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Poésie classique
Donaldo75 : Le peuple irréel
 Publié le 06/06/18  -  12 commentaires  -  716 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

« Lorsque l'espace est calme, le jour presque tombé
Il semble qu'il y a des choses que je devrais savoir.
Oui, je devrais partir, mais la pluie ne s'arrête jamais
Et je n'ai pas d'endroit précis où aller. »

David Sylvian


Le peuple irréel



Au-delà du soleil et son lit de planètes,
Vit un peuple irréel, des zéros et des uns,
Caché loin dans l'éther, lassé des importuns,
Désireux de trouver la paix dans les comètes.

Détachés de tout corps, de purs esprits sans têtes,
Ils se font oublier dans les espaces bruns,
Jamais vu jamais pris malgré les vœux d'aucuns
D'étranges multivers chantés par les poètes.

Je me vois avec eux taquiner un trou noir,
Admirer l'horizon, ignorer le miroir
Des pauvres vaniteux bien au chaud sur leur monde.

Mon voyage achevé dans un flux d'électrons,
J'écouterai chanter une étoile à neutrons
Au grand cœur déchiré par son ultime ronde.


 
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   David   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ah, j'ai un bon à priori sur ce thème galactique, j'en ai apprécié la musique et sa vision un peu magique dans le ton des découvertes de la science. Enfin plutôt, je me demande si ces zéros et ces uns correspondent à un message envoyé dans l'espace en langage binaire, ou peut-être que le titre fait référence aux particules virtuelles qui formeraient l'énergie du vide (si j'ai bien compris ma physique quantique) mais quoi qu'il en soit c'est drôle et poétique à mon goût. Pour la forme, il y a quelques rimes aux césures, dans le dernier tercet surtout, qui alourdissent un peu l'ensemble.

   BlaseSaintLuc   
25/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
pas forcément passionnant ,mais bien trouvé, et j'aime le parallèle des "univers".

   Queribus   
27/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire devant une telle virtuosité et une telle maitrise de la prosodie classique où tout est quasi parfait. Histoire de pinailler un peu et comme il faut bien trouver quelque chose, j'ai quand même noté des vers qui "riment" entre eux à l'hémistiche (ce n'est pas vraiment une faute mais c'est à éviter):

Je me vois avec eux
Des pauvres vaniteux

Mon voyage achevé
J'écouterai chanter
Au grand cœur déchiré

Mais tout ceci n'est pas grave.

Le fonds ne manque pas d'originalité même s'il reste un peu abstrait et demande plusieurs lectures.

Pour résumer j'ai pris un vrai plaisir à lire votre sonnet, genre qui, à mon humble avis, est la forme la plus parfaite en matière de poésie et avec laquelle on peut quasiment tout dire.

Bien à vous.

   papipoete   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Donaldo
Par delà notre terre, dans la voûte céleste, vit un peuple mathématique de zéros et de uns ; je suis allé pour voir, me mêler à eux le temps de taquiner un " trou noir " ; c'était bien, pas de problème d'égo ni d'autres " terre à terre " ! maintenant, assis sous une étoile, je l'écoute chanter sa partition d'électrons .
( ceci est mon interprétation )
NB que des savants étudient ce qui se passe à des années-lumière kilométriques et ce qui s'est passé voici des années-lumière de temps me stupéfie et me trouve bien ignare ; qu'un poète choisisse ce thème pour versifier, et en classique de surcroit, m'épate et me plaît au final !
Le 1er tercet me fait penser à un pêcheur " dans la lune ", attendant que ça morde !
Des alexandrins au cordeau, découpés où il faut, pour servir un tableau aux flux d'électrons ; fallait oser cher poète !

   hersen   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'émotivité n'existe plus dans ce monde magnifique de rationalité; Seulement l'émotion du beau, du parfait.
J'aime vraiment l'ambiance de ton poème et cette faculté à se construire un havre.

La forme est magnifique...parce qu'on l'oublie. Je sais, on est censé en parler de la forme, mais si elle s'oublie, elle remplit son rôle parfaitement.

Un poème qui me fait rêver !

Merci.

   LenineBosquet   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un poème intéressant à plus d'un titre.
La forme classique tout d'abord, rondement menée, seul les rimes internes, qui, à mon avis, ne sont pas voulues, gênent un peu l'ensemble. Mais cela a déjà été dit. Ceci dit j'aime bien les rimes à l'hémistiche quand elles sont recherchées.
Le fond est éminemment poétique, j'aimerais plonger avec vous dans cet univers fantasmé, m’asseoir au bord d'un trou noir "écouter chanter une étoile à neutrons", n'être que pur esprit libéré des tourments de la chair et des vanités. Peut-être est-ce la mort, ou un de ces multi-univers que nous promet la science, peut-être est-ce la même chose ?
Vos "des zéros et des uns" m'ont fait vous reconnaître en EL.
Merci!

   Robot   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte sidéral plutôt intéressant et bien mis en forme. Jai apprécié l'étrangeté du propos qui nous laisse supposer que l'irréalité de ce peuple ne va pas à l'encontre d'une existence tangible. L'imagination n'est elle pas une création ?
Un plus pour les quatre rimes en "uns" des quatrains.

   PIZZICATO   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Serait-ce notre destination ultime " Au-delà du soleil et son lit de planètes" ; un au-delà où vit le " peuple irréel " sous l'égide du grand ordinateur ?

" Admirer l'horizon, ignorer le miroir
Des pauvres vaniteux bien au chaud sur leur monde."

Une idée originale fort bien conduite.

   Anonyme   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
La forme est de belle facture, ce poème se lit plaisamment.

Mais je n'ai pas vraiment accroché malgré plusieurs lectures, "Le peuple irréel" se meut sans m'émouvoir, je ne suis pas réceptif à ces agitations, trop éloignées de mon discernement.

Je reconnais à votre écrit le fait d'avoir des formulations de poids d'un bout à l'autre. Votre développement constant ne dérape à aucun moment. C'est la grande force de ces propos.

Mes diverses lectures n'ont en rien été rébarbatives.

   erratum   
12/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, Donaldo !

Joli sonnet classique parfaitement écrit en prosodie !
Néanmoins, le premier vers me semble boiteux car il aurait fallu écrire "Au-delà du soleil et de son lit de planètes", ce qui ajoutait un pied à l'alexandrin, ou plus simplement "Au-delà du soleil, de son lit (ou nid) de planètes", non ?
La triple rime à l'hémistiche du dernier tercet n'est pas heureuse...
Amicalement, D.

   Eki   
12/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le grand voyage imaginaire sous la voûte céleste pour percer le mystère sidéral...
Eki à cheval sur l'astre...Hé, on peut bien rêver !

   Ombhre   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo,

j'ai beaucoup aimé ce texte, léger, très bien rythmé, comme une contine (ou comptine, le débat sur le sujet reste ouvert, mais je préfère le vocable contine) un peu ironique.
Bien loin du sérieux des bits et des octets, des théories de la gravitation et des "pauvres vaniteux bien au chaud sur leur monde", ce peuple irréel nous permet de rêver, tutoyer les comètes et écouter le chant des étoiles.
Les multivers m'ont toujours fait rêver (merci à Michaël Moorcock), et j'ai ici rêvé avec toi.
J'ai adoré
"Je me vois avec eux taquiner un trou noir,
Admirer l'horizon, ignorer le miroir "

Merci pour ce beau partage.
Ombhre


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