est une belle réussite, inattendue, qui sort de l'ordinaire.

   Dugenou   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Davide,

Ce poème m'évoque un slow dansé langoureusement, entrecoupé de silences pendant lesquels on regarde l'autre en se perdant dans ses yeux, se remémorant ces instants bénis passés ensemble...

Dugenou.

   ANIMAL   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vraiment un très beau poème. Toute une vie à s'aimer racontée en vers délicats, pleins de lumière malgré le passage du temps.

La présentation très aérée m'a un peu gênée mais c'est si peu.

Et même si les rêves ont trébuché, nos deux amoureux d'une vie n'ont pas chuté et s'aimeront jusqu'au dernier jour.

Bel hommage à l'amour.

   papipoete   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Davide
D'aussi loin que je rappelle de nous, je me souviens de tout ce qui fit nous.
Tes jeux d'enfant, tes premiers mots pour moi, nos futurs émois...
Aujourd'hui, sans se parler, de s'être au fil du temps tout dit, nos yeux bavardent de temps en temps, et au détour d'un sourire, se disent comme au premier jour " je t'aime "
NB Adam eut-il le temps de dire tout cela à Eve ? Je le crois, tant ce scénario fut interprété au fil des siècles ; au fil des bouches qui cèdent aux yeux la parole " parlez-moi d'amour... "
Vers classiques faisant rimer le verbe aimer ;
Vers en liberté pour conjuguer de jolies phrases :
en toute manière, qu'il est bon de lire l'amour...
" tes yeux d'avril et tes robes de pourpre "... elle était si jolie...

   Cat   
20/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est un poème tout de douceur et plein de belles images (bémol cependant sur le rebattu ''du plus loin qu'il m'en souvienne'' :

- « le petit banc de pierre assis devant l'école » qui me fait penser à du Bobin

- « des grains de fable » par lesquels je me laisse agréablement surprendre

- « bouquets de pleurs séchés dans quelques lits de roses » Ô, dieu que c'est bô !


Dommage qu'il soit saccagé par le saccadé de ma lecture.

Je ne pense pas que ce côté ''haché'' ressenti vienne de la non-ponctuation. Il semble venir davantage d'un phrasé mal placé.

Voici comment je l'ai relu pour en exprimer tout son miel :

« je revois nos ciels d’ardoise
ce petit banc de pierre assis devant l’école

et toi et moi
nos mains de Pimprenelle

mon char Dinky
des grains de fable
et ta poupée de porcelaine

je nous revois sous nos pluies de baisers
méandre adolescent

et moi le cœur poussière
et toi sur mes épaules buissonnières
tes yeux d’avril et tes robes de pourpre

je revois la craie du temps
qui court sur le bitume
les rêves qui trébuchent

et toi et moi
nos petits jeux de grands enfants
bouquets de pleurs séchés dans quelques lits de roses

aujourd’hui nos cheveux gris nuagent l’horizon
les mots ne parlent plus
car nos lèvres muettes embrassent l’infini

mais du plus loin qu’il m’en souvienne
je te revois un jour me dire

je nous aime »



Merci pour le partage, Davide.

Cat

PS : si le fond et les images m'ont séduite, la forme m'a empêchée de l'apprécier tout de suite. Je reviendrai donc plus tard noter, car pour l'instant je ne sais pas où situer le curseur sur mon échelle du plaisir. ^^

EDIT : Je suis revenue, j'ai relu, et il me manque toujours ce petit je-ne-sais-quoi qui déclenche l'étincelle magique. Désolée l

   Wencreeft   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte d'une infinie douceur. Une chronologie de l'amour, délicate à souhait dont la forme, aérée (et aérienne), ne fait pas obstacle à sa délicatesse.

