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Poésie en prose
dom1 : Éternuer...
 Publié le 30/11/21  -  11 commentaires  -  1479 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

Sans retenue...


Éternuer...



Je me suis cassé les vers du nez sur un miroir transparent dont je ne voyais ni la fin ni le fond du tunnel circulaire dans lequel j'hésitais à poser un pied de nez rouge qui ressemblerait plus ou moins à ce qu'en d'autres temps on eut appelé un chat un chat un pléonasme ou un lieu commun c'est selon il fallait donc que je m'en extirpe au nez et à la barbe rousse du reflet dans lequel je sentais bien que j'allais y laisser des plumes si je puis m'exprimer ainsi et pas autrement au risque de passer pour un rabat-joie un esthète ou pire un néophyte sans vergogne ni limites à franchir sur lesquelles le quidam puisse s'enorgueillir d'avoir mis fin à la ronde nocturne du quant-à-soi ou mieux encore du ver à soie et de son plus grand ami le roi des animaux qui n'a d'autre ambition que d'avaler toute crue la reine de la nuit blanche et son fidèle ami le conte sans queue ni tête et donc sans ce nez qu'au début de la fin on a pourtant cassé sans savoir pourquoi mais en sachant qu'une mouche l'a piqué sans faux-semblant à un moment quelconque pour ne pas dire comique qui fit rire la clique sans compter le nombre des années noires des enfants mort-nés ou mal aimés et cette sombre idée selon laquelle il faudrait se plier et pourquoi pas s'allonger qui plus est sans broncher sans même éternuer en ces matins gelés en ces soirs tombés au champ d'honneur d'un 14 Juillet à Arcole ou sur une plage de Bandol avec ses palmiers ses héros et pourquoi pas ces vers tirés du nez…


 
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   Gemini   
20/11/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je commente pour Bandol où j'habite (pas loin du bar Les Palmiers).

J'ai d'abord noté que retenue de l'exergue est l'anagramme de éternue. J'ai ensuite pensé, après première lecture, que le texte avait un côté exercice oulipien (un « À supposer... ») mâtiné d'écriture automatique. Un éternuement. Une phrase sans virgules qui suit le cours en coq à l'âne de la pensée (fameux "conte sans queue ni tête" dont on ne sait s'il devait s'écrire "comte").

Dans le déroulé, avec ses locutions et jeux de mots successifs : "pied de nez", "appeler un chat un chat" , "quant à soie / ver à soie", (je ne les cite pas tous) on retrouve des échos sonores qui font la particularité de ce genre de texte : "sans queue ni tête", "sans ce nez", "sans savoir", "sans faux semblant" aussi "années", "morts-nés", "comique", clique" "années noires / sombre idée" et "Arcole", "Bandol".
Moins au début qu'à la fin, mais on s'aperçoit que, pris dans la contrainte, l'esprit, pour construire, s'appuie sur ses souvenirs les plus proches. Idées, sons.

Pas assez expert pour dire si ce texte est poétique ou non (on relie les « À supposer... » à Proust et Mallarmé), j’avoue l’avoir lu avec plaisir. Mais j’aurais mieux vu dans cette auto-extraction de vers, des vers réels (fussent-ils libres et tirés par les cheveux) plutôt que ce monologue en monobloc un peu indigeste.

Question de forme donc.

   embellie   
21/11/2021
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Pour moi ce texte ne devrait pas être présenté comme de la "poésie en prose". Je cherche où est le souffle poétique et ne le trouve pas.
Ce n'est même pas un exercice de style, c'est un amphigouri.
L'auteur s'es fait plaisir en réalisant le petit exploit de ne produire qu'une seule phrase, sans aucune ponctuation, et sans retenue comme il nous prévient en exergue, soit.
J'ai le regret de ne pas éprouver le même plaisir à la lecture et de devoir mettre une appréciation en accord avec mon ressenti.

   Robot   
22/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui aurait pu avoir les honneurs du laboniris. Je souligne la performance car il ne s'agit pas seulement d'un logorrhée mais le texte possède un fond à la fois ironiste et poétique.

J'ai pris plaisir à cette lecture pour laquelle il faut cependant que le lecteur s'investisse. Il y a des choses qui se méritent.

   Cyrill   
23/11/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L’écriture est originale. L’auteur semble écrire sans retenue comme il le dit dans l’exergue, mais j’en doute un peu en lisant ce poème. L’éternuement évoque quelque chose qu’on ne peut pas retenir, et pourtant, ce que je lis me fait plutôt penser à quelque chose de réfléchi, comme une pensée qui se veut désorganisée, plutôt que de l’être sans le vouloir.
L’exercice a un aspect qui reste intellectuel et je dois dire que je me suis un brin ennuyé dans cet éternuement, sans parvenir à relier les bouts de pensée les uns aux autres, l’auteur ne me donnant pas la clé.
Ce texte me laisse au final une impression de gratuité, mais je n’ai peut-être pas tout compris.

   Queribus   
30/11/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un texte désarçonnant, c'est le moins qu'on puisse dire. J'ai l'impression que vous vous êtes adonné à un jeu d'écriture qui mène on ne sait pas trop où; ceci dit, votre écrit donne aussi l’impression d'une certaine recherche mais aussi de déjà vu depuis dadaïsme, surréalisme, etc..En conclusion, ni déçu ni enchanté.

Bien à vous.

   Marite   
30/11/2021
Très original cet exercice d'écriture qui aurait pu avoir sa place dans le "Laborinis" car, je n'y ai pas vraiment trouvé de poésie ...

   papipoete   
30/11/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour dom1
j'ai du mal ! cet éternuement est en fait, à la place des milliards de gouttelettes, une propulsion de mots dont je ne comprends pas le sens, en plus je m'étouffe de lire tout d'une traite, vu l'absence de ponctuation !
ce texte mérita sûrement un certain travail ; aussi, je me retiens d'être impitoyable !

   hersen   
30/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Voici une nouvelle tirade du nez, dont on doit tirer les vers.
J'apprécie que l'on doive tirer les vers du nez à un poème... qui n'en contient pas !
je trouve l'ensemble assez marrant, une obnubilation jubilatoire.
Et puis, cet éternuement est tout à fait imagé : un texte qui sort en mille miettes d'un quelques chose comme un gros tout, sans ponctuation, ça arrose de partout.

Un peu dangereux ces temps-ci, mais bon... :)

Je ne suis pas sûre d'avoir identifié toutes les miettes de cet éternuement, mais j'aime la corrélation entre la forme et, j'allais dire l'objet !

merci pour la lecture.

   Pouet   
1/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Salut,

La vie est un cliché, une expression populaire.
Pour dire l'absurde faut-il aller chercher au fin fond du tunnel d'où point une petite lumière blanche ?
Le jour, tous les chats sont blancs et tant va à l'eau la cruche qu'à la fin elle se noie.

L'éther nu, ment.

   Yavanna   
2/12/2021
 a aimé ce texte 
Pas
Le surréalisme va au-delà d'une écriture automatique non ponctuée, et personnellement je n'ai senti aucun déclic à la lecture de ce texte, désolée. Je n'ai pu que regarder passer le train.

   assagui   
5/12/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour ONIRIS,
Je salue l'exercice intellectuel pour cette plongée dans le grand bleu mais, désolé, je n'ai plus le souffle. Faut-il voir là une tentative de la phrase la plus longue du monde, l'émotion m'est absente ; juste quelques sourires pour toutes ces pirouettes qui se jouent du chronomètre.


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