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Poésie contemporaine
dom1 : Figée...
 Publié le 16/02/17  -  9 commentaires  -  1016 caractères  -  182 lectures    Autres textes du même auteur

Tout comme la personne se fige dans la mort, le temps qui suit se fige et enferme celui qui reste dans une prison émotionnelle où le lien avec l'autre reste subjectif et subi…


Figée...



En cet ambre figée par ce sourire en liesse
qui masquait la folie étendue dans son lit
prête à jouer sa pièce
la commedia d'amore lorsque l'odeur de mort
au moment opportun attise par son fumet
la gloire du défunt qui part sans saluer
sans la moindre oriflamme
épilogue de l'âme
laissant un champ de ruines

Laissant ce champ de mines
tu rejoins la cohorte
de ceux qui partent ainsi sans refermer la porte
en remords et en cris pour ceux qui restent ici
hantés par ce jour-là où ton corps bascula
de la vie au trépas en cet ambre figée
en ces lèvres bleutées que rien ne peut roser
pas même mes baisers d'amour inachevé

L'autolyse est un crime
par celui qui s'exprime
en ces mots de sanglots en ces larmes de vers
qui explosent en feu jaillissant de travers
en ce geste insensé qui contraint mon cerveau
à penser à tes yeux à ton rire joyeux
dans la prison de verre
où tu m'as enfermé…


 
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   lucilius   
3/2/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je dois sans doute être inculte mais je ne vois pas ce qu'une manifestation biologique comme l'autolyse peut avoir de criminel : un légume ou un fruit talé est en autolyse... ; alors je perds complètement pied quand je lis ce passage : "l'autolyse est un crime par celui qui s'exprime en ces mots de sanglots en ces larmes de vers qui explosent en feu jaillissant de travers..." et je ne vois pas où l'auteur veut en venir, ni quel message il cherche à émettre ;
"En ce geste insensé qui contraint mon cerveau à penser à tes yeux..." : de quel geste insensé parle-t'il ?
Il y a pour moi trop de nébulosités dans ce texte pour le rendre digeste et compréhensible.

   Marite   
16/2/2017
Un peu de mal à percevoir la densité de la douleur qui peut figer celui ou celle qui reste après un suicide. Car c'est ainsi que je comprends cette autolyse. Peut-être une sorte de fuite en se raccrochant aux mots pour ne pas affronter la souffrance ... le déchirement ... la culpabilité ? Je suis restée à l'extérieur de expression poétique.

   Proseuse   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Dom1

Votre poème est fort et intense, le sujet abordé n' est pourtant pas facile, c' est vrai que faire le deuil d' un proche qui s' en va est douloureux, mais quand le suicide en est la cause, à la douleur s' ajoute l' incompréhension et parfois même l' idée d' avoir été " abandonné" qui peut faire germer un sentiment de colère, votre poème dit très bien et de bien belle façon, tout ces sentiments !
j' ai été touchée par vos mots
Merci du partage

   Anonyme   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce texte est un peu verbeux et ne me parle pas vraiment. Beaucoup d'approximations et l'exposé des idées est tortueux à souhait mais en revanche vous avez commis un distique qui sauve l'essentiel en ce qu'il nous livre un pur trait de poésie:

tu rejoins la cohorte
de ceux qui partent ainsi sans refermer la porte

C'est bien dit et il est dommage que ce beau distique barbote au milieu d'un clapotis de mots inaudibles (pour moi s'entend)

   PIZZICATO   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La douleur de celui qui reste est exprimée ici par des images fortes.

Mais j'ai du mal à faire la relation entre " L'autolyse " et ce qui semble être un suicide : " en ce geste insensé ". Et c'est ce qui me gêne dans ce texte.

   Anonyme   
17/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème très touchant qui exprime à la fois l'incompréhension de celui qui reste, et la douleur. Douloureuse incapacité à employer les mots crus. L'autolyse est un "crime" s'il a ici le sens de suicide. En quoi ce poème est-il "nébuleux"? Il est seulement allusif...moi, j'aime.

   dom1   
17/2/2017
Modéré : commentaire de l'auteur sous son propre texte (si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussion sur les récits")

   Anonyme   
19/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'évocation de la mort dans son aspect "figé" est excellemment décrite. L'image de l'ambre renforce cet aspect (non pas pour la couleur, plutôt jaune), mais pour son caractère fossile.

L'autolyse a plusieurs significations. Par rapport aux propos évoqués dans la dernière strophe, j'opte évidemment pour l'aspect suicidaire de celui (ou celle) qui reste figé(e) dans une prison de verre à attendre la mort, "enfermé" équivalent à une petite mort, pour être plus précis, mais une mort lente et assurée...

Les images sont fortes et d'une grande beauté, ce qui peut paraître contradictoire avec le sujet, mais non, car la poésie est capable d'insuffler sa force même dans la mort, donc bravo !

Wall-E

   Queribus   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Dom1,

J'ai trouvé à ce poème un côté fort et intense mais aussi trop abstrait et verbeux avec des mots et des expressions incompréhensibles. Comme d'autres, cependant, j'ai beaucoup apprécié:
tu rejoins la cohorte
de ceux qui partent ainsi sans refermer la porte.
D'une manière globale, j'aurais aimé plus de simplicité avec des mots et des expressions "qui accrochent tout de suite" et vont droit au but au travers de phrases plus simples.


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