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Poésie libre
Eloaire : Dresde
 Publié le 22/02/26  -  9 commentaires  -  556 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

Une rencontre intemporelle.


Dresde



Je suis allé me promener le long des rives de l'Elbe.
Assis à l'endroit exact où Canaletto s'était installé pour peindre,
je lui ai posé la main sur l'épaule
et je l'ai félicité.

Lui n'a rien dit de mon poème.

Les gens se promènent devant nous
en costumes de toutes époques.
Sur les rives des grands fleuves les mouvements sont immobiles
et les temps se chevauchent.

Je m'enfonce dans le paysage
comme dans du coton,
agréablement engourdi.

Et je souris au jour qui vient.


 
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   Robot   
7/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
J'avoue n'avoir pas été pris par l'ambiance de ce texte qui m'apparaît manquer de poésie. Les quatre premiers vers sont assez plat poétiquement. Le paradoxe du vers sept est assez commun et n'innove pas. Les quatre vers de fin relèvent le récit mais ne suffisent pas pour transcender l'élan poétique.

   A2L9   
15/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J'adore ce mélanges des temps. Bravo. Sentir la présence des précédents sans savoir si ces derniers ressentent la présence des vivants.

   Donaldo75   
22/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J'ai lu ce poème à deux reprises, l'une dans la foulée de l'autre et je suis rentré dedans sans m'en rendre compte, sans m'apercevoir presque que je le relisais, comme si la scène se répétait sous mes yeux. C'est ça la force de la poésie, en particulier dans cette forme débarrassée de carcans centenaires, des rimes et des rames, des mètres et des kilomètres, des règles à n'en plus savoir si c'est la musique qui fait le solfège ou le solfège qui sert de musique. Ici, j'ai entendu la musique, elle s'est même transformée en peinture animée.

"Je m'enfonce dans le paysage
comme dans du coton,
agréablement engourdi."

Exactement.

Bravo !

   papipoete   
22/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Eloaire
Je suis exactement là, où peint le grand Canaletto, fermant les yeux je me poste derrière lui, et le flatte devant sa toile qui peu à peu immortalise ce paysage, où s'étale l'Elbe...
Je m'enfonce dans ce décor de coton...
NB comment dire qu'on aime un endroit, lorsque l'on se transporte dans sa splendeur.
la strophe " je m'enfonce dans le paysage... " est ma préférée
" lui, n'a rien dit de mon poème "
est un peu normal, car le poète n'est pas encore né, contrairement au peintre ( on ne glorifie pas un vivant ; on attend qu'il soit mort...)

   Provencao   
22/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Eloaire,

En scrutant les vers, en y confessant l'illusion de nos échos et l’illusion de ce "Je", j'y ai lu en un sens, les rives absolues, celles de l’esprit, mais dans ce paysage, les mots eux-mêmes, ceux en tout cas qui disent les choses de la nature ont commencé à briller ...

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   EtienneNorvins   
22/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Une nouvelle rencontre entre peinture et poème, délicatement contemplative. Tout est calme, intime, sans emphase, d'une très grande douceur sensorielle. Les mots parlent à l'âme en secret - et l'on finit presque par y accéder - quoi ? l'éternité !...
Merci.

   Eskisse   
22/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Eloaire

J'aime beaucoup l'évocation des strates temporelles ... Du vers 2 à 3 c'est comme si l'on voyait Canaletto en transparence sous la main du narrateur, comme un décalcomanie.
Parler aux absents, à ceux qu'on admire, en hommage...

Et j'aime beaucoup le vers 5 qui surgit comme après une ellipse ( où le narrateur aurait présenté son poème au fantôme du peintre ) . Il ne dit pas, ce silence est apaisant.

Un échange souhaité avec la peinture qui se réalise dans la dernière strophe : " je m'enfonce dans le paysage"

NB: la communion avec le peintre me rappelle la rencontre du poète avec poète-héros japonais qui ressemble à un initiateur dans Paterson de Jim Jarmush , je ne sais pas pourquoi.

Bravo !

   LeChevalier   
22/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
L'évocation de Canaletto est sans doute l'élément le plus intéressant dans ce texte. Je ne savais pas qu'il était passé à Dresde, je ne l'associe qu'à cette Venise devenue un incontournable pour les touristes anglais fortunés, qui tenaient à rentrer avec une « carte postale ». Les Vénitiens de l'époque ne voyaient aucun intérêt aux peintures de Canaletto, réalisés avec des procédés très techniques, voire mathématiques. À l'époque on voulait de la mythologie ou, du moins, de l'histoire.

Supposons que Canaletto ait parlé le français : qu'aurait-il pu dire d'une poésie libre, si éloignée de son approche mathématique ? Question hautement spéculative mais moi, personnellement, je n'ai pas trouvé à quoi d'autre m'accrocher.

   Passant75   
22/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Se tenir dans une ville, regarder les gens qui passent, rêver à ceux qui sont passés, voire se mêler à ceux ...

L'auteur voudrait intégrer un tableau déjà peint qu'il ne s'y prendrait pas autrement. D'autant qu'il apprécie les paysages urbains d'un peintre disparu depuis longtemps. Le fait que ce peintre n'ait pas eu d'avis sur ce poème pourrait me faire sourire si, comme l'auteur, je n'étais pas hermétique à l'idée des temps qui pourraient se chevaucher.

Au final, un texte qui fait naître une émotion et cela c'est déjà de la poésie. Ce n'est pas celle que je préfère (j'ai toujours considéré que des contraintes contribuent à créer du rythme et de la musique), mais la poésie peut prendre tant d'aspects, notamment des aspects que je pourrais encore découvrir.


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