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Poésie libre
dom1 : Regard…
 Publié le 26/05/14  -  9 commentaires  -  507 caractères  -  294 lectures    Autres textes du même auteur

Un regard qui marque, qui hante, qui poursuit, une vie durant…


Regard…



À l'ombre des iris,
sous la lumière grise qui parsème ses léopards,
j'avance comme je respire,
avec l'inertie des cosmonautes qui bravent les minutes…

Je renonce à défier la course du vent,
et ce regard,
celui que je taisais dans les bras d'Agadir,
ou le corps de Clara…

C'est long,
un virage qui mène vers hier,
sans la moindre rafale qui pourrait me faire tanguer,
ou me dresser barrière entre le désert…

Il est trop tard.


 
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   Anonyme   
4/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Holala mais je ne trouve pas les mots, il y a de la grâce et de la sensualité.
Une sensation de ralenti, un soupir, un regard, le silence.
J'aime ces points de suspensions qui expriment ce que les mots mutiques n'osent exprimer comme:

"ou le corps de Clara..."
"ou dresser une barrière entre le désert..."

seuls ces vers me dérangent: "avec l'inertie des cosmonautes qui bravent les minutes..." "inertie" n'est pas un bon choix pour la cohérence de la phrase, pourquoi pas le remplacer par "indolence"

Ces vers à la fin "Il est trop tard" sonnent comme une sentence et accentuent la fêlure exprimée avec retenue tout le long du poème.

J'ai beaucoup aimé.

   Lulu   
14/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Poème assez agréable à lire, mais comme il m'arrive parfois, et c'est le cas ici, de ne pas tout comprendre, je suis bien déçue ou désolée de ne pas saisir le troisième vers : "sous la lumière grise qui parsème ses léopards,". De fait, cela enlève quelque chose à l'ensemble que j'apprécie par ailleurs.
Enfin, j'aime particulièrement les derniers vers :
"C'est long,
un virage qui mène vers hier,
sans la moindre rafale qui pourrait me faire tanguer,
ou dresser une barrière entre le désert...

Il est trop tard."

   Eclisse   
26/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour dom1,

Tout à l'inverse de Lulu, le vers "sous la lumière grise qui parsème ses léopards" est mon préféré! J'imaginais le jeu tacheté d'ombre et de clarté qu'on peut voir au sol quand la lumière traverse un feuillage. Mais je suppose que les iris évoqués en première ligne ne sont pas végétaux puisqu'on parle de regard...

Après quelques lectures, toujours pas sûre d'avoir compris le sujet...
Et ça n'est pas très grave au fond.

   Dupark   
26/5/2014
Le premier vers m'a gêné. Les iris ne sont pas réputés pour leur ombre. S'il s'agit de l'iris de l'oeil, l'image est celle de l'ombre de ce diaphragme sur la rétine et, par extension, sur le cerveau. Ce serait bien trouvé mais il faut un bon niveau en SVT. Moi, j'ai regardé sur wikipedia :)

Mais c'est de la poésie. Alors je me laisse aller. J'attends l'émotion.

Un regard tu dans le corps d'une femme... j'entrevois une émotion, mais laquelle ?

   Iloa   
26/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Si je n'ai pas aimé, car pas comprise la première strophe, j'ai été transportée ensuite.
Notamment:
"C'est long,
Un virage qui mène vers hier..."
C'est une bien jolie trouvaille !
:-)

   Lyl_mystic   
26/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'aime dans ce poème la gravité du ton alliée à une certaine légèreté du décor, et des mots employés. J'ai trouvé une certaine musicalité et un choix judicieux des retours à la ligne. J'ai mieux apprécié la fin plus évocatrice et surtout les deux derniers vers avec l'image du désert très solennelle et imposante. Je n'ai pas aimé l'utilisation des "léopards", je ne vois pas trop à quoi cela fait référence, le terme détonne un peu, je trouve, avec le ressenti global à la lecture de votre poème fait davantage de résignation, de nostalgie, et d'une certaine quiétude.

   myndie   
27/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Dom,

J'adore votre poème! Il est écrit comme on ferait de la musique, celle là même qui nous emporte dès les premières notes. Mais aussi il parle en images, chacune succédant à une autre pour ne pas perdre le fil des pensées, et enfin, il crée une impression paradoxale et grisante de mouvement et de lenteur .
J'aime " la lumière grise qui parsème ses léopards"
et " l'inertie des cosmonautes qui bravent les minutes…"; je trouve que ces deux vers ont une incroyable puissance poétique.

Il n'est pas nécessaire de comprendre le sens de ce poème, pas la peine d'intellectualiser; il suffit de se laisser envahir par les images et de se laisser porter par les émotions qu'elles suscitent, sans chercher à les expliquer..
Et pour tout ça, merci

   RB   
27/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cosmonaute... quelle idée de mettre dans ce texte si doux, si sensible et épuré, ce mot qui sonne comme un barbarisme, inerte de plus...

C'est le seul vers qui entache - c'est tout personnel mais je ne suis pas le seul à ce que je vois - ce beau poème.
Deux strophes remarquables : les deuxième et troisième . Très belles et émouvantes. Les images et leur succession parlent.
Taire son regard dans les bras ...
Pour reprendre l'une que les autres commentateurs n'ont pas encore relévée...

L'auteur exprime ici avec une magnifique pudeur, le désespoir de vivre, rêve intact en soi, en toute peine perdue... dans le long virage qui mène vers hier, à jamais sans doute, avancer jusqu'au dernier souffle, je le suis comme je respire.

   margueritec   
20/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau texte où la mélancolie est sous-jacente en chacun des mots.
Et qu'importe le double sens des mots comme "iris", ils nous bercent de leur musique et de leur "inertie".
Très sensible au zeugma qui introduit toujours un décalage surprenant :
"celui que je taisais dans les bras d'Agadir,
ou le corps de Clara".
Merci pour ces moments simples mais si vrais.


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