Jamais vous ne sombrez dans la mièvrerie, écueil classique dans ce thème. Vous réussissez surtout dans votre propension à faire évoluer l'amour au long du poème : d'abord enfantin et insouciant ; puis naïf et rieur ; puis consommé et adulte ; puis silencieux... mais prégnant. C'est même à la fin de cette frise que votre discours prends tout sa puissance : l'amour est polymorphe mais immortel. J'aime beaucoup cette idée romantique. Vous n'êtes pas naïf et ne reniez pas les difficulté de celui-ci ("les rêves qui trébuchent" -> cela veut tout dire en très peu de mots).

Vous emmaillez ensuite tout votre discours par plusieurs ravissantes trouvailles, qui donnent des illustrations soudaines et concises :

nos ciels d’ardoise
--
des grains de fable
--
la craie du temps qui court sur le bitume
--
nos petits jeux de grands enfants
--
les mots ne parlent plus (j'adore ce vers, encore une fois il veut tout dire)

Et une mention spéciale pour cette fin, cette chute, très simple, très belle : je nous aime. A y réfléchir, une vraie déclaration d'amour devrait toujours emprunter cette formule véridique. Manière de dire que je t'aime avec moi, je m'aime d'être avec toi. C'est tellement plus puissant qu'un simple "je t'aime". Je n'avais jamais réfléchi à cette formulation.

Merci pour ces beaux moments et cette douceur. C'est magnifique.

Wn

   Angieblue   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

C'est très touchant cet amour qui s'est étalé toute une vie, de l'école primaire à l'éternité sans l'ombre d'un nuage. C'est très idéaliste!

J'ai bien aimé l'utilisation du champ lexical de l'école dans les images.

Mes passages préférés sont:

"je revois
la craie du temps qui court sur le bitume

les rêves qui trébuchent"
(je visualise le jeu de la marelle...)

"les mots ne parlent plus

car nos lèvres muettes embrassent l’infini"
(Très beau aussi cette image pour parler de la mort ou de son approche.)

J'ai aussi aimé "nos ciels d'ardoise", mais attention les ardoises sont de couleur noire donc ça pourrait renvoyer à des soucis alors que là il s'agit d'enfants qui ne connaissent pas encore la noirceur de la vie...

Mais bon, dans l'ensemble, ça m'a emportée et touchée.

   Pouet   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Slt,

Ben bien sincèrement, c'est mon style de texte.
La forme, les associations de mot, cela me cause pas mal.
Je ne vais pas citer, mais y a de quoi.

Si allez les "grains de fable"...

Le fond, touchant sans toute fois trop en faire, de la poésie imagée comme je l'entends (mais je suis sans doute un peu dur de la feuille...)

Non, un super texte, sans envie d'y mettre des restrictions.

   Vincente   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle belle chute !
Ces trois mots de fin sont si bien trouvés qu'ils réunissent les deux aimants devenus amoureux en un amour à fin de complétude.

La narration nous a offert le cheminement d'abord innocent de l'enfance, où au fil d'une amitié s'est tissée une passion et une reconnaissance de l'un à l'autre, de l'autre à l'un, puis comme une évidence dans le constat d'une vie passée ensemble, le poème le suggère sans un mot tant elle y transparaît, les deux amours qui à force de convergences ont fusionné en un. Évidence… !

J'ai beaucoup apprécié la simplicité très coulante, douce, suave, des traits mémoriels qui ont tracé le plein et le délié de cet amour épanché.

Pour citer mes vers préférés :
"je revois
la craie du temps qui court sur le bitume
"

"nos cheveux gris nuagent l'horizon"

"car nos lèvres muettes embrassent l'infini" (le préféré de mes préférés)

Et ce beau clin d'œil emprunté à Barbara :
"… du plus loin qu'il m'en souvienne"

   Cristale   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très joli Davide, très finement écrit.

La poésie libre et moi ne nous connaissons pas beaucoup mais je sais reconnaître la qualité du fil d'un précieux damassé alors ici, les mots ont ces couleurs et cette qualité qui font de leur tissage le plus merveilleux des ouvrages.

