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Poésie contemporaine
Michel64 : L'homme-oiseau [concours]
 Publié le 15/12/19  -  25 commentaires  -  2521 caractères  -  494 lectures    Autres textes du même auteur

Parapente.


L'homme-oiseau [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).






Un vide vertical a remplacé son ombre
Qui s'enfuit vers la plaine, évanescent lutin ;
La brume s'effiloche au soleil du matin,
À ses pieds, tout en bas, défile le bois sombre.

Dans ses rêves de môme il désertait le nid,
Bras en croix survolant les toits gris du village,
Sans hélice, moteur, ou même fuselage,
Léger comme l'oiseau, il goûtait l'infini…


Il vole ! Il vole ! Il vole ! Au creux du ciel immense,
Seul au monde, glissant dans l'invisible soie,
Sa voile sur la tête et le cœur plein de joie ;
Le long souffle du vent sublime le silence…

Une bulle, soudain, le prend dans ses filets ;
Dans un scintillement de poussière estivale
Il s'enroule en son sein, merveilleuse spirale
Étirant l'horizon par-delà les sommets.

Un nuage l'obombre* et de fraîches barbules**
Déposent sur sa peau des baisers vaporeux ;
Un frisson sur la nuque, il fuit le ténébreux,
Sachant sur quel enfer ouvrent ces vestibules.

À nouveau l'air est calme au-dessus du vallon,
Il ferme un temps les yeux dans la douce glissade,
Balancé par la brise, enivrante balade,
Il pourrait s'endormir dans ce lit de coton.

La terre se rapproche étrécissant l'espace,
Il doit quitter bientôt le jardin des vautours ;
Ulysse de l'azur, il rejoint ses amours,
C'est là, parmi les siens, que se trouve sa place.

Enfin, voici le sol exhalant ses odeurs,
Son ombre fond vers lui, c'est la fin du voyage,
D'autres ailes, déjà, reposent sur l'alpage,
Fabuleux papillons de toutes les couleurs.


___________________________________________________________________
* Obombrer : couvrir d'une ombre. https://www.littre.org/definition/obombrer
** Les cumulus fractus, bribes effilochées de nuage caractéristiques
de la formation ou disparition de cumulus sont parfois qualifiées de barbules.
(N.D.A. : Terme très utilisé chez le parapentiste). https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbule


 
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   Cristale   
22/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Quel dommage ce hiatus à l'hémistiche du huitième vers du deuxième quatrain!
J'ai un petit doute avec les rimes "nid" et "infini"...toujours dans ce deuxième quatrain. Quelque chose a dû "titiller" le narrateur lors de sa composition et l'écarter des règles de bases qu'il doit, j'en suis certaine, connaître jusqu'au bout des doigts.
Certaines rimes "filets" 'sommets" "vallon" "coton" me semblent un peu faibles.

Mais....ce poème est magnifique ! J'en aime la syntaxe, les images colorées et la musicalité des alexandrins. Cet homme-oiseau a toute mon admiration tellement l'auteur sait nous le rendre attachant sous la voile de son parapente.
Un joli vocabulaire vient agrémenter ce voyage dans les airs.

Bravo et bonne chance pour le concours.
Cristale
en E.L.

   BeL13ver   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte me séduit. Il me semble devoir être reclassé en néo pour quelques futilités de prosodie à moins que les équipes de lectures aient décidé de faire quelques exceptions à cause du thème (il me semble que "de toutes les couleurs" n'est pas concevable en classique).
Original et bien trouvé que le thème du parapente.
Quelques maladresses dans l'expressivité comme "c'est la fin du voyage", "C'est là, parmi les siens, que se trouve sa place", mais dans l'ensemble le texte est de bonne facture. J'aime particulièrement la troisième strophe, qui ne tombe pas à plat malgré un début envoûtant - "Il vole ! Il vole ! Il vole ! Au creux de ciel immense" - qui est assez difficile à gérer si on n'y prend pas garde.

   poldutor   
24/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
qui n'a pas rêvé de voler par la seule puissance de sa volonté :

"Dans ses rêves de môme il désertait le nid,
Bras en croix survolant les toits gris du village,
Sans hélice, moteur, ou même fuselage,
Léger comme l'oiseau, il goûtait l'infini…"

Il s'agit manifestement d'un parapentiste,pour avoir fait un saut en parachute, je comprends l'ivresse de voler librement dans le silence, tout en se maintenant en l'air grâce aux ascendances.

