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Poésie néo-classique
Lebarde : Infinis et Éternité
 Publié le 15/01/21  -  16 commentaires  -  1035 caractères  -  182 lectures    Autres textes du même auteur

Thème qui pourrait être développé à l’infini si nous en avions le temps !


Infinis et Éternité



Nés d’un éther lointain, de l’espace infini
Mesuré en parsecs, des éclats de lumière
Parcourent l’univers en grand catimini,
Jusqu'à toucher mon œil et plisser ma paupière.

Le regard absorbé par l’absolu bleuté
Qui, dans l’obscur du soir, de vers luisants se pique,
Je cherche des confins à cette immensité,
Vainement je le sais, c’est un rêve utopique.

Dans l’infini petit aux multiples chétrons,
Sans sourire on nous dit, comment vraiment le croire,
Que parmi les noyaux valsent des électrons
Et s’unissent des quarks dont il faudrait s’emboire.

Depuis le grand bing bang, si c’est là qu’il commence,
Le Temps pétrit des jours à perpétuité,
Malmenant en passant ma fugace existence,
Trop occupé qu’il est avec l’Éternité.

Et moi le vaniteux je m’obstine à comprendre
Tous ces riens et ces touts pensés par les savants.
Mon esprit limité devrait plutôt apprendre
Le palpable présent du monde des vivants.


 
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   Castelmore   
4/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De l’infiniment grand à l’infiniment petit, en passant par le temps, le “réel” échappe au “bon sens” et même, pour la plupart d’entre nous, à notre faculté de simplement comprendre les liens qui en unissent les différents composants dans leur diversité...
J’aime, comme l’auteur je suppose, me plonger dans toutes les vulgarisations que je trouve sur ces sujets, avec le même regret de ne pas en suivre tous les détails... faut-il pour autant renoncer comme le suggèrent les très beaux derniers vers de cet opus ?

« Mon esprit limité devrait plutôt apprendre
Le palpable présent du monde des vivants. » ...

Pourquoi ne pas vivre les deux expériences avec une égale curiosité, le palpable charnel du monde des vivants et l’impalpable magique de l’univers ?

La prosodie m’apparaît sans faute ( la ponctuation mériterait peut-être quelques corrections).

Quelques vers me semblent maladroits ou peu compréhensibles:

« Qui dans l’obscur du soir, de vers luisants se pique,/
Vainement je le sais, c’est un rêve utopique/
Sans sourire on nous dit, comment vraiment le croire,/
Et s’unissent des quarks dont il faudrait s’emboire./
Depuis le grand bing bang, si c’est là qu’il commence/

D’autres sont très réussis

« Jusqu'à toucher mon œil et plisser ma paupière.

Je cherche des confins à cette immensité,

Dans l’infini petit aux multiples chétrons,
( très belle image )

Le Temps pétrit des jours à perpétuité,
Malmenant en passant ma fugace existence,
Trop occupé qu’il est avec l’Eternité.

(La diérèse de per-pé-tu-i-té ... est particulièrement bien venue !)

Mon esprit limité devrait plutôt apprendre
Le palpable présent du monde des vivants. »

Merci pour ce partage
Castelmore en El

   Wencreeft   
5/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un thème osé et insolite ! Un jargon résolument scientifique (éther, parsec, électrons, quarks...) un phrasé impeccable, voilà une agréable lecture !

Le champ lexical est très maitrisé et varié, et le rythme est excellent. Un hiatus peut-être : "Mesuré en" ? Je crois que c'est une erreur dans la catégorie classique.

Pour le fond, cela porte également une belle réflexion sur "le pouvoir du moment présent". Pas de quoi tomber le cul de l'armoire sur la morale, certes, mais c'est fort bien traité et surtout le parallèle avec l'espace donne à cette pensée une perspective toute nouvelle. Et oui, nous sommes tout tout tout petits face à ces infinis de vide, de matière noire et d'étoiles, qui "sont tout, et qui ne sont rien"... L'esprit humain ne pourra peut-être jamais cerner "les confins de cette immensité", mais qu'importe, ce bon vieil univers garde intact son pouvoir de fascination.
Quelques très belles trouvailles et très belles métaphores :

Qui dans l’obscur du soir, de vers luisants se pique,
--
Dans l’infini petit aux multiples chétrons,
--
Le Temps pétrit des jours à perpétuité (pétrit, perpétuité... l'allitération fonctionne)
--
Trop occupé qu’il est avec l’Eternité. (j'aime beaucoup ce vers, plein de justesse et de drôlerie)


J'ai moins gouté en revanche :
Vainement je le sais, c’est un rêve utopique. -> formulation maladroite je trouve
--
le "bing bang" ? est-ce une faute de frappe ?
--
Et moi le vaniteux -> Le "et moi" semble plus être un palliatif à l'hémistiche qu'autre chose.