Merci pour ce charmant partage.
Cristale

   Myo   
17/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Davide,

La poésie qui donne des frissons ne s'explique pas, ne se décortique pas... elle se vit, simplement, dans un instant d'émotion, un moment d'évasion de l'esprit.

UN GRAND MERCI

Myo

   Ombhre   
18/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Davide,

quel poème magnifique, parsemé de trouvailles poétiques que je ne vais pas citer car il y en a trop ! Vous avez su raconter le temps qui passe sans que l'amour ne se lasse, même si parfois on y trouve "quelques bouquets de pleurs séchés" (eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher de citer une belle image).

Je ne peux rien dire d'autre sur ce poème qui a su me toucher en plein cœur, que j'ai relu plusieurs fois, en en savourant à chaque fois la douce nostalgie, et l'éternité des regards partagés. Et si les rêves trébuchent parfois, ils ne tombent pas.

Le dernier vers clôt admirablement ce voyage en vie et en nostalgie.

Bravo ! Bravissimo !

Ombhre

   LeMat   
18/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Davide, j'ai apprécié la poésie touchante qui se dégage de ton poème. On y trouve de belle métaphores. Du début à la fin.
Comme, " nos ciels d'ardoise " qui me donne l'image du tableau noir, immense, pour un petit enfant dans une classe d'école.
Ou celui-là :
" Les mots ne parlent plus
Car nos lèvres muettes embrassent l'infini. " Pour nous dire que ces amants de longue date sont tout proche de la fin.

Ce sont deux êtres d'âge fort avancé. Leurs mots sont peu et leurs silences beaucoup. Et pourtant cela pèse égal sur la balance. Et cela se ressent dans la présentation du texte. L'espace " silencieux " entre les vers, sont autant éloquents que les mots qui les entourent. Ils n'ont plus la même vivacité d'esprit et la mémoire fait parfois défaut. Mais quand elle est bien là, la mémoire avec ses souvenirs bien nets, et bien on les savoure, parfois on les retravaille pour les embellir. Les souvenirs, c'est tout ce qui reste. Alors on les bichonne. On les suspend hors du temps. A l'abri des regards, à l'abri des mots. Là est tout l'art du poète. Et cet homme âgé en est un, et toujours alerte.
Il y a ce moment intime, ce moment à soi. Ce moment pudique que l'on ne dit pas. Un don de silence.
Et il y a le moment altruisme. Moment de partage, de mots et de gestes...

Je nous aime. L'un n'est pas sans l'autre dans cet amour unificateur.

Merci Davide, du partage et du don. Du partage de ce don pour la belle poésie.

   Hiraeth   
19/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Tout prend vie dans un poème de Davide. Il y aurait sans doute un travail intéressant de recherche à mener sur son usage de la personnification, ainsi que sur son plaisir du paradoxe et de l'inversion poétique. J'aime particulièrement "les mots [qui] ne parlent plus". Et le dernier vers, génial parce que c'est tout simple mais fallait y penser !

Hélas, ce poème me laisse finalement un goût d'eau de rose dans la bouche, et un parfum de Pampers à la narine. Beaucoup de vers sont quand même assez "cucul la praline" ; mais si vous assumez, tant mieux ! J'aurais voulu ou plus de tragique ou plus de coquinerie, même si je devine que "les petits jeux de grands enfants" entre une fille et un garçon ne font pas référence au Cluedo ou au Monopoly.

D'ailleurs ça me fait penser à ces vers de Chénier :

"Ô jeune adolescent ! tu rougis devant moi.
Vois mes traits sans couleur ; ils pâlissent pour toi :
C'est ton front virginal, ta grâce, ta décence.
Viens ; il est d'autres jeux que les jeux de l'enfance."

   Shovnigorath   
4/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Étrangement poétique et violemment émotif ,

La chute est tirée probablement d'un Niagara de larmes


C'est beau


Oniris Copyright © 2007-2020