"Une bulle, soudain, le prend dans ses filets ;
Dans un scintillement de poussière estivale
Il s'enroule en son sein, merveilleuse spirale
Etirant l'horizon par-delà les sommets."

Le rêve de l'homme.

N'étant pas spécialiste, je me demande néanmoins si cette poésie est bien une "classique". Les rimes masculin/féminin sont pas mal mélangées et la césure ne semble pas tomber toujours au sixième pieds...

J'aime par contre le hème qui est bien évoqué.
Merci de m'avoir fait rêver.
Cordialement.
poldutor
en E.L

   ANIMAL   
25/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un très beau poème qui vous emporte dans l'azur en compagnie de ce parapentiste. Chaque sensation, chaque description est remarquable de beauté et de vie.

J'apprécie chaque strophe mais j'ai un faible pour le souvenir d'enfance :

"Dans ses rêves de môme il désertait le nid,
Bras en croix survolant les toits gris du village,
Sans hélice, moteur, ou même fuselage,
Léger comme l'oiseau, il goûtait l'infini…"

Je regrette juste les mots à astérisque qui rompent un peu le charme de ce vol silencieux.

en EL

   Anje   
26/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
On notera que les contraintes du concours sont parfaitement respectées et habilement intégrées au texte.
V8 : "l'oiseau, il" malgré la virgule marquant une pause, il semble être ici un hiatus.
V4 et 8:la rime nid/ni ne me serait pas correcte pour Sorgel, bien que bonne pour l'oreille. Ce qui est toujours un sujet de discussions...
A la dernière strophe, j'aurais préféré senteurs à odeurs.
Mais ce ne sont que brindilles dans ce bouquet de mots de toutes les couleurs qui nous font descendre en tandem le vide vertical du parapentiste.

   eskisse   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est très beau. Merveilleux voyage aérien auquel le lecteur est convié, invité à participer à toutes les phases de l'envol à l'atterrissage. Des images toutes en légèreté, celle de l'ombre-lutin, celle des ailes des parapentes-papillons multicolores. J'aime le parcours de sensations qui nous est donné à ressentir et le moment où le parapentiste rejoint son ombre. Mille bravos !

   Donaldo75   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ce poème m'a fait penser à des animations de Foulon.

Passée cette impression, même si je l'ai trouvé un peu long, il m'a été agréable à lire parce qu'il est bien tourné, bien raconté et accompagné d'une beau champ lexical.

Encore une composition qui enrichit ce concours décidément relevé.

Bravo !

   pieralun   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un beau poème, très musical.
La sensation de vol est très bien rendue et son interaction avec la nature m’a séduit.
Quelques critiques cependant:
- évanescent lutin : rime un peu forcée ?
- le cœur plein de joie: poncif
- enivrante balade: remplissage
J’ai adoré:
- dans un scintillement de poussière estivale: superbe
- il doit bientôt quitter le jardin des vautours
- Ulysse de l’azur
Un très beau poème

   RobinLouise   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte agréable à lire, avec quelques images très efficaces ("...Ulysse de l'azur..." ; "son ombre fond vers lui...").
À la lecture, on glisse de vers en vers jusqu'au retour sur terre. La balade était agréable, mais que reste-t-il ?

   Malitorne   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu long et parfois tarabiscoté dans le vocabulaire mais néanmoins plaisant à lire. Les images sont belles, le vol dynamique, on s'y croirait ! Pas grand chose à dire de plus sur une poésie qui m'a porté sur ses ailes. Quant aux contraintes du concours, elles me semblent en tout point respecté.

