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Poésie contemporaine
Elisabeth : La Bafouée
 Publié le 25/02/07  -  5 commentaires  -  1234 caractères  -  68 lectures    Autres textes du même auteur

Poème d'une enfant bafouée...


La Bafouée



Enveloppée dans ce linceul
Tu observais le ciel, d’un œil,
Prête à déployer tes ailes
Et à t’envoler, vers l’éternel.

Mais l’enfant que tu étais
Ne tarda pas à grandir
Mûrir, s’assagir.

Ta peau, autrefois rose, écarlate
Devint blanche, délicate.
Tes yeux, auparavant si bleus
Devinrent noirs, mystérieux.

Mais ta beauté était
Aussi pure que le Levant,
Et ta sagesse n’inspirait
Que le respect le plus troublant.

Quand un jour, tout changea.
Ton monde s’effondra
Annihilant ainsi amour, bonheur et joie,
À cet instant tu sombras…

Une ruelle,
Une trahison, une querelle.
Deux anges, qui devinrent quatre
Tu ne pouvais les combattre.

Tu voulais partir, t’enfuir,
Te rapprocher du zéphire,
Quand ils se rapprochèrent de toi,
Dangereux, narquois.

Leurs mains sur ta peau
Torturaient ton âme sans la moindre retenue
Tel le feu disperse l’eau
Tu commenças à sombrer, meurtrie, déchue.

Le mal se réveilla alors en toi,
Embrasant ton corps,
Saisissant l’homme, tu le poignardas
Puis tu continuas de frapper, jusqu’à la mort.


 
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   roxyleen   
27/2/2007
petit vers très courts,
un beau combat contre l'injustice,
drame de trahir l'amour,
par des moments de supplice

   Anonyme   
19/11/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'adore ton poème !
Je pense que roxyleen s'est trompé en parlant de "trahison d'amour". Le vers : "Saisissant l'homme, tu le poignardas", selon moi, ne se réfère pas à l'homme en tant que "mâle", mais à l'homme en tant qu'être humain. Elisabeth décrirait davantage la haine et les regrets d'une adolescente qui broie du noir et qui s'insurge contre le monde, l'humain et la réalité. Si la narratrice ne peut pas s'envoler "vers l'éternel", c'est que le monde qui s'impose à elle est bien trop limité. De plus ce monde est représenté par une foule d'inconnus inquiétants, "ils", des tortionnaires, des pervers et des brutes, qui sont "dangereux", "narquois" et qui "torturaient ton âme". Le point de vue d'Elisabeth est très ténébreux. C'est ce qui me plait énormément.

   Bidis   
19/11/2007
La perte des illusions peut engendrer la violence. Voilà ce que pour ma part j'ai compris. Et les images pour le dire sont parlantes et fortes.
Mais la forme ne m'a pas plu. Je ne note pas, parce que je sais que la forme, pour un poème, c'est extrêmement subjectif.

   scoulibri   
20/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une petite perle perdu dans les confins d'Oniris...
J'aime la monté en tension. Un poème qui commence comme une déclaration d'amour ou la description d'une mère devant l'évolution de son enfant et qui fini en drame.

Les images sont parfois communs mais la rythmique atténue la sensation de commun

   Anonyme   
2/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La progression lente de l'inattendu provoque comme un choc émotionnel, difficile d'accepter cette évolution si dramatique dans la vie de cet enfant, où l'on s'attend plus à lire un avenir prometteur.

Dans ce poème, bien écrit, voilà un destin brisé sans retenue, l'abominable conduit à la démesure, les mots dévoilent avec justesse, cet état de fait.

J'ai aimé le fond comme la forme.


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