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Poésie contemporaine
Edgard : À toi, poète inconnu
 Publié le 15/12/14  -  12 commentaires  -  865 caractères  -  299 lectures    Autres textes du même auteur

Il existe quelques vers que l’on porte en soi toute sa vie. Qui les a griffonnés au coin d’une table ? Quel poète, peut-être inconnu en son temps ? Après des siècles, ils gardent leur pouvoir magique d’unir des êtres dans une même intemporelle émotion.


À toi, poète inconnu



Gloire à qui, un soir unique,
Sculptant le vers impossible,
Accostant à l’indicible
Dans un naufrage édénique,
Peint la page immaculée
De ce sceau d’éternité :
Mots soustraits à l’ignorance,
Volant au temps son silence,
Au néant sa cécité.

À toi, poète inconnu,
En ce bas monde venu
Par un chemin différent,
Qui, capturant l’éphémère,
Offrit ces mots, ce calice,
À ceux qui sur cette Terre,
Après des siècles passant,
En goûteront les délices
D’ambroisie et de tourment.

Vers emportant l’univers
Comme on cueille une pensée,
Comme on ouvre une paupière,
Magique instant sublimé
Qui vaut seul d’être vécu,
Donne à tout sens et raison ;
Temps d’éphémère émotion,
Habillant ceux qui sont nus
D’une intemporelle union.


 
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   Anonyme   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Beau texte qui, malgré tout, ne renouvelle pas le genre. Une émotion indicible nous gagne au-delà de certains aspects un peu convenus.

   Pimpette   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beau sujet tres personnel et universel!

Question:
- Pourquoi tel vers , tels mots provoque chez un lecteur cette émotion inoubliable?
Pas toujours, et même presque jamais les mêmes pour deux lecteurs?
Là, réside le secret d'un poème?
Une connivence cachée entre celui qui écrit et celui qui lit...en qui se produit un petit "remuement" qui se reproduira d'ailleurs à chaque lecture, tout au long de la vie?

   Francis   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me souviens de mon père (humble ouvrier agricole) déclamant les poèmes de Victor Hugo qu'il avait appris à l'école communale cinquante ans auparavant. Il les récitait à ses petits- enfants avec une réelle émotion ! Un cordon ombilical relie parfois le poète à ses lecteurs. Le poème traverse alors le temps et devient un parfum que certains n'oublient pas. J'ai aimé :
-"capturant l'éphémère
-Comme on ouvre une paupière
-Habillant ceux qui sont nus
- Au néant sa cécité..."

   papipoete   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Edgard; "sculptant ce vers impossible" me saute au coeur et me projette sur mon papier, où le silence régnant, je m'efforce d'écarter la facilité, pour tenter de ciseler "le fameux vers"! Ces "mots soustraits à l'ignorance" mais qu'il nous semble avoir entendu de quelque bouche savante? Voyant un jour, au ciel venir de sombres nuages, j'appris à Ninon(7 ans) l'expression..c'est de mauvais augure.., qu'elle me sort souvent!
Peut-être que mes poèmes (ceux qu'on n'enfermera pas dans mon cercueil) ne s'offriront pas durant des siècles, mais quelques années à des yeux ravis?
Ces instants sublimés où le poète inconnu écrit ces " vers cueillis au creux d'une pensée" me renvoient un peu mon image et je vous demande Edgard, si vous n'étiez pas "mon humble double" lorsque vous écriviez ce poème?

   Anonyme   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
C'est comme un type qui sculpterait un morceau de bois avec un couteau devant une cheminée, c'est l'image qui me vient. Les mots sont tellement choisis que j'ai presque peur de comprendre ce qui est dit. L'ignorance, le silence, la cécité et en face la poésie. Mettre une musique sur la vie.
Poète inconnu, en ce bas monde venu, là, on redescend des monts, c'est plus banal, beaucoup trop banal en rapport avec ce qui vient d'être dit. Et on donne au poète sa mission ! Mais pour moi, il n'en a pas. Et la fin est à l'avenant, le poète habille.
Je retiens uniquement les neuf premières lignes qui sont dérangeantes par le sens tellement juste qu'elles transportent.

   Ioledane   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De jolies formules dans ce texte :
"Volant au temps son silence,
Au néant sa cécité"
"Habillant ceux qui sont nus
D’une intemporelle union"

D'autres sont plus convenues voire très galvaudées : "page immaculée", "sceau d'éternité", "capturant l'éphémère", "instant sublimé".

