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Poésie libre
embellie : À toi Soleil
 Publié le 30/07/21  -  8 commentaires  -  1097 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

« Ô Soleil ! Toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont ! »

Edmond Rostand, Chantecler.


À toi Soleil



Dans l'aube mal débarbouillée
un paysage sans relief, morne.
Malgré le vent, l'air est pesant.
Un laser lent et besogneux
sépare en deux,
en quatre, en maints morceaux,
ces lourds paquets cotonneux qui se traînent.
Entre eux, des lambeaux de ciel bleu
et soudain tu es là, clin d'œil rutilant.

Dès lors des brillances, des ombres,
donnent vie aux objets.
Je vois mieux,
au bord du chemin creux,
ce petit banc de pierre
se confondant avec la terre.
Tu éparpilles çà et là ta blondeur,
en guilleret messager du bonheur.
L'ombre bleue du figuier sera plus fraîche que jamais.
Tantôt le gazon accueillera mon corps dénudé
pour un bronzage sans mesure.
Consciencieux, tu rempliras ton office.
La douloureuse nuit de ma peau calcinée
me fera te haïr.

Mais si le lendemain le ciel est larmoyant,
si le gris est de mise,
je ferai grise mine
et pleurerai à l'unisson l'indispensable viatique
pour réchauffer mon cœur et mon corps,
encore et encore…


 
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   Queribus   
22/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un hommage au soleil (qui le mérite bien par ailleurs)sous une forme "moderne" avec de belles images poétiques: "Dans l'aube mal débarbouillée", "un laser lent et besogneux", "ces lourds paquets cotonneux qui se trainent", "des lambeaux de ciel bleu", "tu éparpilles ça et là ta blondeur",...

Sur la forme, je me permets la remarque suivante: certaines lignes commencent par une majuscule, d'autres par une minuscule: est-ce un effet voulu de votre part? Pourquoi? J'ai aussi remarqué une ponctuation soignée toute à votre honneur, ce qui est plutôt rare en poésie libre.

En conclusion, j'ai passé quelques minutes agréables à vous lire.

Bien à vous.

   Provencao   
30/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" L'ombre bleue du figuier sera plus fraîche que jamais.
Tantôt le gazon accueillera mon corps dénudé
pour un bronzage sans mesure.
Consciencieux, tu rempliras ton office.
La douloureuse nuit de ma peau calcinée
me fera te haïr. "

J'ai aimé cette ombre bleue qui me transporte dans une signature nouvelle du langage poétique; le "l'ombre bleue" est une envie d'ailleurs...

Il y a de la vie, rien n'est fixé, ni figé...vous nous déployez des images confiantes, sécures...même si le ciel est larmoyant.

Merci pour ce joli et sublime moment de poésie libre.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Cristale   
30/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tellement rare cette déclaration d'amour adressée au soleil est un ravissement en ce matin timide et nageux.

"Tantôt le gazon accueillera mon corps dénudé
pour un bronzage sans mesure.
Consciencieux, tu rempliras ton office.
La douloureuse nuit de ma peau calcinée
me fera te haïr."

Excellent !

Je verrais bien ces vers en prose également

   Anonyme   
30/7/2021
Dès lors des brillances, des ombres,
donnent vie aux objets.
*
L'ombre bleue du figuier sera plus fraîche que jamais.
*
La douloureuse nuit de ma peau calcinée
me fera te haïr.
*

Voilà trois morceaux que je découpe à regret d'un poème auquel je n'accède pas, qui m'assurent qu'il y a dans ces vers autre chose qu'une simple préférence du jour. La citation en exergue est très belle de par sa naïveté peut-être ironique — les choses telles qu'elles ne sont pas n'étant pas ce qu'elles sont.
Ces histoires de messager du bonheur me crispent tout de même, et peut-être mon vampirisme regrette-t-il qu'il n'y ait pas plus de sang au sein de ces vers trop sereins pour m'assoiffer de tourments, de désirs, du changement qui tend le monde présent de celui de quelque avenir.

   papipoete   
30/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour embellie
" Soleil, oh toi sans qui règne la mauvaise humeur au coeur , je t'attendais ! Maintenant que tu es là, la nature se dévoile comme moi qui me dénuderai tout-à-l'heure, pour être toute à toi...
Brûlée par ton feu ardent, cherchant le sommeil la nuit venue, je te haïrai... juste le temps d'une pluie ! "
NB dans votre bouche, des paroles que certains râleurs ne cessent de rabâcher...Ah ce soleil, je n'en peux plus !///Ah cette pluie, y'en a mare !
Mais de façon poétique, ce refrain est joliment dit, surtout la venue espérée dès l'aube !
La première strophe nous fait découvrir peu à peu, le lever du Roi Soleil sans la cour... mais avec " ces lourds paquets cotonneux... " et l'on se dit " Madame, le Roi ! "
très joli tableau matinal !

   Luz   
30/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour embellie,

J'aime beaucoup ce poème. Sans le soleil et sa lumière, je me sens perdu, c'est pourquoi cet écrit me touche d'autant plus.
Les choses se révèlent avec le soleil ; c'est très vrai :
"Je vois mieux,
au bord du chemin creux,
ce petit banc de pierre
se confondant avec la terre."
Et j'aime beaucoup "L'ombre bleue du figuier" qui me rappelle la belle chanson de Jean Ferrat.
Merci !

Luz

   Robot   
30/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Merci pour cette prière au soleil qui tombe à propos vu que le temps de cet été n'est pas vraiment estival. Un poème tout en flatterie et sollicitation (ce n'est pas péjoratif) qui devrait apaiser et séduire l'astre solaire comme la rédaction de cet appel m'a séduit.

On pourrait aussi prendre ce texte au second degré comme adressé à un amoureux inconstant. Une façon de lire le poème qui me plait aussi.

   emilia   
31/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème représentatif de l’ambivalence des sentiments éprouvés entre amour et haine par rapport au soleil, à la fois celui qui brûle la peau, peut faire de la terre un désert et en même temps ce « viatique indispensable » qui permet de voir la beauté des choses et sans lequel la vie fait « grise mine » … si l’on en est privé…


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