Mes félicitations pour ces belles idées et ce joli travail !
Wn

   socque   
9/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Le Temps pétrit des jours à perpétuité,
Malmenant en passant ma fugace existence,
Trop occupé qu’il est avec l’Eternité.
Joli !
J'aime bien aussi les éclats de lumière qui parcourent l'univers en catimini pour venir "s'échouer" contre un œil humain, cette idée me fascine.

Cela dit, je relève ce qui m'apparaît comme des faiblesses d'expression dans votre poème, notamment des chevilles ou des associations convenues. « Grand » catimini, « grand » big bang, vraiment ? L'espace est infini, le soir obscur, l'immensité a des confins, le rêve est utopique... N'en jetez plus. Je ne comprends pas l'utilité ni même trop l'objet du troisième quatrain, je le vois comme un pur remplissage. J'aime bien les deux vers de fin où le narrateur rappelle que nous vivons d'abord sur Terre, au milieu des autres humains.

Au final, un sujet passionnant à mes yeux, qui selon moi mériterait d'être traité de façon plus percutante ; un peu resserrée, déjà.

   Quidonc   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lebarde,

Voilà une bien jolie façon d'aborder les grandes questions philosophiques du monde. D'où vient on, où va-t-on? Quel est notre place, à nous microbes perdus dans l'infini? Vanité des vanités, tout est vanité. La réponse est toute simple, oublie les questions inutiles et occupe toi du présent. Cette chute est d'autant plus prégnante dans les circonstances de pandémie actuelle. Prends soins de toi et de ceux qui t'entoure!
Merci pour ce partage.

   Anje   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Vous avez parfaitement raison, Lebarde, les infinis ET l'éternité çà fait une somme de débats aussi incroyables qu'interminables. Je me suis demandé comment il était possible de caser tout çà dans un seul poème quand tant de savants volumes s'entassent sur ces thèmes.

Je suis un peu déçu du résultat. Si quelques rimes, quelques images ont accroché mon imaginaire comme les étoiles attirent mon regard, des mots techniques, trop techniques pour toucher mon émoi, m'ont laissé sur le bord. Suivant l'éther, les parsecs déjà. Dans les noyaux, la valse des électrons qu'unissent des quarks dont il faudrait s'emboire...

Le dernier quatrain est le plus à ma portée et, logiquement, mon préféré. Il rejoint aussi mon désintéressement à comprendre les quarks. J'ai compris qu'ils subissent aussi un confinement.

Dans un tiroir de côté, il me reste un bravo pour chétrons et un autre pour le travail.

   Corto   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce poème aborde un thème qui semble trop grand pour lui.
Vouloir embrasser tout à la fois la naissance et le fonctionnement de l'Univers, la composition de la Matière, le Temps et notre petite Existence, voilà qui relève d'une excessive ambition.

Le choix (discutable) du style apporte ses contraintes sans échapper à une certaine préciosité.

Heureusement le dernier quatrain sonne plus juste et plus modeste.

