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Poésie libre
DrRictus : Aube criante
 Publié le 30/07/07  -  6 commentaires  -  742 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

Un chagrin d'amour vu de l'intérieur.


Aube criante



Réveillée comme par le cri d’une sirène,
La carcasse ressuscite peu à peu dans l’aube,
Carapace crasseuse qui renferme en secret la vacuité brûlante
Du cœur partagé par trop de courses immobiles.
Un feu rugissant qui ne dort jamais,
Des oscillations indécises et capricieuses,
Brûlante douleur que rien ne sait apaiser.

Puis vient le vent qui balaie les flammes,
En un souffle il les tarit,
L’âme pleut sur les braises du cœur endolori,
La vapeur s’envole,
Dernier soupir de ce brasier flétri.

Le cœur est fendu, il est noirci.
Il n’entend plus la douce chaleur du soleil, celle d’un baiser,
Mais, sans savoir pourquoi,
Il bat, hésitant et penaud.


 
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   DrRictus   
31/7/2007
Ceci est mon premier texte publié. Je serais très heureux de lire quelques commentaires à son propos. Merci d'avance à ceux qui laisseront une trace de ce qu'ils en ont pensé!

   Pat   
31/7/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je l'avais déjà, puisque je suis correctrice... Et effectivement, je l'attendais pour le commenter (puisque j'en suis aux considérations d'ordre général : il faut éviter de mettre un commentaire sur ses propres textes : il vaut mieux ouvrir un forum sur le sujet).
Revenons à ce poème : j'ai vraiment bien aimé : des images tout à fait parlantes (oui je sais... Je l'ai déjà dit, ça parle pas des images !). Mais c'est dur de commenter un poème, beaucoup plus qu'une nouvelle ! Je suis sensible à la fluidité des mots, et à l'atmosphère qui se dégage... Bien qu'elle soit triste (mais les chants les plus beaux etc.). Enfin ça résonne en moi ce texte... La première strophe m'a renvoyée à l'image d'une personne meurtrie, malade "La carcasse ressuscite peu à peu dans l’aube,
Carapace crasseuse qui renferme en secret la vacuité brûlante
Du cœur partagé par trop de courses immobiles." (j'aurais dû mettre la totalité de la strophe, d'ailleurs). Mais ces vers sont forts. J'ai vraiment adoré le dernier vers : "Il bat, hésitant et penaud." Voilà des images qui sortent des clichés... Ca fait du bien.
On sent une aisance dans l'écriture et des choses à dire... J'attends la suite... A bientôt.

   Cyberalx   
13/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai toujours aimé la poésie.
ça ne veut pas dire que je la comprends ou que je sais en faire (je fais la mienne, quoi).
Par contre, ce texte est un exemple typique de ce que j'aime dans la poésie : Des mots alignés pour former des images fortes dans la tête de celui qui la lit.

Je peux donc dire avec certitude que :
1) Je n'ai pas tout compris.
2) J'ai beaucoup aimé.

   Lariviere   
4/8/2007
Pareil...
J'aime beaucoup la poésie, qui pour moi, passe par des chemins de communication différent du récit. Il n'y a pas les chicanes de la raison. La lecture est plus musicale, plus intuitive. Une poésie, ça se lit pour moi, avec l'estomac et les viscères. Le risque c'est l'hermetisme du texte. J'en sais quelque chose.
Pour moi, içi, c'est réussi..
J'aime le rythme, la mélodie rêche et les mots pour ce qu'ils disent d'eux mêmes au sens instinctif du terme.
Ta poésie m'atteint, c'est ce que je recherche...
Le sens est là, je n'ai pas à le chercher, c'est lui qui me trouve.

   Athanor   
16/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli poème qui incite à méditer sur les coeurs -corps- aimés mal et mal aimés.
Le style fluide mais sec, les mots riches de sens mais abordables par tous, ainsi que les images qui naissent, procurent un ensemble cohérent et agréable à lire.
Cependant, j'aurais peut-être aimé en lire un peu plus, notemment sur la justification du titre. Aube criante... Ok pour l'aube, mais je ne distingue pas le cri.
Mais après tout, c'est certainement une histoire d'interprétation. La preuve en est, c'est que j'ai lu et relu pas moins de dix fois.

   Anonyme   
16/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un nouveau jour qui s'impose ne n'occupe pas des douleurs du monde, peu importe pour lui il se lève, ainsi me parle le titre après avoir lu et relu ce texte. Il me semble voir là dans ces mots la souffrance qui a pris toute la place, plus rien n'a de l'intérêt. Les images sont très parlantes, très prenantes, "brûlante douleur que rien ne sait apaiser", je crois que tout est dit.

J'aime beaucoup cette dernière strophe :

"Le cœur est fendu, il est noirci.
Il n'entend plus la douce chaleur du soleil, celle d'un baiser,
Mais, sans savoir pourquoi,
Il bat, hésitant et penaud.

Je veux penser qu'après la "douleur" peut venir la "douceur".


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