Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Elwyn : Au fond d'une vallée... [concours]
 Publié le 20/08/09  -  21 commentaires  -  1882 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur


Au fond d'une vallée... [concours]



Ce texte est une participation au concours n°9 : Le personnage (informations sur ce concours).





Il se tient, tout penché, perdu au fond d’un pré,
Et ses cheveux se sèchent aux pluies des années mortes.
Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su.
Ses orbites reluisent de brins ensoleillés.

Ses doigts sont engourdis, ses longues jambes lourdes.
Cela fait tant de temps qu’il n’a plus pu marcher.
Ses vêtements sont fanés de boue et de mortier.
Il repose, serein, au fond de sa vallée.

Le bois qui le soutenait a craqué dans sa main.
Ses gants de cuir tendus ont fondu sous la grêle,
Et ses mains squelettiques, comme brindilles de bois,
Et ses doigts immobiles, ont soufflé toute leur vie.

À peine habillé, de guenilles recouvert,
Il ne sent plus le froid, ni le frimas d’hiver.
D’une simple tunique et d’une culotte de toile,
Vêtu comme un mendiant, laissé à l’abandon.

Un ver rongea son bois ; les araignées, voraces,
Courent de brins en brins, sur leurs pattes de poils.
Des corbeaux, affamés, se perchent sur ses restes.
Ils ne le craignent plus depuis longtemps, le pauvre.

Las, ses bottes vert d’eau sont mangées par la terre,
Et les jours d’averses, la fange ronge ses bas.
Son chapeau de paille morte, enfoncé sur son crâne,
S’époussière dans le vent, s’égrenant lentement.

Il est bien, dans son champ, tout de mousse vêtu.
Paisible dans son sommeil, oublié des humains.
Vieux vieillard endormi, fauché par une guerre,
Qu’il n’avait pas pensée, n’avait pas souhaitée.

Et le soleil se couche, sur le petit tertre rouge.
La mort l’a oublié...


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon je trouve le thème original. C'est vrai que l'on ne pense pas immédiatement à ce personnage là: celui de l'épouvantail!

Par contre, et je suis désolé, je n'ai pas aimé le traitement: tu uses et abuses des "son", "ses", "sa" etc....dans les premiers couplets, ça rend la lecture pénible.
Il y a aussi la redondance "vieux vieillards" que je trouve trop lourde, même si l'idée d'éternité subie est bien amenée.

Cependant il fallait oser relever le défi, ce qui est déjà bien.

   jaimme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Il est dommage que l'identité du personnage soit devinée dès les premiers vers.
Dommage aussi que la description soit essentiellement "physique".
Je reste assez distant de ce poème, dommage.
Dommage.
Tiens, là je fais trop de répétitions!
En revanche, j'ai beaucoup aimé: "La mort l'a oublié".

   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un portrait qui prend forme assez vite, décliné sur un rythme plaisant, mais qui (à mon goût) comporte quelques lourdeurs : répétition de "ses" dans le 3ème quatrain, "vieux vieillard", le 3ème vers ...
J'apprécie la richesse des descriptions et l'apaisement de la fin ; cependant au niveau de la forme j'avoue rester un peu sur ma faim.

   brabant   
21/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, Bravo à vous pour ouvrir le bal du concours. D'emblée vous situez la barre, la mariée sera belle. Et si ça n'est pas encore le fabuleux tango, c'est bien mieux qu'une marche; un honnête paso doble, voilà ce que vous nous proposez. Ma cavalière déjà s'épouvante, car je lui frôle les pieds. Votre poème quant à lui fait pour moi figure d'épouvantail! M'incitera-t-il à renoncer?
De très beaux vers et de très belles expressions: "...aux pluies des années mortes...
S'époussière dans le vent"
La fin est rimbaldienne:
"Et le soleil se couche, sur le petit tertre rouge.
La mort l'a oublié..."
cf: "La tête dans les glaïeuls, il dort.
Il a deux trous rouges au côté droit."
Quelques sons malheureux aussi:" Ses CHEVEUx SE SECHEnt... VIeux VIEILLARd..."
D'une manière générale il y a trop de S dans ce poème, trop de Fe Se CHe...
L'épouvantail est beaucoup trop habillé aussi, bien que vous disiez le contraire: jusqu'aux "gants de cuir"!
Curieusement j'apprécie hautement: "sur leurs poils de pattes"! Serais-je une araignée? Ai-je moi-aussi du poil aux pattes? Allez savoir!

   xuanvincent   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce poème m'a fait penser au "Dormeur du val" (même s'il s'agit en fait d'un épouvantail) mais il a retenu mon attention.