   CORRY   
15/12/2019
La Poésie telle qu'on devrait la lire, toujours. L'écrire est tout autre chose, car la technique ne saurait remplacer l'âme. Et là, c'est l'âme qui s'exprime. Que m'importe la rime parfaite, quand je parviens à ressentir tant de légèreté. Les contraintes (de départ et de finalité) n'en sont plus. C'est le texte... Mon champion. Aucun ne viendra l'approcher.
Je ne puis citer un vers, un quatrain car ils sont tous d'exception. La plume est caresse. Un homme (?) avec l'hyper-sensibilité d'une femme.
Peut-être un extra-terrestre... BRAVO !!! (Dieu que j'ai eu envie de voter !)

   Alfin   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Assurément un très beau poème ! Les petites fautes de prosodie n'entame en rien la lisibilité, la fluidité.
Effectivement le niveau du concours est très élevé et merci à l'auteur pour ce magnifique texte.

Alfin conquis

   papipoete   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir concurrent ( e )
je lis avec crainte ce texte où le héros s'envole d'une falaise ( un vide vertical ), accomplissant ce rêve de faire comme l'oiseau ! Il volait déjà enfant en courant au sol, les bras étendus pour " faire semblant " ; qui ne l'a pas fait ?
Mais son vol n'est-il pas le dernier ? ne va-t-il pas rejoindre l'empreinte dans l'herbe de feu-apprentis oiseaux ? Non, il se pose délicatement, rejoint d'autres ailes sur l'alpage !
NB un récit tout en douceur de soie, l'homme-oiseau plane, comme un vautour majestueux qui ne cherche de proie ; on voudrait que le vol dure, encore et encore pour que l'auteur nous régale de ses délicats alexandrins !
C'est très beau et la fin est si rassurante après ces palpitations au coeur !
la 6e strophe est celle que je préfère et ce vers " son ombre fond vers lui, c'est la fin du voyage " joliiii !
je relis 2 fois votre texte, et ne vois pas la faute qui interdit, au moins le " néo-classique " ? ou bien alors elle me crève les yeux et me rend aveugle !

   Lebarde   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau texte plein de poésie, de charme, de tendresse juvénile qu’on peut relire en planant doucement sur ce monde de terrien auquel l’auteur appartient et qu’il retrouvera finalement avec plaisir.

Il m’arrive souvent de faire ce genre de rêve. Je m’élève dans l’air faisant abstraction de la pesanteur sans effort dans l’indifférence des spectateurs présents qui me reconnaissent cette capacité.
C’est comme ça, c’est tout et personne s’en étonne.
Je vous pardonne d’avoir si bien décrit mes « dons oniriques d’homme volant »que je croyais être le seul à posséder.

Merci
Lebarde volant à ses heures.

   troupi   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Excellent, quel voyage, quelle belle écriture de bout en bout de cette aventure.
Malgré la longueur du poème on ne s'ennuie pas une seconde et c'est presque inquiet que l'on voit s'approcher le sol.
De nombreuses expressions jalonnent ce texte qui nous entraîne vers des pays d'enfance où voler est possible, nos souvenirs le savent et merci à l'auteur pour ce plaisir de lecture.

   sympa   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Les contraintes du concous sont respetées, l'écriture est sojgnée, les alexandrins fluides et de bonne facture , c'est un très beau texte .
L'"homme-oiseau " nous convie à voler en sa compagnie avec de belles images et une jolie musicalité qui feraient presque oublier ce hiatus venu s'incruster sans y être invité... car la maîtrise de la prosodie classique est évidente.

   plumette   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je m'envole avec ce parapentiste inspiré!

il y a même un petit suspens, avec cette "bulle" bienfaisante mais dangereuse si j'ai bien compris?
La balade est vraiment magnifique, et je la goûte pleinement, ignorante des règles de versifications relevées par les connaisseurs qui ont pu regretter le "déclassement" du poème.

Bonne chance pour le concours!

   Vincente   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai été emporté dans l'envol éphémère de cet " homme-oiseau ".
Le premier vers profite de sa contrainte pour produire l'image insolite du " vide vertical " qui " a remplacé " une " ombre ". Il s'agit d'un inspiré "évanescent lutin "…

Je ne reprendrai pas chaque "étape" narrative car le parcours a la clarté d'une lente descente dans le " soleil du matin ", où " Á ses pieds, tout en bas, défile le bois sombre ", métaphore de la vie terrestre, ce fond rude qui se confirmera dans l'arrivée des derniers vers, dans l'atterrissage assumé.

