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Poésie contemporaine
emilia : Évasion estivale...
 Publié le 03/08/17  -  11 commentaires  -  697 caractères  -  206 lectures    Autres textes du même auteur

En cette saison de grands départs pour un souffle vivifiant…


Évasion estivale...



S’allonger pour rêver, le ciel en paysage,
Et troublant les reflets de ses flots cristallins,
La parure turquoise aux remous opalins
D’une vague d’azur s’échouant au rivage ;

Quand se berce la palme ombrageant mon visage,
Scruter la voile au loin, deviner, sibyllins,
Les accords saccadés agitant ses filins
De cliquetis variés au gré de son sillage ;

Frissons à fleur de peau des caprices du vent
Prêt à vous embarquer sur l’onde du levant,
Éclaboussant d’embruns les côtes érodées :

Premier rôle assuré d’un décor théâtral
Lorsque souffle en rafale et cingle le Mistral,
Cafés crème marins aux senteurs iodées…


 
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   Queribus   
18/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je me permets tout d'abord quelques toutes petites remarques sur la forme:

Certaines sixième syllabes riment entre elles, ce qui est à éviter:

S'allonger pour rêver
Et troublait les reflets

Les accords saccadés
De cliquetis variés

De même, dans un même vers la sixième syllabe rime avec la douzième:

Sauter la voile au loin, deviner, sibyllins

J'ai par ailleurs un doute sur variés (2 ou 3 syllabes?) ce qui pourrait entrainer un vers de 13 syllabes.

À part ceci, je suis, admiratif devant la qualité de votre prosodie et devant les très belles images poétiques qu'on retrouve à chaque vers avec parfois quand même un petit côté précieux qui aurait pu être simplifié. Le tout forme quand même un très bel écrit.

Bien à vous.

   papipoete   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Emilia,
Texte d'actualité, ou comment faire pour trouver un ombrage, être bien et rêver en cherchant au loin de l'horizon, une voile qui nous emmènera sous de tièdes alizées .
NB la deuxième strophe rafraichit avec cette palme comme agitée par un serviteur invisible !
A part " iodées " dont je ne suis pas sûr de la diérèse, je ne vois pas ce qui empêche la forme " néo-classique " ( d'après la charte onirienne )

   PIZZICATO   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
" La parure turquoise aux remous opalins " que voilà une élégante périphrase !
Une écriture un peu précieuse mais qui n'ôte rien au côté poétique de ce farniente estival.

   Marie-Ange   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème se lit sans peine.
Les images sont là, cependant je n'ai pas réussi à me sentir
dépaysé, ce texte est trop commun, c'est du déjà lu et relu.

J'aurais bien aimé, m'évader davantage, un peu d'originalité
et je vous aurais suivi bien volontiers.

Vous me proposiez une "Évasion estivale", celle-ci n'a pas été au rendez-vous.

   Alexandre   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Emilia... Vous avez choisi la catégorie Contemporain et je vous fais donc grâce des 13 syllabes du vers suivant :

De cliquetis variés au gré de son sillage ... car (dixit Sorgel) variés nécessite une diérèse (va/ri/és... )

Passons là-dessus car l'ensemble est de qualité et tout à fait dans l'air du temps.
Toutefois pour ma part j'aurais articulé le tercet final comme suit :

Premier rôle assuré d’un décor théâtral,
Cafés crème marins aux senteurs iodées
Lorsque souffle en rafale et cingle le Mistral...

Ca permet d'avoir un dernier vers d'une plus grande force sans pour autant changer le sens...

Aujourd'hui par chez moi cette sieste sur le sable n'est pas de mise car s'il ne pleut plus, il ne fait pas chaud du tout !

Merci pour cette balade maritime...