Les images m'ont assez plu dans l'ensemble. Toutefois, le poème m'a paru manquer un peu de légèreté (il m'a semblé un peu long).

   Automnale   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Elwyn ! D'abord, mes compliments : il fallait oser se lancer, en premier (ou deuxième), dans l'aventure pas évidente du concours. Rien que pour cela, je mettrais des points supplémentaires !

Personnellement, j'ai aimé ce poème dans lequel fourmillent plein d'idées, très imagées et colorées. Il est sympathique cet épouvantail à moineaux (mais certainement pas à lecteurs !). Tu (vous) réussis à nous toucher, à nous attrister. Pour un épouvantail, quand même ! Il fallait, cependant, avoir la drôlerie de penser à ce personnage de nos campagnes ! Cela, c'est épatant !

J'ai relevé, avec plaisir, les "années mortes", les "brins ensoleillés", les "mains squelettiques comme des brindilles"...

Pour l'aspect légèrement négatif, j'ai repéré plusieurs "brins". En outre, j'ai un tout petit peu trébuché sur "Qu'il n'a plus pu marcher" (un peu lourd) et "les doigts qui ont soufflé" (des doigts soufflent, peut-être ?).

En conclusion, ce poème m'a charmée. Peut-être gagnerait-il à être un tantinet moins long, plus concentré donc, et là, à mon sens, il serait parfait. Mon ami l'épouvantail en vaudrait la peine.

Je vais noter "bien+". Mais, ne serait-ce que pour le personnage choisi et décrit de façon si sympathique, l'envie me brûle de cliquer sur "très bien".

   Anonyme   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Elwyn

L'idée est originale, la dernière strophe est très jolie mais il y a, je crois, un petit problème de rythme ou alors je ne le trouve pas.
Par exemple ici, c'est difficile à réciter à haute voix "ses cheveux se sèchent" par contre "aux pluies des années mortes" est vraiment chantant en plus d'être très agréable à dire comme à lire.
Tout au long de ce poème, il y a, en ce qui me concerne, du très bon, du bon et du moins bon.
Ceci, très joli : "Vieux vieillard endormi, fauché par une guerre,
Qu’il n’avait pas pensée, n’avait pas souhaitée."... sauf que vieux vieillard accroche un peu.

Merci pour ta participation à ce concours qui s'annonce très difficile.

   Anonyme   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour

Alors désolée mais les répétitions de possessifs, de bois de mains de doigts... les rimes en é/er...
Les frimas d'hiver... hum un peu péchant par manque d'originalité...

Par contre, le sujet OUI!
Scarecrow l'épouvantail est un perso sympa...

Mais une fois de plus, et ce ne sera pas la dernière, la forme nuit au fond.
C'est poussif, répétitif, déjà lu, déjà vu, ...

Et moi scuzi mais si je lis pour relire en moins bien que je n'ai déjà lu... ben je lis pas...
Donc ici, j'ai poussé jusqu'au bout pasque quand on commence on finit, mais je l'ai fait à rebrousse poils... j'ai du me forcer et j'aime pas me forcer.

Je vais du coup aussi me forcer à noter. Pardon à l'auteur pour la note et le com.
Mais là vraiment je peux pas faire mieux.

   Bidis   
28/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je n’ai pas bien compris s’il s’agit d’un épouvantail ou d’un soldat mort à la guerre.
D’ailleurs, la première strophe mêle les deux idées.
Il y a beaucoup de références à quelqu’un qui a été vivant et qui est mort (« Cela fait tant de temps qu’il n’a plus pu marcher » - « Il ne sent plus le froid, ni le frimas d’hiver » - « Vieux vieillard endormi, fauché par une guerre» - « La mort l’a oublié », etc...)
Mais à partir de « D’une simple tunique… », toute la fin du poème, sauf le dernier vers, semble bien parler d’un épouvantail.

