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Poésie néo-classique
Doumia : Désir
 Publié le 16/09/08  -  14 commentaires  -  710 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet classique.


Désir



À l’ombre d’un détour de mon astre éloigné,
Ballotté aux confins de sentiments fragiles,
J’avance en ce tunnel d’un pas bien mal agile
Ayant pourtant donné, travaillé, épargné.

Les rêves oubliés pénètrent à grand frais
Les couloirs desséchés, arides de l’esprit,
Qui veut tel clandestin n’en plus payer le prix,
Mais voler bec au vent comme font les orfraies.

Danser le bel été pétri d'insouciance,
Sentir les alizés flotter dans mes cheveux
Humer la liberté à la douce fragrance,

Me hasarder au feu d’aventures étranges,
Ouïr le chant de l’air murmurer des aveux
Et m’endormir au son du violon d’un ange.



 
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   Anonyme   
16/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a du Baudelaire, du Verlaine et du Rimbaud l'a dedans! C'est beau, bien écrit!

Mais le problème, à mon sens, c'est que les références aux auteurs que je cite sont trop évidentes. Par conséquent, ça manque un peu d'originalité.

   Doumia   
16/9/2008
Je le prends vraiment comme un compliment, mais si références il y a, et il n'y a vraiment pas, c'est involontaire, j'ai écrit ce sonnet juste pour répondre à Oniris qui veut me voir écrire du classique alors que j'y ai renoncé. J'exprime là mon désir de liberté dans la contrainte rien de plus. Si mes poèmes ont air de classiques rétro, alors c'est formidable car plus personne aujourd'hui ne sait écrire de cette façon.
En fait je ne le crois pas cinq minutes, je m'amuse un peu là.
Merci pour le commentaire.

   xuanvincent   
16/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Les images de ce poème m'ont plu.

Détail : le mot "épargné" m'a paru casser un peu la poésie du vers.

   Anonyme   
16/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'aime bien l'ambiance de ce poême qui parvient à synthétiser avec d'élégantes images évanescentes ce sentiment diffû voire méme confus, qu'est le désir... En revanche, j'avoue que la notion "d'épargne" au premier paragraphe, m'a fait succintement mais un peu brutalement retomber dans un désir qui moi, perso, me fait déjà moins réver, celui de faire ami/ami avec mon banquier.
Impression mitigée donc... avec tendance positive quand même.

   Anonyme   
17/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon, comme je l'ai déjà dit je n'aime pas la musique pour moi trop régulière des alexandrin. Je suis enfant du punk et puis de la cold wave, alors...

Mais...

Voici le second que je lis et que je me surprends à aimer, et moi j'aime me laisser surprendre.

L'épargné ne m'a pas ennuyé... il m'évoque un souvenir que l'on garderait précieusement dans un coffre...

Les souvenirs d'un anges...

De biens belles images dans une langue encore un peu inconnue pour moi...

   Melenea   
18/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien la rythmique et la musique de ces vers. Le classique a toujours fait ses preuves et j'aime bien certaines tournures que justement l'on ne lit plus.
Voilà un désir bien exprimé. J'ai une préférence pour les images de la dernière strophe :)

Mél

   David   
19/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Doumia,

C'est juste un écho de lecture, je ne me moque pas, ou alors de mes drôles d'associations mais ce vers :

"Les rêves oubliés pénètrent à grand frais"

Le poème veut-il décongeler le désir ? (grand frais m'a évoqué une enseigne de magasin, de produits frais) j'ai hésité mais il y a encore d'autres passages qui m'ont évoqué la distance, le recul sur le poème comme ces diéreses :

"insouci-ance", "Ou-ïr", "vi-olon"

Un sonnet plus-que-parfait

   Anonyme   
20/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et m'endormir au son du vi-olon d'un ange...

Impossible de ne pas aimer, une grande douceur, un bien joli phrasé...

   Anonyme   
20/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Pas mal. De belles sonorités souvent. Quelques facilités et étrangetés mais bon elles passent avec le reste.

   Bidis   
7/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Rien à dire, c’est magnifique ! J’ai relu ce poème plusieurs fois. Il se dégage des deux dernières strophe un je ne sais quoi de frais, de très musical et de chaleureux à la fois.

   Skan   
11/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J'ai consulté quelques minutes votre sonnet. Nous sommes bien dans la catégorie classique, si je ne me trompe, aussi j'ai remarqué quelques fautes, surtout dans les rimes, qui ne sont pas tout à fait respectées selon l'esthétique classique.
Exemple : l'on ne peut faire rimer le pluriel et le singulier comme fragile et agile, ou encore le masculin avec le féminin pluriel frais et orfraies, c'est une versification qui se rapporte plus à la tradition moderne qui fut radicalement changée après Apollinaire, même si déjà avant Rimbaud s'amusait à se libérer des contraintes.
Aussi, je me permets de faire une dernière remarque. Faites attention avec votre grammaire, qui laisse à désir à plusieurs endroits. Nous savons que la poésie s'éloigne des règles grammaticales, mais malgré cela le discours est quand même en langue française.
Sinon, le poème est intéressant, mais n'ayez pas peur de mes remarques, ou d'autres qui prétendent que vous avez des influences de ceux-ci et ceux-là, car ils ne savent pas que toute la littérature n'est qu'une continuité des mêmes choses , et que Baudelaire lui-même avait nombreuses influences qu'il n'hésitait pas à dire, comme Larmatime, Hugo , Vigny pour André Chénier, ou J-B Rousseau pour Clément Marot, etc.
Soyez seulement le plus juste avec vos idées, et le plus clair possible avec la langue.

   lotus   
5/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est frai, léger et mélodieux.

"Me hasarder au feu d’aventures étranges,
Ouïr le chant de l’air murmurer des aveux
Et m’endormir au son du violon d’un ange. "...j'aime beaucoup.

   FredericBruls   
25/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très musical en effet. J'ai néanmoins une préférence pour les tercets. Le dernier vers est décidemment très beau.
Quant aux références aux grands anciens, elles me plaisent. Rien n'existe sans héritage, écrivait Nietzsche.

   Anonyme   
11/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre annonce "Désir", je vous ai lu et relu, et là je suis un peu déçu, c'est en effet un poème bien écrit, mais il est dans son phrasé d'une certaine froideur, sauf peut-être les deux tercets.

C'est d'ailleurs dans ces deux tercets, que les mots se libèrent de leur carcan, pour apporter un peu d'émotion, de sensibilité.

Je suis partagé car je reconnais que la plume a su écrire un sonnet très élégant, mais il lui manque un peu de fragilité, qui m'aurait touché.


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