   Ioledane   
3/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est bien écrit, indubitablement, mais je regrette de lire dans ce sonnet trop de poncifs ou de termes trop usés en poésie, qui ne me portent guère vers l'évasion annoncée ... "Flots cristallins", "Frissons à fleur de peau", "caprices du vent", et les mots "opalins", "azur", "onde", bref je n'ai rien contre ces mots en tant que tels, mais là je trouve que c'est 'trop'.
Le tercet final est un peu plus original, mais je n'arrive pas à associer le premier rôle au théâtre, les cafés crème marins et le mistral, de plus la tournure globale me paraît maladroite ou tout au moins curieuse.
Bref je n'ai pas vraiment accroché, désolée, pourtant l'écriture est de qualité ...

   Vincendix   
4/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un sonnet sans prétention peut-être mais qui exprime parfaitement le désir de l'auteur.
Le décor est bien planté, le soleil, la mer et le vent, trio habituel que l'on rencontre dans le Sud-Est qui, en ce moment est accompagné d'une (trop) forte chaleur.
Bonne vacances
Vincent

   jfmoods   
4/8/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Au vers 2, j'aurais ajouté une virgule après "Et".

La prédominance des modes impersonnels (participe présent : "troublant", "s'échouant", "ombrageant", "agitant", infinitif : "S'allonger", "deviner", "vous embarquer") sur le mode personnel (indicatif présent : "se berce", "souffle") marque la propension de la poétesse à vouloir figer le temps. Les sens s'accaparent l'espace d'une toile vivante ("un décor théâtral") considérée dans ses trois dimensions (hauteur : "le ciel en paysage", "La parure turquoise aux remous opalins / D’une vague d’azur", largeur : "les côtes érodées", profondeur : "au rivage", "la voile au loin").

Merci pour ce partage !

   Marite   
5/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Images d'une "évasion estivale" classiques et convenues, enfin c'est ainsi que j'ai perçu ce poème dont la lecture est agréable. Cependant aucune émotion ne s'est éveillée en moi, simplement une belle description.

   socque   
5/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je regrette d'avoir à dire que ce poème n'éveille pas grand-chose en moi. Les rimes sont bien là, soignées, les éléments du paysage dûment déclinés, les remous de la vague sont opalins, la parure de la vague d'azur est turquoise, ce qui n'est pas pour me surprendre...

Mais que tout cela me paraît statique ! Je crois que la lacune en verbes conjugués à une forme active y est pour quelque chose. Ainsi, l'observateur ou l'observatrice qui s'allonge pour rêver, non seulement a tout juste droit à la première personne du singulier (et pourquoi pas, l'excèse de "je" peut vite devenir pénible dans un poème, surtout aussi court qu'un sonnet), mais surtout n'agit, si l'on peut dire, qu'à l'infinitif, et d'une manière franchement passive : il ou elle s'allonge et scrute.

Trois conjugaisons actives réparties sur deux vers :
Quand se berce la palme ombrageant mon visage
reléguée dans une subordonnée (ce n'est donc pas là que les choses se passent directement), avec pour sujet un élément végétal.
Lorsque souffle en rafale et cingle le Mistral
Idem, dans une subrodonnée de temps. Cette fois l'action remue davantage, ça "cingle", mais le sujet, c'est de l'air en mouvement.

Pour moi, outre le vocabulaire trop léché à mon goût (c'est mon goût), votre poème pâtit nettement de ce côté très statique du paysage. J'ai bien aimé les accords saccadés des filins qui cliquettent, nettement plus parlants à mon sens que le cliché du mistral qui cingle, mais enfin ce n'est pas suffisant pour réveiller le poème à mes yeux.

   Donaldo75   
6/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour emilia,

Voici un sonnet où les images s'affichent un peu à la manière d'un tableau impressionniste, avec le vocabulaire (cristallins, turquoise, opalins, azur) propre à la peinture, du moins dans le premier quatrain.

Le dernier tercet résume bien l'impression d'ensemble, avec le vers "Premier rôle assuré d’un décor théâtral". On est dans le décor poétique, où l'image et le thème sont supportés par une forme sans surprise mais bien mise en scène.

Rien à dire, c'est net et sans bavure.

Donaldo


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