Ce ne sont pas des alexandrins purs et durs, mais le rythme est celui des alexandrins. C’est dommage de le rompre sans nécessité avec le « et » dans : « Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su »

"Ses doigts sont engourdis, ses longues jambes lourdes" : la répétition du son "ourd" m'a semblée... lourde.

Par contre, j’ai beaucoup aimé la strophe : « Un ver rongea son bois… » etc qui est pleine d'images et de mélancolie.

Donc, pour moi un peu de très très bon dans beaucoup de moyen.

   Eric-Paul   
28/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Elwyn,

De gentilles redites ... car je les partage
Chapeau pour l'ouverture,
j'ai aussi pensé au dormeur du val.
Merci pour ce moment.

eric-paul

   Meaban   
1/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bien aimé le sujet, mais la longueur du texte et le dévellopemement des concepts est du coup un peu misérabiliste

   David   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Elwyn,

J'ai pensé à un épouvantail, il y a ce passage notamment :

"Des corbeaux, affamés, se perchent sur ses restes.
Ils ne le craignent plus depuis longtemps, le pauvre."

Pour le concours, c'est assez fin et bien réalisé, mais certains vers manquent vraiment de fluidité, comme un de la première strophe :

"Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su."

Le "et" est bizarrement au début de l'énumération, "vécu" n'a pas son "tout".

De nombreux vers ont des airs d'alexandrins, pour leur rythme de douze syllabes qui peut se retrouver, mais ce n'est pas un défaut en soi. Pour ma lecture, ça l'a rendu plus difficile car c'est un rythme régulier, et pour ce côté là le poème présente de nombreux accrocs, certains vers ne pourraient pas du tout être lu comme des alexandrins.

Il y a un dernier point qui m'a surpris, le titre est "Au fond d'une vallée... " cette idée est renforcée par "perdu au fond d’un pré", "Il repose, serein, au fond de sa vallée.", tout au long des vers, et c'est juste à la fin qu'est mentionné :

"Et le soleil se couche, sur le petit tertre rouge.
La mort l’a oublié... "

Ça rend la scène illogique, enfin, en relisant, l'épouvantail est vert, recouvert de mousse, les alentours devraient être humides, l'idée qu'il soit perché m'a semblé étrange.

Si le poème était plus coulant, envoutant, le sens général m'aurait été moins important, mais là, je devais chercher un peu de magie dans la succession des strophes et je ne l'ai pas trouvé, hors le mystère du personnage.

   colibam   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'épouvantail, que l'on devine très rapidement à la lecture de ce poème, est un personnage que j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises dans des nouvelles, en tant que simple élément du décors ou, plus rarement, personnage principal.

Si l'ensemble est plutôt bien écrit, des expressions comme "plus pu" ou "ses cheveux se sèchent" ne sont pas très heureuses.

"Les vêtements fanés de boue et de mortier" : même si la poésie permet beaucoup de liberté, ce participe passé me laisse dubitatif.

J'ai en revanche bien aimé le titre et adoré l'expression "aux pluies des années mortes".

   Ariumette   
11/9/2009
Bonjour Elwyn,
Un épouvantail oublié ou un mort peut-être... Un personnage plein de mystère, un choix qui peut emporter très loin dans l'imaginaire. Malheureusement, je n'ai que peu été séduite par ton poème que j'ai trouvé un peu trop scolaire. En effet des images que je trouve un peu rebattues (et/ou qui auraient demandé plus de subtilité ou d'audace dans leur évocation) telles que :
"des années mortes", "Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su.", "Il repose, serein", "Il ne sent plus le froid, ni le frimas d’hiver.", "Ils ne le craignent plus depuis longtemps, le pauvre.", "Paisible dans son sommeil", "Vieux vieillard" .
La répétition de l'endroit où se trouve ton personnage alourdi le texte :"perdu au fond d’un pré", "au fond de sa vallée", "dans son champ" et " sur le petit tertre rouge".
Enfin quelques vers qui accrochent l'oreille tels que :
"Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su." (répétition du tout qui ici au lieu d'apporter de la profondeur alourdi la strophe)
"Le bois qui le soutenait a craqué dans sa main." (ici c'est "soutenait" associé au "qui" qui fait buter")
"Et ses mains squelettiques, comme brindilles de bois,
Et ses doigts immobiles, ont soufflé toute leur vie." (la répétition du "et" n'apporte rien)
"Ils ne le craignent plus depuis longtemps, le pauvre."(trop long et casse le rythme de ta strophe)