La deuxième strophe, saillante par ses italiques et en décalage mémoriel, nous intègre au chargé mental du narrateur, dans son rêve intemporel de voler.

Retour à la réalité du jour volant, réalisme affiché où le rêveur passé vole absolument, vole dans l'absolu de son contentement. Il semblerait que plus rien ne peut l'atteindre, ainsi il peut même entendre l'indicible et l'impensable :

" Le long souffle du vent sublime le silence…"

J'ai été séduit par la " merveilleuse spirale " etc…

L'avance irrépressible que le récit "subit" lui profite, insufflant le rappel de l'implacabilité de la vie. J'ai vu le vol, comme une métaphore de l'écoulement d'une vie. Une naissance par un lancer dans l'air, une découverte et une mise en accord avec le nouvel élément. Un moment de plénitude, moment de pleine conscience au potentiel formidable. Un "savourement" de l'advenue inespérée, mais déjà le fond qui se rapproche. Voici les derniers jours qui s'affichent sous les pieds, le pas sera désormais lourd mais les alentours ne manqueront de déclarer les " fabuleux papillons de toutes couleurs ", les enfants virevoltant, et leur envies miroitantes.

L'expression est des plus réjouissantes. L'écriture simple et souple offre sa discrète générosité. L'origine intentionnelle, cette imbrication du rêve enfantin au cœur de l'expérience du vol, et puis cette perspective descendante mais à fin de réalisation et de transmission, sont très inspirés ; difficile à mettre en parallèle mais pourtant ici maîtrisé.

Et ce vers antépénultième superbe de signifiance :
" Son ombre fond vers lui, c'est la fin du voyage… "

Quelle aventure ! Qui avance et conjugue formidablement ses trois champs temporels : le rêve enfantin, le vol en parapente (presque pauvre sans la mise perspective du poème) et la métaphore de l'avance vitale.

   archibald   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si je puis me permettre, je suis un peu gêné par cette deuxième strophe en italique ; je comprends ce procédé pour signifier un flash-back explicatif mais je crois que tu pouvais t'en passer, par exemple en écrivant au vers suivant : « Et le voilà qui vole au creux du ciel immense ». Mais je sais ce qu'il y a de sot à dire à un vrai poète qu'il aurait dû écrire un vers à la place d'un autre. Et puis ce « Il vole ! Il vole ! Il vole ! », ce peut être un clin d'oeil à Mallarmé (« Je suis hanté. l'Azur ! l'Azur ! l'Azur ! l'Azur ! »).
A part ça, vrai poète sans discussion. Je reprends à mon compte tous les compliments précédents avec une mention spéciale pour le très visuel et très juste : « Son ombre fond vers lui, c'est la fin du voyage, ».
...Mais je viens de relire et que vois-je ? une troisième strophe constituée de quatre rimes féminines ! Aaargh ! J'en connais sur ce site qui risquent de faire un AVC. Fais gaffe la prochaine fois...

   Eclaircie   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un très beau poème sur ce parapentiste.

À la lecture, pas un heurt dans ce vol.
J'ai aimé
Le paragraphe en italiques, souvenir du temps de l'enfance.
Les description fabuleuses des sensations en vol.
L'harmonie entre le vocabulaire et le sujet.

Un petit bémol : "les papillons de toutes les couleurs" me semblent évoqués avant tout pour répondre à la consigne. Je ne les vois pas si haut que le parapentiste, et ils contredisent un peu le titre.

Bravo et merci du partage.
Éclaircie

   Annick   
21/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème narratif comme je les aime où réalisme et poésie se mêlent harmonieusement, naturellement, sans ostentation. Rien n'est gratuit, pas de remplissage ou de mots fourre-tout qui veulent tout dire et ne rien dire. Ici, chaque mot, chaque vers, chaque strophe concourt à faire de ce poème une glissade merveilleuse "dans l'invisible soie".

