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Poésie libre
EMEF : Elle dansait
 Publié le 01/07/22  -  7 commentaires  -  620 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème est inspiré par une photo de Philippe Letellier qui m'a beaucoup émue. Il est l'instantané littéraire d'une image. Y sont mis en évidence les éléments qui ont attiré mon attention. Le poème ajoute au fil de son déroulé des impressions personnelles au descriptif, faisant ainsi part de mes impressions reçues. Note : je n'ai malheureusement pas conservé le lien de la photo.


Elle dansait



Elle dansait.
Sous ses ballerines : les pavés.
Socquettes blanches
enserrées de noir
une bride barrant le dessus du pied,
les bras prenant leur envol
dans un mouvement
ample et doux.
Penchée sur son unique spectateur
attentif et indulgent –
un ours en peluche
assis au bord du trottoir.
Deux motos alignées dans son dos
formaient,
avec les volets écaillés
d'antiques maisons,
le décor sur le vif
d'un Colisée déchu.
La fillette dans sa robe blanche
à jupons froufroutants
m'arrache une larme
en noir et blanc.


 
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   socque   
16/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Deux motos alignées dans son dos
formaient,
avec les volets écaillés
d'antiques maisons,
le décor sur le vif
d'un colisée déchu.
Ces quelques mots représentent à mes yeux le sommet de votre court poème, ils me disent la solitude de la danseuse dans un décor dont la décrépitude, ne puis-je m'empêcher de penser, reflète l'état d'âme de la jeune fille.
En revanche les quatre vers qui suivent et closent le poème contrarient ma lecture. Pourquoi amener subitement le focus sur le narrateur ou la narratrice ? Ses sentiments m'indiffèrent, contrairement aux miens que vous avez su éveiller.

Par ailleurs, en relisant je me dis que j'aurais préféré lire cette description de photo au présent, je l'aurais sans doute ressentie (la photo, son sujet) plus… présente. À vous de voir naturellement, souveraine autrice.

En tout cas, autant l'ours en peluche, public dérisoire, m'attendrit, autant la larme du narrateur ou de la narratrice m'agace, je la ressens vraiment comme le détail de trop.

   Miguel   
25/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui donne à voir, avec une certaine dimension pathétique. Je ne connais pas la photographie en question, mais cela me rappelle les petites danseuses de Degas. J'ai pensé d'abord que le poème pourrait aussi bien être en prose, mais non : chaque vers est justifié en tant que tel par son contenu, par ce qu'il apporte de nouveau. C'est à la fois réaliste et poétique ; c'est émouvant.

Miguel, en EL

   Vincent   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour EMEF

Clip clap c'est dans la boite, j'ai été réal dans une autre vie

Et je suis très sensible à la photo de votre petit court-métrage

Ce n'est pas si simple d'animer une image qui vous a sensibilisé

Je le verrais bien tourné sur la place en au de Montmartre devant les escaliers (si vous connaissais) il y a justement des pavés sur ce vieux Paris

Il y a beaucoup de charme et de romantisme dans votre écriture aux belles images

Il ne manque que la musique, mais elle est déjà dans vos vers

Merci pour cette évocation

   senglar   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour EMEF,


Cette photo est narrée avec beaucoup de délicatesse. L'émotion soulignée dans votre incipit est tangible jusqu'à votre :
"... larme
en noir et blanc.", il n'y aurait donc pas de couleurs dans cette photo probablement à l'ancienne. Pour être unique et arrachée la larme n'en est pas moins vibrante. Le poignant d'une émotion montante mignonnement annoncée.


C'est doux avec un décor finalement sévère, c'est doux avec des contrastes finalement prononcés :

"socquettes blanches
enserrées de noir"
"... robe blanche
... larme
en noir et blanc."
l'ours en peluche comme spectateur.

les pavés sous les ballerines, des motos, les volets écaillés, une allure de Colisée déchu.


J'ai moins aimé les participes présents (lourds) "... barrant/prenant", les participes passés (secs) "penchée.../alignées" qui nuisent peut-être à l'aérien.

   papipoete   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour EMEF
elle danse devant son unique spectateur... son ourson en peluche... sous ses ballerines, les pavés.
Nb ne pas en dire davantage pour être touché ; je ne peux m'empêcher de penser au petit Billy Elliot, dans ce pauvre quartier de mineurs anglais, qui put être cette petite fille dans sa robe blanche.
Très joli poème, en particulier le dernier paragraphe !

   EMEF   
3/7/2022
Modéré : Commentaire de l'auteur sous son texte. Si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussions sur les récits".

   Rosella   
21/7/2022
J'aime beaucoup l'image de cette fillette dansant pour son plaisir et celui de son ours en peluche, l'unique specateur qui ne peut qu'être attentif
C'est mignon tout plein et attendrissant.


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