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Poésie libre
saintsorlin : Fleur de ténèbres
 Publié le 20/02/26  -  5 commentaires  -  553 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

Un chemin de vie, accompagner puis laisser partir.


Fleur de ténèbres



Murmures dans le vent
Les mots te rongent
Accrochés à ta mémoire
Ces victoires sans batailles
Épuisent ton cœur

Le temps te traverse
Résonne en ta chair
Montre-moi tes vieilles larmes
Au parfum de menthe fraîche

Une absence de jour
Les formes incomplètes
Un couloir amer
L’amour est ancien
Mais ton visage est nouveau

Ma présence ne change rien
Les agapanthes blanches et mauves
Guident outre-ciel
Une fleur déchirée
Aux gravats disloqués


 
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   papipoete   
11/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
libre
Ma présence ne change rien...une fleur déchirée "
rien que cette belle fleur, suffit à aimer ce cheminement, loin de la Terre, outre Ciel.
NB une écriture sobre sans le mot de trop, font de cette tendre poésie, une prière susurrée à qui là-haut partit.
Quelle délicatesse en vos vers...
papipoète

   Provencao   
20/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour saintsorlin,

"Une absence de jour
Les formes incomplètes
Un couloir amer
L’amour est ancien
Mais ton visage est nouveau"

Cette absence, cet Amour ancien sont le cliché de ce couloir triste dans ces vers qui sont proches et lointains s'offrant en ces agapanthes blanches et mauves, dans une sorte de cortège accueillant et humble.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Eskisse   
20/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour

Un poème tout de discrétion, qui n'en fait pas des tonnes. Le locuteur et le "tu" disparaissent sous les éléments de la nature. On comprend que le "tu" est malade (strophe 1) mais tout est suggéré...

J'aime bcp cette injonction douce : Montre-moi tes vieilles larmes
Au parfum de menthe fraîche

L'impuissance du locuteur est palpable à travers l'image de : "Une fleur déchirée
Aux gravats disloqués" L'image est sûrement symbolique de cette plante, elle reste fascinante car mystérieuse, en tout cas pour moi.

Merci du partage

   Yakamoz   
20/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
J’ai aimé ce poème tout en sobriété, qui dit beaucoup en peu de mots. Les outrages du temps, les souvenirs qui s’effacent, l’amour passé, tout cela est traité avec beaucoup de pudeur et l’on ressent à la lecture un sentiment de sérénité. La dernière strophe, où s’installe une sorte de résignation, est poignante.

   Polza   
23/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Ce poème ressemble à un accompagnement en fin de vie de l’être aimé, aussi, ne pourrai-je me comparer.

Néanmoins, pour avoir accompagné la sœur de mon père (ma tante) jusqu’à son quasi dernier souffle, je me reconnais dans vos mots d’une grande délicatesse, d’une grande pudeur et d’une grande poésie.

À l’époque, quand je prenais le train pour lui rendre visite et parfois dormir chez elle, je lisais les livres de Marie de Hennezel ou d’Élisabeth Kübler-Ross.

« Ma présence ne change rien
Les agapanthes blanches et mauves
Guident outre-ciel
Une fleur déchirée
Aux gravats disloqués » rien est à jeter dans votre poème, mais ces derniers vers viennent le sublimer !


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