Dans l'ensemble, j'ai aimé ce texte qui déroule ses octosyllabes avec une certaine fluidité, jusqu'à la grâce du dernier paragraphe. La disposition des rimes est originale, j'aurais apprécié qu'elle soit néanmoins constante d'un paragraphe à l'autre.

   Curwwod   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un joli texte qui célèbre tous les poètes qui ont semé dans de jeunes mémoires, les germes de la poésie, à l'école ou ailleurs. Et ces vers ont si bien germé que des décennies plus tard, de vieux messieurs et de vieilles dames savent toujours ces "récitations".
Inconnu ou non c'est rassurant de savoir que quelques un des mots qu'on a tracés resteront peut-être dans quelque vieux cahier.
Sur la forme, pas grand chose à dire, c'est très bien écrit même si quelques formulations, relevées ailleurs, ne sont pas très convaincantes. Mais vraiment j'ai du mal avec l'heptasyllabe et les vers impairs en général.

   pieralun   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Edgard,

Un hepta syllabes, c'est rare, difficile, il fallait oser.
Quelque belles tournures, les 2 derniers vers, volant au temps son silence, au néant sa cécité.
Un bon poème dans lequel je ne retrouve pas la liberté de ton et la fraîcheur que portaient tes premiers écrits, mais qui va m'aider à passer une bonne matinée dans la bonne humeur qu'il véhicule.

   Lulu   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Je trouve l'idée de rendre hommage à un poète inconnu très belle. En revanche, je trouve dommage que le texte manque un peu de fluidité, notamment dans la première strophe. Sans doute cela est-il lié à trop de mots abstraits ? Cela n'engage que moi, mais je dois dire que j'ai dû lire plusieurs fois le poème pour en saisir le sens.
Enfin, je m'attendais à davantage d'imaginaire. Avec un tel titre, et un tel thème, je m'attendais un peu à ce que vous supposiez des choses, que vous nous meniez vers quelques évocations suggérées par des mots véritablement tracés, mots qui vous auraient touchés, suggérés un tel texte...
De fait, je trouve qu'il manque quelque chose.

Tous mes encouragements, cependant, pour vos prochains textes. N'hésitez pas à développer. Voilà ce que j'ai envie de vous dire.

   Anonyme   
17/12/2014
Bonjour Edgard... Pardonnez mon retard, j'étais passé sans le voir, ce poète inconnu. C'est vrai, on traine toujours en soi quelques vers venus souvent de l'enfance. Pour ma part c'était :

Ecoute. Le vent froid aux cailloux de la route
Aiguise lentement, invisible ouvrier,
Les serpes et les faux de ses bises d’acier...

J'ai mis des années avant d'identifier les premiers vers de La hache de Henri de Régnier... Depuis ça va mieux !
Venons en à votre poète. Vous avez choisi l'heptasyllabique, sans aucun doute le plus difficile à maitriser.
Que vous dire sans me renier ? Si je vous rejoins sur le thème choisi, je suis plus réservé sur la forme. Certes quelques jolis passages mais aussi un manque de fluidité dans la lecture, un superbe hiatus dès le premier vers, une inversion pour trouver la rime... En ce bas monde venu... qui n'est pas du meilleur effet... Bref, au vu de vos poèmes précédents, je sais que vous pouviez mieux faire et je suis sûr que vous êtes prêt à en convenir... Je ne mettrai pas d'appréciation compte tenu qu'elle tient dans les quelques lignes qui précèdent... A une fois prochaine Edgard et quand même bravo pour l'heptasyllabique

   Anonyme   
18/12/2014
Reconnaissance aux inconnus, sujet et hepta syllabes rares et bien travailler. Très bon et beau travail!!!

   Pussicat   
18/12/2014
Bonsoir,
je reconnais le travail, un texte bien ourlé en heptasyllabes ; je regrette
l'inversion pour la rime, trop souvent utilisée... mais je regrette, je n'accroche pas... un texte trop lisse pour moi, trop bien bordé, même le tourment me semble agréable... et puis "Gloire à qui..." me fait penser à quelqu'un, peut-être y avez-vous songé vous aussi en écrivant ce texte...
A bientôt de vous lire,


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