Juste un détail à propos du lexique : J'aurais remplacé le mot "môme" par "enfant" car celui ci provenant d'un registre familier doit coexister avec des mots rares ou de registre soutenu comme "obrombre", "évanescent" ou tout simplement avec les images délicates du poème, ce qui crée une petite rupture :

Dans ses rêves de môme il désertait le nid,
Bras en croix survolant les toits gris du village,

"...Il vole ! Il vole ! Il vole ! Au creux du ciel immense,
Seul au monde, glissant dans l'invisible soie..."

"...Un nuage l'obombre* et de fraîches barbules**
Déposent sur sa peau des baisers vaporeux..."

C'est un contemporain avec quelques petits "défauts" cités plus haut par les commentateurs, mais qui ne gâchent en rien la beauté de l'escapade, donc je ne m'étendrai pas sur ce sujet.

En suivant d'en bas et du regard cet homme-oiseau, je me suis sentie moi-même oiseau, papillon de toutes les couleurs, libre dans le silence ouaté entre ciel et terre.

C'est un très beau poème !

   Lariviere   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ce texte est indéniablement bien construit, l'écriture est maîtrisée sur la forme ; le propos, malgré le parapente et ses probables sentiments d'extase et de liberté, ne l'est pas moins.

Je dirais que le travail est à la hauteur des intentions et peut être au delà en terme de poétique, mais j'avoue ne pas être touché plus que ça par les images pourtant très propres, très ciselées, peut être même trop ; car si je suis sincèrement enthousiasmé par autant d’élégance et de propreté, je m'attendais quand même à plus d'envolées, un peu plus de vertiges, un peu plus de frissons, dans le ton de ce poème, et je n'ai pas trouvé tout cela, au contraire, j'ai glissé jusqu'à la fin du texte sans qu'il me procure de grande sensation, et je trouve que c'est dommage. A la rigueur et pour pousser un peu l’hyperbole, je trouve que c'est presque du gâchis de produire un poème si sage, si convenu sur la forme, de façon contre-intuitive, presque scolaire, sur un tel thème ou sur un tel titre, surtout quand on possède une telle richesse d'esprit et de vocabulaire. C'est dommage, oui, pour cet homme-oiseau et son lâcher-terre pourtant superbement servi par les deux strophes de fin qui pour moi réussissent à sublimer une réelle contemplation humaine, alors que la première partie est peut être un peu trop guindé dans un faux lyrisme trop enjoué qui sonne un brin artificiel, mais ce n'est que mon avis.

Les ressentis de lecture ne tiennent parfois qu'à peu de choses, peut être d'ailleurs très subjectives, mais je n'ai pas été totalement emporté par cette ascension, bien que le désir soit là de le faire et que l'écriture soit de très belle qualité.

Merci pour cette lecture et bonne chance pour le concours !

   solo974   
1/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour,
J'aime beaucoup votre poème.
L'alternance entre le présent de narration et le passé (avec la seconde strophe) m'a particulièrement plu.
J'ai aussi apprécié les nombreuses indications de temps ("soudain", "À nouveau", "un temps", "bientôt", "Enfin"), qui permettent au lecteur de suivre cet homme-oiseau tout au long de son vol.
Et que d'images aussi fortes que poétiques !
Voici celles qui m'ont le plus marquée : "glissant dans l'invisible soie", "Il s'enroule en son sein", "dans ce lit de coton".
Bravo à vous et bonne chance pour le concours !

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Excellent texte qui, à l'inverse d'autres présentés au concours a su parfaitement intégrer les deux vers obligés.
L'introduction n'a rien d'artificiel, bien enchaînée sur le second vers. Le derniers vers avec ses papillons de toutes les couleurs fait harmonieusement suite aux ailes du vers précédents.

Voilà pour la technique de ce récit contemporain.

Ensuite, je découvre une superbe composition poétique construite sur de trés belles des images et des métaphores expressives.

Chacun des quatrains est un tableau, et ces tableaux réunis donnent un poème très réussi.

(commentaire rédigé lors de la publication anonyme)

   Michel64   
12/1/2020


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