   papipoete   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Lebarde
Quand la nuit déploie son grand écran noir, je pousse mon regard à fond, commande à mes yeux d'aller le plus loin possible, puisqu'il y a tant à voir tout là-haut ! Lorsque enfin, je capte une cible ( une tête d'aiguille brillante ), songer que son éclat mit des années... pour imprimer ma cornée, je me dis " à quoi bon chercher, réfléchir au big bang " alors que le monde va peut-être mourir demain !
NB un récit sur des questions à s'arracher les cheveux ; qu'y-a-t-il au-delà de l'atmosphère ; que se passa-t-il avant le big bang ; quelle place occupe-t-on dans la ligne du temps ;
les infos de 13 H - la ville de Trucmuche vient de subir un séisme monstrueux, faisant des milliers de morts ; on pense qu'il y a des survivants ? mais comment les sauver ?
C'est un sujet bien travaillé, et fouillé avec des mots savants ( parsecs, chétrons, s'emboire, quarks ... ) à moins que l'auteur ici les invente pour rigoler...
Tout le développement est habilement décrit, quand le final nous ramène sur Terre ( ma strophe préférée )
je sais, je sais comme disait Gabin, mais qu'en a à cirer le terrien ( surtout celui qui en ch... ) qui ne sait même pas ce que sera son avenir dans cinq minutes, alors qu'il connait parfaitement son histoire depuis qu'il est né...pas du bon côté.
techniquement, à voir la lecture en diérèse, je pense que l'auteur voulut écrire en " classique ", mais je vois un hiatus au vers 2 ( mesuré/en )
vous citez le " bing bang " plutôt que le " big bang " ? est-ce voulu ?
mais comme Vous, je me pose parfois ces questions...comme ( des planètes existent à des années-lumière ) comment peut-on découvrir cela ?
bon, je vais dîner ; que m'aura mitonné ma mie ?

   sympa   
15/1/2021
Bonjour Labarde,

Votre sujet de réflexion n'est visiblement pas à ma portée, trop compliqué à comprendre pour que je puisse donner un avis quand au fond de ce poème.
Peut-être est-ce pour ça que l'auteur cherche à comprendre tout ce charabia de savants dans l'ultime quatrain...
Oui, mieux vaut apprendre le présent du monde des vivants...

Sinon, dommage pour le hiatus au second vers du 1er quatrain qui empêche la catégorie classique.
L'ensemble est bien écrit, agréable à lire, même si le fond m'échappe et, de ce fait, ne m'intéresse guère.

   Cristale   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
"Le regard absorbé par l’absolu bleuté
Qui, dans l’obscur du soir, ..."

Ah oui! Vous faites de jolis bouquets d'allitérations : bsrb, bsl, blt, bscr, sr...vous mettez ainsi tous vos oeufs dans le même panier mais la composition me plaît bien.
La suite est moins aboutie et si j'apprécie certaines inversions, "de vers luisant se pique" me pique un peu l'oreille.

Que c'est rageant quand un vilain hiatus se cache en souriant mine de rien ^-^ mais ce n'est pas grave, cela n'empêche pas de faire des progrès, au contraire, on apprend de ses erreurs.
Votre poésie gagne en densité, n'hésitez pas à l'affiner en faveur d'une meilleure fluidité. Mais vos progrès sont visibles, je vous encourage à persévérer.

Permettez-moi de prendre sous mon aile ces derniers vers et de plonger avec eux dans l'écran bleu de l'univers de vos mots.

"Le Temps pétrit des jours à perpétuité,
Malmenant en passant ma fugace existence,
Trop occupé qu’il est avec l’Éternité.

Et moi le vaniteux je m’obstine à comprendre
Tous ces riens et ces touts pensés par les savants.
Mon esprit limité devrait plutôt apprendre
Le palpable présent du monde des vivants."

Merci du joli partage Lebarde.
Cristale

   wancyrs   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Lebarde,

Votre texte me touche, surtout la conclusion. Pourquoi ? Ces temps-ci j'en bave un peu avec les trinitaires qui, dans la foi chrétienne, s'amusent à parler de Dieu comme d'une entité "finie", soutenant des thèses quant à sa Nature avec assurance et force du propos. Une Nature qui est de loin impossible à cerner par quel qu'humain qui soit ! Quant à moi, j'aime comme vous, me limiter à apprendre le palpable présent du monde des vivants.

Merci pour le partage !

   dream   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poète s’interroge sur l’univers céleste, fascinant et secret à la fois et nous entraîne au sein d’un espace sombre, étoilé et infini qui inquiète et passionne tout à la fois. Et dans ce voyage énigmatique entre infini et présent, le termite humain se frotte les yeux tout ébloui et se sent petit, petit et modeste.

