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Poésie contemporaine
Dyonisos : Les dépressifs…
 Publié le 22/07/14  -  17 commentaires  -  1124 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

Texte écrit suite à ma dépression et après avoir fréquenté d'autres dépressifs en hôpital de jour…


Les dépressifs…



Je partageais mon Lexomil
Avec une amie rencontrée
Dans un petit restaurant-grill
Tout près du centre d'aliénés

Nous échangions nos ordonnances
Parlions de nos pathologies
Nous trouvant même quelle chance !
Des points communs à nos soucis

Elle m'offrit un Séresta
Car elle n'avait pas de Prozac
J'eusse préféré un Deroxat
Elle n'en avait plus dans son sac

J'agrémentais son vin rosé
De deux cuillères de Nopron
Dans mon bordeaux trois comprimés
D'Alprazolam et de Halcion

L'alcool aidant nous commencions
À ne plus être cohérents
Chassant les mouches et hérissons
Volant dans l'établissement

Quand je me suis déshabillé
Pour mieux nager sur le carreau
J'ai aperçu un infirmier
Qui ne devait pas aimer l'eau

J'ai regagné mon hôpital
Juché sur le dos d'un chameau
Ma compagne sur un chacal
Un entonnoir comme chapeau

Depuis je loue à la semaine
Une chambre capitonnée
Ma dulcinée aurait la sienne
Vivement que l'on soit mariés !


 
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   chVlu   
25/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien
La dépression, c'est comme le reste, ça mène a tout, à condition d'en sortir.
Le texte dans sa forme est léger à l'instar de l'angle pris pour traiter ce qui peut être aussi un sujet douloureux.
La jolie petite histoire file se jouant des nuages, du doping, et des conventions, et ma foi, offre un sourire.
Je l'ai lu comme une petite fable de la fontaine, qui en morale, veut dire que la dépression n'est pas un boulet honteux mais une difficulté à franchir. On y lit qu'elle n'interdit pas la vie.
Une gentille poésie pour une dépression qui se dépasse.

   Anonyme   
25/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis en fait très bien amusé malgré ce début "pharmacologique" qui ne me disait rien qui vaille, mais la curiosité aidant, j'ai vraiment apprécié cet humour bien acidulé, surréaliste et cette forme très brève, concise qui lui en donne toute sa force.

Bravo et merci !

   newman   
28/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour,

dans ce poème,les dépressifs côtoient très facilement les fous aliénés.Ce qui dans un premier temps est très spécial.

le déballage pharmaceutique avec l'alcool n'est pas recommandé,même l'infirmier est de la partie.

ce texte se lit bien et malgré la gravité du sujet vous avez su déposer une pointe d'humour.

   Anonyme   
29/6/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Votre poème aurait été intéressant si le ton n'était pas aussi neutre.
J'entrevoie le second degré mais il manque de force, j'aurais aimé lire plus d'originalité, de grinçant, là je n'ai pas du tout sourie.

Quand au couple, il manque de relief, il aurait pu être beaucoup plus déjanté.
Dire: "Quand je me suis déshabillé
Pour mieux nager sur le carreau"
N'est pas suffisant, c'est même banale, il aurait été bien de développer un peu plus pour donner plus de consistance à votre héros et d'ajouter plus de piment, de situation rocambolesque, décalée.

   margueritec   
1/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Oui l'humour, ou la dérision, a sa place en poésie.
J'ai bien aimé la valse des médicaments et leur mélange détonnant au vin. Le texte, dans son délire, présente une narration totalement cohérente : une rencontre, un échange, l'ivresse et la chute. Et les rimes coulent d'elles-mêmes.

   Pouet   
9/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien apprécié le rythme de ce poème. Le thème pas forcément très gai traité de façon légère me parle aussi.
Un bon moment pour ma part même si les deux dernières strophes me semblent un peu en-dessous du reste, notamment au niveau de la fluidité (à mon goût)

PS: Les laboratoires pharmaceutiques vous remercient pour la publicité... :)

   Pimpette   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Elle m'offrit un Séresta
Car elle n'avait pas de Prozac
J'eusse préféré un Deroxat
Elle n'en avait plus dans son sac"

C'est là qu'on constate une fois de plus que la sonorité des mots du poème compte plus que leur sens!CQFD!

L'humour qui irrigue le texte fait ma joie car il décape le sujet de sa douleur pourtant bien réelle...
et de plus, être un couple de déprimés est déjà beaucoup moins triste!

Esst-ce qu'ils font l'amour? ça rassurerait le lecteur!

   Michel64   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème amusant, aidé par ce rythme à 8 pieds qui lui donne de la vigueur (malgré le Lexomil).
Mais l'humour est une chose très difficile à partager, bien plus que l'émotion je pense, et si j'ai souri par moment, cela ne va pas plus loin (mais c'est déjà pas mal).

