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Poésie néo-classique
Melenea : Image
 Publié le 19/08/09  -  13 commentaires  -  858 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

De miroir en miroir.


Image



Au chemin des miroirs, nous égrenons le temps
Parsemant nos reflets en morceaux de nous-mêmes.
Les secousses du soir rassemblent les fragments
Des effigies volées au passé qui nous sème.

Nous croisons l'étranger au détour des eaux vives
Dans l'éclat d'un regard, sur le revers d'un tain
Où restent prisonniers, en icônes oisives,
Les souvenirs épars et rêves en essaim.

La quête d'un écho dans les ombres captives
Se prolonge aux nuits où la lune se tord,
Sous la glace des peaux devenues émotives
Et dédouble l'esprit aux mirages des corps.

Les psychés nous renvoient à cette autre copie
Dans nos mémoires nues contemplant nos figures,
Traversant nos émois pour caresser l'oubli,
Des zones d'inconnues qui en nous se murmurent...


©Mél


 
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   Garance   
19/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une poésie bien construite.
Le dernier vers ouvre d'autres horizons, et j'y suis particulièrement sensible...j'aime écouter ces murmures. J'accorde un petit + à cette fin réussie à mon goût.

   ristretto   
19/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
de toutes nos facettes
biseautées par les regards

j'ai apprécié la deuxième strophe
"au détour des eaux vives dans l'éclat d'un regard"

et le dernier vers
rien n'ai jamais achevé


merci

   Automnale   
19/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Coucou, Mél ! Quelle magnifique poésie que celle que je viens de lire ! Dans tes écrits, se devine toujours un brin de sensualité. J'ai voulu relever ce qui était le plus joli dans le joli ! Et j'ai beaucoup relevé ! Par exemple :

"Parsemant nos reflets en morceaux de nous-mêmes.
Les secousses du soir rassemblent les fragments...".

Ou encore : "Nous croisons l'étranger au détour des eaux vives...".

Et puis : "La quête d'un écho dans les ombres captives...".

Et la fin : "Des zones d'inconnues qui en nous se murmurent".

Tu vois, Mél, en te lisant, je me dis que nous naissons poètes ou pas. Pour ce qui te concerne, il n'y a aucun doute, c'est "pas" ! Naturellement, je plaisante ! Et avec toute cette poésie qui est en toi, je me demande comment tu évolues dans la vie qui, parfois, en manque cruellement.

Je vais noter "très bien+", mais en frôlant le "exceptionnel".

   Lulu   
19/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
C'est vraiment très beau ; j'aime beaucoup.

J'ai seulement été gênée par un vers où le rythme ralentit, à mon sens ; en tout cas, systématiquement dans ma lecture :
"Les souvenirs épars et rêves en essaim". Là, j'aime l'image, mais pas les mots. Peut-être la coordination "et" qui casse un peu le rythme, et de toute évidence "rêves en essaim" que je trouve compliqué par rapport au reste. Le rêve évoque déjà une manière de profusion en soi, quelque chose d'un peu diffus ; avec "essaim", ce côté "profusion" me parait trop lourd. Puis, le rythme dans cette même expression, me gêne dans la lecture entière du vers.

Voilà, un avis très personnel, mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé.

Bonne continuation.

   xuanvincent   
19/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé les images de ce poème, les jeux de miroir, l'atmosphère enfin qui s'en dégage.

   lotus   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mel, ta plume est d'une telle finesse...quel beau moment de poésie.

   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une grande finesse et d'esprit et d'écriture. Mel nous entraîne dans un univers poétique où la féminité dit les choses au secret des mots. Beau.

   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte tout en finesse, j'ai globalement bien apprécié cette écriture. pour le rythme, un petit soucis avec ce vers:

"Se prolonge aux nuits où la lune se tord,"
en élidant le e il y a un souci de rythme, sans l'élider un hiatus difficile...

Mais pour le reste, c'est un beau (par moment très beau) poème.

   jaimme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai relu bien des fois avant de me décider de commenter. M'imprégner du texte. Écouter. Et encore relire.
Introspection douloureuse. Nécessaire?
La première strophe est splendide. Tout est fracas, émiettement.
Ce reflet est devenu le mien.
J'arrête. De commenter. Et de regarder dans les Miroirs. Il faut trop de courage.
Dans les autres strophes j'ai aimé:
"Sous la glace des peaux devenues émotives"
et
"Traversant nos émois pour caresser l'oubli"
Je découvre Melenea. Et je vais continuer avec plaisir.

   ANIMAL   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Miroir, mon beau miroir...
Ce texte a quelque chose de fascinant. Il m'évoque à la fois l'inexorable passage du temps, le suranné des choses oubliées, le parfum d'un passé enfui, les rêves inachevés ou l'accomplissement d'une vie.

Un minuscule bémol sur l'emploi du mot "tord" mais c'est ma perception.

Une poésie délicate et pleine de charme.

   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème que je trouve très beau dans son jeu de réflexions (!), riche de ces questionnements que soulève l'image du double, un peu étranger, un peu soi-même ...
J'ai juste été un peu gênée par la diérèse sur "nuits" et certaines rimes un peu pauvres. Pour le reste, bravo !

   Anonyme   
20/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Melenea. J'ai bien aimé ce poème sur le dédoublement.
L'image que nous renvoie le double est souvent surprenante. Les jeux de mots sont judicieux. J'ai particulièrement aimé le premier et le deuxième vers, ainsi que 5e et 6e, 11e et 12e ainsi que le 15e et 16e, mais un peu moins "rêves en essaim". Merci pour cette vision poétique.

   Anonyme   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Un petit défaut qui se retrouve dans bon nombre de vos poèmes, l'utilisation souvent répétée des "au, aux, et, en, où".

Cela ne donne pas toujours au texte, une belle sonorité :

" Où restent prisonniers, en icônes oisives,
Les souvenirs épars et rêves en essaim. "

" Se prolonge aux nuits où la lune se tord, "

" Et dédouble l'esprit aux mirages des corps "

L'idée n'est pas originale, il y a des choses intéressantes dans ce poème, mais le phrasé n'est pas à la hauteur.


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