Mon passage préféré :

« Le regard absorbé par l’absolu bleuté
Qui, dans l’obscur du soir, de vers luisants se pique,
Je cherche des confins à cette immensité,
Vainement, je le sais, c’est un rêve utopique. »

Merci pour cette belle lecture.
dream

   ferrandeix   
15/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Une vision de l'infini qui n'est pas lyrique, mais plutôt qui témoigne d'une réflexion par rapport au soi, à l'ipséité. Le ton et le vocabulaire visent parfois à déconstruire l'immensité impressionnante du cosmos, ce qui crée un certain effet paradoxal assez bienvenu. La vocabulaire technique de l'astrophysique est bien intégré. Malgré une certaine désinvolture affectée, l'interrogation métaphysique est bien présente.

Sur le plan euphorique, je déplore 2 cacophonies grave à mon avis:

Parcourent (la syllabe re)

sais, c'est (cacophonie syllabique)

À mon sens, un texte devrait d'abord éviter les effets euphoniques très négatifs avant de penser à introduire des homophonies positives (rime).

   Provencao   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
" Depuis le grand bing bang, si c’est là qu’il commence,
Le Temps pétrit des jours à perpétuité,
Malmenant en passant ma fugace existence,
Trop occupé qu’il est avec l’Éternité. "

J'ai beaucoup aimé ce quatrain, qui à mon sens, est très porteur de votre poésie.
Dans le même mouvement qui laïcise l'univers, vous " le vaniteux" recouvre ce rêve utopique qui vous préserve de toute réduction à l'ordre des choses....peut-on se rendre dominateur et acquéreur de la nature, en même temps que nous sommes le diamétralement autre de celle-ci....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lebarde,

Je suis un grand fan des textes qui traitent de la cosmologie parce que c’est aborder un absolu qui souvent dépasse notre compréhension et même celle de nos savants ; d’ailleurs, ces derniers inventent tous les mois de nouvelles théories pour mettre des mots et des principes sur ce qu’ils ne comprennent pas vraiment. Alors, dans ce contexte, la poésie est le vecteur idéal pour faire passer notre ignorance et la rendre presque jolie, un peu comme quand nous habillons de guirlandes et d’étoiles un pauvre épicée déraciné et mort depuis des semaines. Du coup, ce poème révèle une très belle composition, amusante parfois car elle ne se prend pas au sérieux mais vise la poésie, notre regard d’enfant, notre fascination devant cet infiniment grand et cet infiniment petit dont nous ne percevons que la surface et c’est d’ailleurs mieux ainsi car peut-être sont-ils simplement monstrueux.

« Dans l’infini petit aux multiples chétrons,
Sans sourire on nous dit, comment vraiment le croire,
Que parmi les noyaux valsent des électrons
Et s’unissent des quarks dont il faudrait s’emboire. »

Ce quatrain à lui seul illustre mon commentaire et mon impression de lecture. Le dernier quatrain en rajoute une couche et je me retrouve humble piéton dans un paysage limité mais ô combien déjà grand quand je me mets à marcher.

Bravo !

   Queribus   
19/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai découvert une très belle leçon d'astronomie avec, sans doute, un côté un peu froid mais c'est le sujet qui le veut. J'aurais préféré quelque chose de plus lyrique et de plus exalté mais , tel qu'il est, votre texte est parfait. Votre écrit nous fait part, une fois de plus, du questionnement de l'homme dans l'univers dans une prosodie quasi parfaite.

Sur ce dernier point de la forme, j'ai quand même noté de (toutes) petites remarques qui n'enlèvent rien à la qualité de votre poème:

des rimes intérieures:

Le regard absorbé
Par l'absolu bleuté
À cette immensité
Vraiment je le sais

Dans l'infini petit
Sans sourire on nous dit,

Trop occupé qu'il est
Avec l'éternité

Le palpable présent
Du monde des vivants

le vers 14 fait 11 syllabes (à per-pé-tuité, nous sommes en néo-classique)

un hiatus (mesuré en) mais c'est autorisé en néo-classique

En conclusion, un poème plutôt réussi et une belle leçon d'astronomie qui donne envie d’approfondir le sujet. Du bon travail.

   Shovnigorath   
4/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une plume magistrale pour parler d'un sujet aussi vaste avec des mots simples, je me suis laissé porter au milieu des étoiles et suis resté sur ma faim tant la lecture était prenante
Merci pour ce partage


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