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Poésie libre
dom1 : Ainsi... [concours]
 Publié le 17/12/19  -  11 commentaires  -  1143 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

C'est ainsi, ainsi va la vie...


Ainsi... [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical précède cet accord,
né par-delà les bris entre toi et la mort :
renoncer aux chagrins, aux soleils et aux nuits,
à la pluie et aux vents et au ciel de minuit...

Fuir les peurs qui se posent dans le fond du limon,
en ton âme blessée par les coups du regard
que tu poses sur toi, sans t’accorder pardon,
sans te voir comme tu es, sans une once de gloire...

Ainsi,

Tu t’affirmes sans cri dans ce geste insensé,
dans ce choix des ténèbres, au-delà du tourment,
qui, tu le sais, naîtra dans le cœur de l’instant
où tout basculera pour tous ceux qui t’aimaient...

Un vide carcéral s’ensuivra de ce temps
pour ceux qui n’ont pas pu t’entourer de chaleur,
de celle qui prend la main vers des lieux éclatants
où les murs sont tagués de toutes les couleurs...


 
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   Cristale   
21/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ainsi va la vie, ainsi va la mort.

Un poème libre avec assonances en finales sur des vers qui tentent l'alexandrin ou le dodécasyllabes.
Les cinquième, dixième et l'avant dernier vers ont 13 syllabes.
J'aurai préféré des vers entièrement libérés car ici je ne sais plus faire la différence entre une volonté de l'auteur de frôler le classique, malgré les hiatus, et la maladresse de penser que le libre, qui a ses propres exigences, acceptera un manque d'application concernant les règles de prosodie.

C'est dommage car la teneur de l'écrit est absolument touchant, dramatiquement bien narré. Un lâché prise technique aurait donné plus d'ampleur au récit.

Je note un peu - pour la forme, beaucoup + pour le fond.

Bonne chance pour le concours !
Cristale en E.L.

   pieralun   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte assez bizarre.
Un mélange poétique par moments et prosaïque à d’autres.
J’aime beaucoup les vers 3 et 4: deux très beaux vers
Deuxième quatrain qui semble écrit au forceps, trop compliqué, manque de mots simples et de musicalité.
Les deux strophes qui suivent me paraissent plus tenir de la prose que de la poésie.

   Corto   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a dans ce poème une ambiance à frémir.
Dès la première strophe "la mort" est convoquée et l'on découvre qu'elle sera au rendez-vous.

Le narrateur est décidé à "renoncer aux chagrins, aux soleils et aux nuits". Il ne se pardonne rien "sans t’accorder pardon, sans te voir comme tu es, sans une once de gloire..."

Il quittera sans regret "ceux qui n’ont pas pu t’entourer de chaleur".

On a ici presque une lettre d'adieu. Le ton est décidé et dramatique.
Bien formulé ce poème ne laisse guère d'espace à l'imaginaire.

Merci à l'auteur.

   Donaldo75   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Je reviens sur les poèmes du concours ; décidément c’est un excellent cru. Ce poème reste dans la tendance de la qualité des participations ; sa tonalité très sombre s’accorde très bien avec le « vide vertical » d’entrée et j’ai particulièrement apprécié la manière de décliner « de toutes les couleurs ». Ce texte résonne dans mes oreilles comme une chanson de Joy Division, pas une en particulier mais la tonalité des paroles de Ian Curtis, au-delà même de la musique qui les supportait. Le dernier quatrain en est l’emblème, le symbole, pas celui de Joy Division – je préfère préciser – mais de cette tonalité sombre, urbaine, désespérante.

Suis-je bon public ? Je me pose cette question quand je lis les précédents commentaires mais heureusement mes neurones critiques balaient d’un coup de synapse cette question et me remettent la tête dans le poème.

Bravo !

Donaldo

   CORRY   
17/12/2019
Résumons : le suicide de quelqu'un qui ne s'aime pas et qui se sent mal-aimé. Peut-être un ado. Le vide vertical peut être une défenestration. Les regrets de ceux qui n'ont rien vu ni soupçonné, pour le vide carcéral. Seuls les murs tagués m'échappent (par le sens).
Le jeu des assonances donne la mélodie. C'est bien écrit, mais avec un concours si élevé, le lecteur que je suis impose des critères draconiens. L'un d'eux est la rime, car à ce niveau d'écriture sa régularité est obligatoire : alexandrins corrects si on rectifie un vers (Celle qui prend ta main...) et si l'on corrige ces hiatus. Le style est plaisant.

   plumette   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un texte que j'ai trouvé très fort.

Qui s'adresse à celui. celle qui a décidé d'accomplir ce "geste insensé" ?
Cette forme au "tu" est étrange et sert très bien le propos. est-ce la conscience du narrateur . trice?

la deuxième strophe dit toute la détestation de soi, elle m'a beaucoup touchée

et la dernière qui amène cet élément coloré est aussi très réussie.

j'apprécie que l'on puisse faire une poésie sur ce thème, sans pathos , sans larmes.