Je me rends bien compte que je suis un peu dure avec ton poème ! Ces remarques ne sont que mon avis le plus humble ! De plus des bonnes chose, selon moi, il y en a dans ton poème ! Mais elles méritraient d'être mises en valeur. Par exemple cette très jolie image :"ses cheveux se sèchent aux pluies" ou bien "Ses orbites reluisent de brins ensoleillés.", "Ses gants de cuir tendus ont fondu sous la grêle", "les araignées, voraces,
Courent de brins en brins, sur leurs pattes de poils.".

Donc pour moi de bonnes idées et un thème prométeur qu'il faudrait juste un peu plus dépoussiérer !

Au plaisir de te relire.
Je ne note pas cause concours.

   Anonyme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Cela rappelle Le dormeur du val mais... Mais. C'est très convenu ici, l'auteur sait écrire mais je trouve parfois les strophes alourdies, de mots, dans le phrasé, les allitérations peut-être imprévues. Je préfère les poésies plus légères. Pour me plaire vraiment Elwyn il faudrait mettre votre écriture à la diète :) Mais c'est affaire de goût, de rien d'autre.

   Melenea   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je dirai que le thème de la description est respecté. Par contre, à mon goût cela manque de poésie.
C'est un descriptif certes mais qui ne laisse rien à l'imaginaire, pour moi...
Pas de rimes, manque de mélodie, un texte bien fait mais qui ne me transcende pas.

   Mr-Barnabooth   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une lecture plutôt irrégulière !
Des vers qui m'ont beaucoup plu comme :
"Il se tient, tout penché, perdu au fond d’un pré,
Et ses cheveux se sèchent aux pluies des années mortes.
..."
Et d'autres qui ne me nourrissent pas.
Peut être que pour moi ce texte ne devrait pas être aussi long.
Amicalement
Mr B.

   Selenim   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte d'où s'échappe une belle musicalité malheureusement déservie par des répétitions et une certaine redondance.
Les similarité avec le dormeur du val sont assez nombreuses et je pense que l'auteur a voulu tendre un piège à ses lecteurs. Pour ma part, je me suis fais avoir.

Selenim

   Meleagre   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème a des accents lyriques parfois inquiétants :cette description d'un personnage vieillissant, mourant, ou déjà mort (?)est teintée d'un réalisme cynique, qui émaillent le poème de détails crus, insoutenables : la boue, la terre, les vers, les insectes. Oui, cela fait penser au "Dormeur du val", mais c'est un Dormeur angoissant, cauchemardesque. J'aime bien les strophes 5 et 6.

   sentimentic1   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Un fond intéressant mais traité avec "désinvolture". Je ne répèterai pas ce qui a déjà été dit sur ce point, on ne tire pas sur una ambulance ! Mais j'ajouterai quand même que les alexandrins sont.......aléatoires ou, trop souvent, allés....ailleurs !

   Maëlle   
21/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Jolie description, mais les sonorités et les rythmes accrochent par moment:
"Il a tout vu et vécu, tout entendu, tout su.": le "et" sonne mal, pour moi

"plus pu" c'est difficile à prononcer, et donc, pas facile (alors que le poème dans son ensemble est plutôt facile, fluide...

"au fond de sa vallée.": c'est une reprise du titre, alors ça à sonné, pour moi, comme une répétition (je suis très sensible aux répétitions)

"Et ses doigts immobiles, ont soufflé toute leur vie.": ce vers là n'est pas simple à comprendre. La répétition de "et ses", je ne sais pas si elle est nécessaire.

Je ne continue pas, mais voilà: dans l'ensemble, un texte simple, joli, mais émaillé de petite choses qui accrochent à la lecture, et la rendent moins coulante.


Oniris Copyright © 2007-2020