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Poésie libre
DianeSrd : L’aveugle à la peau de lézard
 Publié le 17/02/17  -  5 commentaires  -  491 caractères  -  153 lectures    Autres textes du même auteur

Dans la maison de long séjour…


L’aveugle à la peau de lézard



L’aveugle à la peau de lézard
sur le chemin de la mémoire
marche à reculons
et écrit noir sur noir
au crayon de charbon
D’une caverne creusée
dans la roche de sa chair
son silence vibre
au diapason
comme une harpe de granit
sculptée par les vents
Tournés, tourmentés, tourbillons
de lumière
les yeux vers l’Ouvert
dans une profonde inclinaison
récolte l’incertaine question :
De vivre, à qui confier la raison ?


 
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   papipoete   
2/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
Un vieil aveugle, dans la salle de détente, attend parmi sourds et voyants . Ces derniers guettent l'entrée, rêvent une hypothétique visite .
Lui, ne verra nulle âme, ni même le soleil illuminer son triste présent et songe ; à quoi bon vivre ?
NB une scène ordinaire d'un moment en " long séjour ", portée par des vers forts tel " tournés, tourmentés, tourbillons de lumière les yeux vers l'ouvert "
Chaque nouvelle phrase débute par une majuscule et pallie ainsi le manque de ponctuation .
papipoète

   Proseuse   
17/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour DianeSrD

Bizarrement, il m' a fallu trois lectures différentes pour parvenir à celle qui me convenait et me donnait tout le sens et la beauté de vos vers !
la première lecture, j' ai lu tout d' affilé , je me suis dit ... manque de la ponctuation !
La deuxième, ayant remarqué, les majuscules .. le sens du poème venait mieux
En troisième lecture, pour plus de confort et mettre un peu plus de respiration , je me suis autorisée mentalement à faire trois petites strophes et là, pour moi, c' était parfait !
Je dis cela, mais vous êtes l' auteur et bien sûr, le choix de la présentation vous revient d' emblée, juste j' avais envie de vous dire comment en tant que lecteur, j' avais le mieux apprécié votre poème ( mais c' est tout à fait personnel et peut-être que pour d' autres ce n' est pas le cas ! )
Je vous remercie de ce partage tout en délicatesse, que j' ai bien aimé
à vous relire

   Robot   
18/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
 "L’aveugle à la peau de lézard
sur le chemin de la mémoire
marche à reculons
et écrit noir sur noir
au crayon de charbon."

Je lis cette strophe comme s'il s'agissait d'une personne âgée qui cherche dans son passé mais les souvenirs écrits au charbon sur le tableau noir de sa mémoire sont devenus illisibles.

La deuxième strophe je la lis ainsi: Etant aveugle, dans la caverne de sa cécité il n'a plus comme repère que les sons qui vibrent comme un diapason.

Puis la 3ème strophe, malgré ou à cause de sa cécité il ne perçoit plus que la différence entre ombre et lumière (comme beaucoup d'aveugle) et se tourne vers ce qui lui reste d'ouverture (plus lumineuse sur l'extérieur) et s'interroge sur la raison qui lui reste de vivre.

C'est un texte très noir (sans jeu de mots) Les deux derniers verts me semblent de trop. Pour mon goût j'aurais achevé le poème sur:
"Tournés, tourmentés, tourbillons
de lumière
les yeux vers l’Ouvert
dans une profonde inclinaison"

pour laisser le lecteur tirer lui même ses conclusions.

   Pouet   
18/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Cet "aveugle à la peau de lézard" et le dernier vers m'ont emmené vers le cerveau reptilien, qui est censé régir les fonctions vitales, quelque chose de primitif parait sourdre de vos vers... Mais cela peut être tout autant un vieil aveugle amnésique tout simplement.

C'est un poème énigmatique, intéressant à lire.

Il m'a semblé que le rythme se perdait un peu après "charbon" mais ce n'est que mon impression.

J'ai bien aimé la "harpe de granit sculptée par les vents" ou "les yeux vers l'Ouvert" par exemple.

Une lecture agréable qui sait conserver son mystère.

Cordialement.

   Anonyme   
19/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous avez réussi à décrire, en très peu de mots et avec une justesse inouïe, un état intérieur des plus complexes qui soit : la cécité. Le traitement est vraiment époustouflant et je reste sans voix devant la richesse poétique des vers.

Un grand bravo !

Wall-E


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