   Miguel   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu de recul face à cette maladie, c'est un bel exemple, une voie de la sagesse ... Encore faut-il aller mieux pour en être capable. Mais la dépression n'est pas seule à l'origine de ces délires : l'alcool désinhibant y a sa part. Enfin, tout cela est dit sur un ton enjoué qui a le mérite de dédramatiser une situation en réalité difficile à vivre. C'est aussi la preuve que si on peut sourire de ses malheurs passés, c'est précisément parce qu'il sont passés ! Donc, l'espoir est ouvert à tous.

   Lulu   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'étais très septique à la lecture du titre, mais le jeu des rimes m'a enchantée, et plus encore le ton enjoué, de bonne humeur qui court tout au long du poème. La maladie n'est pas une fatalité.

J'ai adoré les deux dernières strophes.

Bravo pour cette composition Dyonisos, et au plaisir de vous lire de nouveau.

   Robot   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est après probablement qu'on s'en amuse et c'est écrit sur un rythme alerte. Je retiens la résonnance des mots et des rimes. Je pense que la satisfaction d'en être sorti a permis ce texte comme une fin de thérapie pour le personnage. J'ai apprécié le délire de l'avant dernier quatrain:
"J'ai regagné mon hôpital
Juché sur le dos d'un chameau
Ma compagne sur un chacal
Un entonnoir comme chapeau"
Finalement, le dernier vers est un espoir. Je ne retiendrai pas un passage plus que l'autre. Je dirai que j'ai été plus ému qu'amusé par l'ensemble et rien que cela est à mes yeux positifs.

   Anonyme   
22/7/2014
Salut Dyonisos

La rime Lexomil/restaurant-grill est excellente et met le lecteur de bon poil pour apprécier cette bluette thérapeutique. Que tu devrais penser à mettre en musique.

Je note que vos pathologies et vos goûts bibinatoires sont un peu différents

"J'agrémentais son vin rosé
De deux cuillères de Nopron
Dans mon bordeaux trois comprimés
D'Alprazolam et de Halcion"

J'imagine que ton bordeaux venait du Médoc

"J'ai regagné mon hôpital
Juché sur le dos d'un chameau
Ma compagne sur un chacal
Un entonnoir comme chapeau"

J''aime bien ici le jeu sur les rimes.

Merci Dyonisos, tu nous a fait passer un très bon moment.
J'espère que vous avez pu conclure dans une chambrette non capitonnée.

   Anonyme   
22/7/2014
Salut c'est TOTO

Encore un texte qui reprend l'énumération du Vidal.
Même si l'humour est au rendez-vous par endroit, la poème n'est même pas sauvé par sa forme : composition contemporaine où l'on a droit de faire ce que l'on veut, c'est bien pratique.
Affligeant.Les vrais dépressifs apprécieront ce texte à sa juste valeur.
TOTO ne mettra pas d'appréciation pour le respect de la maladie de l'auteur.

   Damy   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé !
Une façon très poétique et drolatique de s'en débarrasser (ou de l'apprivoiser et de vivre avec en harmonie).
Pouvez-vous me prescrire ce poème 3 fois/jour, svp ?
Merci, Dyonisos.

   myndie   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Dyonisos,

Bien sûr que les vrais dépressifs apprécieront! Il faut avoir soi-même du vécu dans le trou noir pour porter un tel regard sur la maladie.
Rien d'ironique ou de provocant là-dedans; c'est juste mi-amusé, mi-attendri et c'est attendrissant.
Moi je trouve très bien d'avoir pris du recul pour traiter ce sujet sous cet angle qui nous change du sempiternel refrain du spleen larmoyant (que j'apprécie beaucoup également au demeurant).

j'ai trouvé l'énumération des médocs bien pratique :-) et constaté que ce vers qui comporte un pied de trop casse le rythme :
"Chassant les mouches et hérissons"
Mais à part ça, j'ai beaucoup apprécié votre poème

myndie

mélancolique professionnelle :D

   ikran   
23/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'humour soigne à ce qu'il paraît. En tous les cas vous avez soigné ma journée avec ce texte finalement léger et très bien écrit.

Je dis "finalement" parce que je n'étais pas préparé à lire un poème qui empile les formulations pharmacologique que l'on est habitué à voir dans les rayons de nos supérettes médicinales. Il faut s'attendre à tout et ne s'étonner de rien, à ce qu'il paraît, je vais y travailler.

   Lotier   
30/7/2014
Bonsoir Dyonisos,

La poésie du rendez-vous qui s’enchevêtre sans vergogne dans celle de la dépression : un mélange curieux de l'être et de l'avoir (être avec, avoir de quoi). Cette évocation touche bien cet état d'esprit particulier qui fait qu'on se raccroche farouchement à la bouée pour ne pas voir l'océan. Je ressens le vertige du gouffre juste sous le fil tendu à l'extrême. La forme octosyllabique sied bien au propos (avec «chassant mouches et hérissons» plutôt que «chassant les mouches et hérissons»). La dérision est dans cette apparente apologie du cacheton : le puissant remède de la rencontre n'est pas de taille face à l'arsenal pharmacologique...
Je vais aller prendre une tisane de pavot de Californie... de mon jardin.
À bientôt
Lotier


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