   Davide   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai été touché par ce poème, mais j'en trouve l'expression "contorsionnée", là où quelque chose de plus simple, de plus direct, de cru en somme, m'aurait pris aux tripes !!!

Par exemple, la douleur du suicide évoquée se dilue dans les expressions floues comme celle-ci :
"qui, tu le sais, naîtra dans le cœur de l’instant
où tout basculera pour tous ceux qui t’aimaient..."

Qu'est-ce qui "naîtra" ? Le "choix des ténèbres" ? Peut-on vraiment dire que le choix des ténèbres "naîtra" ? Et puis, n'est-il pas déjà mort à lui-même ? La mort n'est-elle pas, au contraire, une délivrance de ses ténèbres ?
La métaphore "cœur de l'instant" cherche l'effet de style (jeu de mots) là où le réalisme aurait sans doute été plus efficace.

Le premier vers est d'une force terrible ("Un vide vertical précède cet accord") après la mention de "toi et la mort" en suivant. Tout est dit ; habilement.

L'infinitif de la deuxième strophe est judicieux ; regard extérieur pour supporter la douleur, de même que cette deuxième personne du singulier (je me suis d'ailleurs demandé si elle ne se substituait pas au "je"... mais peut-être pas !).

La syntaxe des vers 7 et 8 est lourde encore, avec la répétition laborieuse de "sans". Dommage qu'il faille relire plusieurs fois pour en sentir l'émotion au vif du cœur :
"...les coups du regard / que tu poses sur toi (...) sans te voir comme tu es, sans une once de gloire..."

En outre, j'ai beaucoup aimé l'emploi de "par-delà" / "au-delà", marqueurs d'espoir insensé, de même que le vers final, sublime :
"où les murs sont tagués de toutes les couleurs..."
Le mot "tagués" suggère une continuité familière de la vie après la mort extrêmement touchante, des retrouvailles avec lui-même dans un monde coloré.

Pour finir, le "vide carcéral" (en écho du "vide vertical") est une très belle trouvaille, signifiante et très à propos.

Un poème fort, que j'aurais toutefois beaucoup plus aimé si son expression avait été plus "immédiate", plus "spontanée".

   Provencao   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Tu t’affirmes sans cri dans ce geste insensé,
dans ce choix des ténèbres, au-delà du tourment,
qui, tu le sais, naîtra dans le cœur de l’instant
où tout basculera pour tous ceux qui t’aimaient"

Des vers vrais, authentiques où vous avez choisi ce langage très poétique orienté vers cette mort suicidaire qui nous apparait comme un langage d'homme et un langage de vie....

Dans ces vers de recueillement de l'âme, du cœur vous écrivez ainsi presque une quête, par-delà le geste insensé d'une présence non nommée.


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eclaircie   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Détail : je suis surprise de la rubrique, "libre". Ces alexandrins (pour presque tous les vers) avec assonances relèvent plutôt du contemporain.

Un choix surprenant partant des consignes, original aussi, que cette descente aux enfers. Ce vide irait donc du haut vers le bas.

"à la pluie et aux vents et au ciel de minuit..." des deux "et" un est peut-être de trop
"où tout basculera pour tous ceux qui t’aimaient.." les deux "tout-s" me semblent trop voyants.

J'ai bien aimé :
"de celle qui prend la main vers des lieux éclatants
où les murs sont tagués de toutes les couleurs..."

Merci du partage,
Éclaircie

   Lariviere   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Impressionnant de voir la diversité des textes et des inspirations sur ce concours... et la qualité est bien présente pour ce vide vertical de toute les couleurs si particulier dans le choix du thème.

C'est joliment ouvragé, l'écriture est sobre, de qualité, les images et les vers se traînent pour préparer ce final inattendu, là encore, très réussi.

Je ne peux que féliciter l'auteur d'avoir réussi à poétiser aussi sobrement autant sur le rythme qu'avec ses paroles (même si parfois les évocations sont un peu trop convenues) un thème complètement surprenant ici, et puis pas tant que ça finalement, tant celui-ci épouse bien les contraintes du concours dans l'esprit, sans entrave, ni chaîne aux pieds, en toute liberté, seul face à sa conscience, malgré les teintes et l’atmosphère "gothique" assez inattendu en cette période de somptueuses lumières et de fastueuses décorations ...

Merci pour cette lecture et bonne chance pour le concours !

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
S'il a su intégrer les deux vers obligés par le règlement du concours, je trouve que ce texte "libre" n'a pas su se dégager complètement des rimes et des contraintes du classique. Ce qui aurait permis peut être d'apporter plus de fluidité à ce récit.

Il m'apparaît plus comme un texte contemporain qui manque un peu de légèreté , mais qui présente tout de même une bonne expressivité et présentation du thème.

(commentaire rédigé en publication anonyme)


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